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Culture. « Développer le lien entre les habitants et leur théâtre »

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Béatrice Hanin est directrice du Théâtre de Saint-Nazaire depuis janvier dernier.

Directrice du Théâtre de Saint-Nazaire depuis janvier dernier, Béatrice Hanin présente sa première saison à la tête de cette scène nationale. Un nouveau projet artistique qu’elle a voulu « pluriel, rassembleur, créatif et généreux ». Rencontre.

Quel a été votre parcours avant votre arrivée à Saint-Nazaire ? 

J’ai une formation universitaire en histoire de l’art et en muséologie. J’ai donc commencé ma vie professionnelle dans les musées avant de prendre un virage en 2003 en arrivant à la direction du Théâtre Universitaire de Dijon. J’y suis restée neuf ans puis je suis partie à Saint-Étienne-du-Rouvray pour y diriger le Rive Gauche, une scène conventionnée pour la danse. Le fil rouge de ce parcours, c’est la question de la médiation : la rencontre entre les artistes et le public. 

Quelles sont vos impressions après ces premiers mois nazairiens ?  

Je retrouve une qualité de vie que je n’avais plus. Le bord de mer me charme beaucoup, c’était un rêve d’y vivre un jour. Je trouve que Saint-Nazaire a une belle âme : c’est une ville mixte et à taille humaine. On respire ! 

Pouvez-vous nous présenter les temps forts de cette nouvelle saison ? 

Une fois n’est pas coutume, la saison théâtrale va commencer au cinéma le 29 septembre. Ce sont deux mondes qui ont beaucoup de choses à se dire. Le documentaire de Daniel Cling nous rappelle avec force les enjeux mais aussi la fragilité de la décentralisation théâtrale qui fête cette année ses 70 ans.

Autre temps fort symbolique : Saut-de-Mouton fin octobre. C’est la première fois que le théâtre ouvre ses portes pendant les petites vacances avec du théâtre, de la danse, des ciné-concerts… Le 16 mars, P.A.N.G ! proposera des formes performatives dans tous les espaces du théâtre.

Nous terminerons la saison avec notre chorégraphe associée, Nathalie Pernette, qui dansera La Figure du baiser au Jardin des Plantes. Un rendez-vous bucolique et romantique. 

Comment réussissez-vous à concilier une programmation audacieuse et les attentes du public ? 

On ne répond jamais complètement à toutes les attentes car elles sont multiples et parfois même inconnues. Il faut être très honnête dans la communication avec les spectateurs, en les prévenant lorsque c’est une proposition plus pointue. Et il est nécessaire de trouver un équilibre entre des rendez-vous découverte et d’autres plus rassurants pour le public. 

Quels sont les défis à relever dans les prochaines années ? 

Il y en a beaucoup ! L’un des principaux défis sera de réussir à maintenir les financements publics pour continuer à porter le projet à la même hauteur. Sur le plan artistique, l’enjeu est aussi de s’ouvrir aux propositions internationales. Enfin, il faudra aller chercher de nouveaux publics et continuer à développer ce lien presque amoureux entre les habitants et leur théâtre. 

Renseignements au 02 40 22 39 38 ; www.letheatre-saintnazaire.fr