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Aïd el Kebir. La Ville de Saint-Nazaire dément les allégations du Front national

Dans un récent communiqué de presse, le Front national de Saint-Nazaire dénonce un «sacrifice de l'Aïd el-Kébir au c?ur d'un gymnase nazairien». La Ville de Saint-Nazaire dément formellement ces allégations selon lesquelles des sacrifices rituels sur des animaux auraient été organisés dans une salle prêtée par elle.

En effet, en France, pour des raisons sanitaires et de bien-être animal, l'abattage rituel est très encadré, et est interdit en dehors des abattoirs.

«La réalité est simple : les représentants du Front national sont des menteurs. Aucun animal n'a bien évidemment été abattu dans l'enceinte d'un gymnase municipal. Encore une fois, ils essayent de diviser les Français. Leur haine déborde et ce sont tous nos compatriotes de confession musulmane qui sont l'objet de leurs mensonges et de leur mépris», affirme David Samzun, le maire de Saint-Nazaire.

Par ailleurs, la Ville de Saint-Nazaire tient à rappeler la législation en vigueur concernant le prêt de salles, fondée sur la Loi de 1905 et les jurisprudences constantes du Conseil d'Etat qui interdisent aux communes de refuser par principe la mise à disposition des lieux à des associations cultuelles. Fort de celles-ci, une salle a bien été louée à une association afin qu'elle puisse organiser cette fête rituelle.

Le maire est garant de l'ordre public et c'est donc au nom de cette responsabilité qu'il apprécie les organisations, les arrêtés de circulation et d'occupation de l'espace public ou les mises à disposition de lieux les plus adaptés aux enjeux.


«S'agissant de la mise à disposition d'une salle, je renvoie les élus du Front national à la lecture des décisions du Conseil d'Etat qui a indiqué à maintes reprises que le refus de principe de prêter ou louer une salle municipale afin de permettre d'accueillir la célébration de la fête de l'Aïd-el-Kebir "porte une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés de réunion et de culte" qui sont un des fondements de notre vie démocratique. Aujourd'hui la religion musulmane et demain les syndicats ou les partis politiques qui n'auraient pas les faveurs du Front national ? Bel avenir ainsi promis à la République Française !», conclut David Samzun, maire de Saint-Nazaire.