- Environnement, Economie, Concertation

La CARENE, en «vert» et avec tous !

Pour sa première édition, la Biennale de la transition écologique, organisée par la CARENE, voit grand. Le 18 octobre, associations, entreprises, élus, partenaires institutionnels et grand public sont invités à débattre ensemble pour lutter contre les effets du changement climatique.

La transition est déjà en marche, les solutions s’appliquent et se testent sur le terrain. Quelques exemples parmi tant d’autres sur le territoire de la CARENE.

Ils trouvent des solutions

A Pornichet, on travaille avec les insectes

«On travaille en protection biologique intégrée avec des insectes appelés «auxiliaires» qui vont venir manger les pucerons par exemple. Nos haies bocagères attirent aussi les insectes. Ça favorise la biodiversité et ça nous permet de lutter contre les nuisibles.» La commune de Pornichet n’utilise plus aucun pesticide pour gérer ses espaces verts. Mais elle pousse la démarche un peu plus loin en utilisant par exemple des pots biodégradables, en faisant pousser localement de plus en plus de plantes dont des espèces du bord de mer et en développant l’éco-paturage.

A Saint-Joachim, on produit plus qu'on ne dépense

«Au départ on n’était pas sur une démarche énergétique particulière. On cherchait à faire des économies, à trouver de nouvelles recettes. On s’est rendu compte qu’on dégageait des marges qui nous ont permis d’améliorer nos bâtiments tout en améliorant notre impact environnemental». La commune de Saint-Joachim a mis en place une politique d’économie d’énergie à l’échelle de la commune. Tous les bâtiments publics sont dotés de panneaux photovoltaïques qui produisent plus que ce dont ont besoin les bâtiments communaux. Les lampadaires sont éteints la nuit (40 % d’économie).

AA Saint-Nazaire, on innove dans les énergies marines

"La transition écologique c’est une nécessité et une formidable opportunité. C’est un terrain idéal pour innover et ça va créer de nouveaux métiers, de nouvelles activités et donc de nouvelles entreprises.» Geps Techno développe des systèmes de production d’énergie marine destinés à assurer une autonomie en mer. La société, créée à Saint-Nazaire en 2011, commercialise notamment une bouée de mesure en mer qui produit sa propre énergie grâce au mouvement des vagues. Elle a mis au point un système de stabilisation de navire qui permet de produire de l’électricité utilisable à bord."

A Saint-André, on partage les jardins

« Il faut que ce genre de projet existe de plus en plus. Beaucoup de gens peuvent aspirer à avoir ce genre de jardin partagé comme celui que la commune de Saint-André-des-Eaux a mis à notre disposition. Le jardinage c’est du plaisir,c’est du bio et c’est de l’huile de coude. On travaille comme ça avec le sourire.» Les adhérents de l’association Les Petits Jardins de Saint-André-des-Eaux s’engagent à utiliser des techniques de jardinage respectueuses de l’environnement en cultivant les quinze parcelles mises à disposition par la mairie.

Les céréales bio d’Alain

"La transition écologique, pour moi ça passe par le fait que chacun se prenne en charge. La première personne qui peut avoir une influence sur les produits du futur, c’est le consommateur. C’est à nous de faire des choix, les industriels suivront." Alain Parise est professeur de sport. A la tête de l’association «Au jardin de Forges», il œuvre à la conservation des semences principalement autour du blé. L’association en cultive plus de 350 types différents sur un terrain de plusieurs hectares à Saint-Nazaire. On y trouve aussi 65 variétés de tomates.

Pascale Hameau : "Créer une émulation, donner envie "

Qu’est ce qui a motivé la création de ce nouveau rendez-vous autour des enjeux écologiques ?

Ce rendez-vous était un engagement du président David Samzun. La transition écologique, et plus largement le développement durablesont en effet des axes de travail importants pour la collectivité.

Et quel est l’objectif de cette biennale?

Depuis 2014, nous avons réalisé des diagnostics et lancé des expérimentations pour pouvoir définir une feuille de route. Notre stratégie dedéveloppement des énergies renouvelables est prête avec l’objectif d’atteindre 24 % de production locale. La biennale doit aujourd’hui créer une émulation pour amplifier et partager le plus largement possible ce programme.

Où en êtes-vous dans l’application de ce programme ?

La démarche d’écologie industrielle avec le projet de réseau de chaleur sur la zone industrielle portuaire a démarré. Nous accompagnons les communes qui s’engagent dans le photovoltaïque (1). Deux études sont en cours pour des chaufferies bois dans les piscines de Donges et Saint-André-des-Eaux. La plate-forme éco-rénove pour l’habitat est complètement opérationnelle et nous avons prévu un important volet Climat énergie dans le futur plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi). Enfin, la CARENE s’est investie dans le projet SMILE qui vise à développer des réseaux électriques intelligents... Cette dynamique s’inscrit dans la lignée de la COP 21 et a déjà valu à la CARENE, Saint-Nazaire et Saint-Joachim d’être reconnus, en 2015, Territoires à énergie Positive pour la Croissance Verte par le ministère de l’Environnement, de l’énergie et de la mer.


1. Besné, Montoir-de-Bretagne, Saint-Nazaire, Saint-Joachim sur des bâtiments communaux (gymnases...).

Roland Jourdain soutient les nouveaux explorateurs

Depuis 2013, le fonds de dotation Explore créé par Roland Jourdain basé à Concarneau, soutient les projets des «nouveaux explorateurs». Une initiative philanthropique du navigateur qui fera escale à Saint-Nazaire pour prendre la parole lors de la biennale de la transition écologique.

«Je suis venu à la course au large d’abord pour le goût des grands espaces, celui de la compétition ayant émergé par la suite. Et mes différents tours du monde m’ont amené à réfléchir sur notre modèle: alors que la planète rétrécit, nous continuons de développer à outrance, sachant qu’un jour ou l’autre, il faudra se débrouiller avec ce qui reste dans les cales.

Après les grands explorateurs, il est donc temps de soutenir les «nouveaux» explorateurs, c’est-à-dire ceux qui vont nous aider à comprendre les écosystèmes, ainsi que les «petits» qui peuvent dès aujourd’hui changer notre quotidien.

La recherche sur les bio-matériaux a ainsi ouvert la voie d’Explore qui ne cesse de grandir depuis, car connecté à un monde qui bouge très vite. Comprendre, innover, trouver des solutions, sensibiliser le plus grand nombre...

L’idée est de montrer que d’autres modèles sont possibles, notamment dans le collaboratif. C’est pourquoi Explore sert aussi de base arrière pour ses explorateurs qui sillonnent le monde, et dont les projets scientifiques peuvent se nourrir les uns des autres. Grâce à des donations qui peuventaller de 1.000 € à 100.000 €, la plate-forme va rapidement s’étoffer et gagner de nombreux horizons... Sans objectifs à atteindre, car pour faire un monde meilleur, il n’y a aucune ligne d’arrivée.»