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Agriculture. Nouveau succès pour la 13e édition des Samedis fermiers

Adrien Duval proposait une visite commentée de la pépinière. - Agrandir l'image, .JPG 3,35Mo (fenêtre modale)
Adrien Duval proposait une visite commentée de la pépinière.

Il y avait beaucoup de monde le 2 septembre dernier sur le pôle agricole du Passouer pour la nouvelle édition des samedis fermiers. Un moment convivial et animé contribuant à faire évoluer le regard porté sur l’agriculture périurbaine. Un temps nécessaire pour réfléchir à la protection des espaces agricoles et mieux connecter les habitants aux producteurs locaux.

La main verte de la famille Duval

C’est l’histoire d’une famille à la main verte : une mère fleuriste, un père pépiniériste et enfin deux frères, Adrien et Ronan Duval, qui, tout petits déjà, réalisaient des boutures avec leur grand-père. Ils ont appris très tôt à soigner les plantes et surtout à cultiver leur amour pour elles. Samedi, tout au long de la journée, ils ont témoigné des valeurs qui portent leurs projets : une proximité avec les clients et un partage sensible de la connaissance des plantes qu’ils « dénichent » partout entre bord de mer, ville et Brière.

« Toutes les plantes me font penser à quelqu’un dans son jardin »

Carton plein pour la visite commentée de la pépinière ! Au milieu des plantes et des questions, Adrien Duval mêle anecdotes végétales et description de la serre. On apprend que les plantes sont rangées en fonction de leurs besoins en eau, mais on découvre surtout un panel des 1 200 variétés cultivées, tel un cabinet de curiosités : corokie de Nouvelle-Zélande, chêne bleu du Japon, gingembre d’ornement. Ici, on cultive d’abord la différence, avec des plantes originales et résistantes qui « me font toutes penser à quelqu’un dans son jardin », s’amuse Adrien. 

La fierté d’être agriculteur

L’agriculture… une activité méconnue de ses habitants ? Quid des 30 machines agricoles exposées samedi par la Coopérative d’Utilisation des Machines Agricoles Champs et marais, non loin du marché fermier de producteurs locaux du Marché Paysan SOCALI. 21 stands proposent des produits de grande qualité. Pour Jean-Roland Barret, chargé de mission à la Chambre d’agriculture : « Les gens viennent se faire plaisir et acheter. Il y a une fierté pour les agriculteurs d’être ainsi reconnus ». « Et ce n’est pas coutumier dans l’agriculture », précise Isabelle Anton, de Terroirs 44. 

Accueil de qualité et esprit de solidarité

Avec 50 bénévoles se mettant en quatre pour satisfaire petits et grands, ce samedi fermier a été placé sous le signe de la qualité d’accueil. Atelier de bouturage, quiz, karting, poney, mini-ferme… « Il y a beaucoup de choses pour les enfants », se réjouit une famille nazairienne. L’APEI Ouest 44 est aussi de la partie. Pierre-Yves Algier Sauzet, directeur adjoint ESAT, fait goûter le fameux saillotin et présente le travail des adultes en situation de handicap mental. Satisfait de l’esprit de la journée, il apprécie « un public qui prend vraiment le temps d’écouter». 

Déjà la 13ème édition !

Il y a un an, Frédéric Pivault accueillait un samedi fermier. C’était le 4 juin 2016 et avec plus de 1 000 entrées, il reconnaît : « organiser une journée comme ça, c’est du boulot ! ». Sans regret, puisque cet événement a permis de faire connaître son exploitation andréanaise, produisant céréales et légumes. Convaincu de l’intérêt de la manifestation, il a évidemment répondu présent samedi pour la 13ème édition : « C’est important de montrer qu’on est là et qu’à Saint-Nazaire, il n’y a pas que des habitations mais aussi de l’agriculture ». Une véritable découverte pour certains locaux qui reviennent à la ferme profiter de la vente en direct.

Une journée pour valoriser la protection des espaces agricoles

La projection d’un film avec un stand consacré au PEAN de l’Immaculée… quelle bonne idée ! Sur ce secteur, le nombre d’exploitations agricoles a été divisé par 5 en 40 ans. La terre est pourtant le support d’une activité économique vitale autour de Saint-Nazaire. Collectivités (Carene, Département) et agriculteurs y ont donc défini un Périmètre de Protection d’Espaces Agricoles et Naturels : 880 hectares exclusivement réservés à l’activité agricole sur le très long terme. Et beaucoup d’autres actions, comme l’installation de nouveaux agriculteurs ou le maintien de la biodiversité.