Football. Les filles du Snaf visent le haut niveau

Match amical entre le Snaf et le FC Bouaye. (©Ville de Saint-Nazaire - Christian Robert) - Agrandir l'image, .JPG 217Ko (fenêtre modale)
Match amical entre le Snaf et le FC Bouaye. (©Ville de Saint-Nazaire - Christian Robert)

Elles sont aujourd’hui une centaine de filles à suivre les entraînements de football au Snaf, dans six catégories. La pratique féminine se développe depuis quelques années avec du plaisir mais aussi de sérieux objectifs, comme celui d’atteindre le plus haut niveau de la ligue.

Le regard déterminé, mais l’air un peu timide en voyant notre appareil photo, les footballeuses du Snaf, Saint-Nazaire Atlantique Football, arrivent les unes après les autres sur le terrain. Il est 19h ce jeudi et l’entraînement avec Sébastien Bizolon va commencer. "J’aime jouer collectivement et aller au bout de mes efforts, explique Sarah Gilard, 16 ans, en senior féminine depuis deux ans. Cela fait deux saisons qu’on est une équipe et ça paie. On est championnes départementales en U18 et en senior."

Comme toutes les joueuses, Sarah s’entraîne deux fois par semaine. Mais elle participe aussi aux entraînements des U18, qui ont son âge. Le football, c’est une passion à laquelle elle se consacre depuis 10 ans. "Mes parents me suivent dans mes déplacements. Personne ne faisait de foot dans ma famille. Je veux aller le plus haut possible, tout en passant mon bac pro logistique."

Des joueuses pétries de talent

Sébastien Bizolon a justement de l’ambition pour le pôle féminin du Snaf, dont il est le responsable depuis deux ans et demi. "Jérôme Ameline (Ndlr : l’ancien président du club) m’a demandé d’atteindre le niveau semi-professionnel D2F au plus vite et DH dans les cinq ans, objectifs confirmés par le nouveau président Mathieu Baholet." Depuis la fusion du SNOS football et du Stade nazairien en 2014, le développement du football féminin fait partie des priorités, tout comme le haut niveau des garçons et le maintien des équipes jeunes. "On est à deux niveaux du meilleur niveau régional, je suis sûr qu’on est sur les bons rails", ajoute Sébastien Bizolon, confiant.

Une centaine de joueuses semblent partager cet engouement. La Nantaise Sandy Bennacer, 27 ans, a rejoint le club l’année dernière. "C’est dur d’arrêter, même avec l’âge. Ici, il y a un bon niveau. Les petites, elles ont du talent", se réjouit la jeune femme issue d’une famille de footballeurs. Sébastien Bizolon acquiesce et leur reconnaît de grandes qualités d’investissement. Mais les inscriptions des filles restent toujours moins nombreuses que celles des garçons (700 licenciés). "Elles n’osent pas jouer au foot aussi jeunes que les garçons. A nous de les guider, leur donner des compétences techniques et tactiques, et de dédramatiser le contact avec le ballon. On essaie de valoriser ce qu’elles font bien. C’est important de transmettre le goût de l’effort et les mêmes règles pour toutes, basées sur le respect." Les matches officiels ont repris le 10 septembre. Sébastien Bizolon pense déjà à la Coupe du monde féminine qui aura lieu en France en 2019. "Le stade le plus proche sera en Bretagne. Il y a un tournant à prendre."