- Culture

Meeting. Le festival littéraire se tourne "vers l'avenir"

Chaque année, Meeting rassemble à Saint-Nazaire écrivains, lecteurs, traducteurs, critiques et éditeurs. Cette 15e édition coïncide avec les 30 ans de la Maison des écrivains étrangers et des traducteurs (Meet). Rendez-vous du 16 au 19 novembre dans la base sous-marine.

La Meet a été créée en 1987 avec la volonté de maintenir à Saint- Nazaire la présence de la littérature du monde entier. Depuis, trente ans de projets sont passés, alternant travail éditorial, résidence d’écrivains, attribution de prix littéraires et actions pédagogiques auprès des lycéens ligériens.

Pointe visible de cet iceberg, Meeting constitue l’événement phare de la Maison avec pour constante la mise en valeur de deux littératures étrangères. Cette année, le Pérou et le Portugal seront à l’honneur des quatre jours de rencontres internationales et d’animations littéraires à Saint-Nazaire. 

L’avenir en question 

Autour d’une trentaine d’intervenants et d’écrivains français et étrangers, Meeting est tout sauf un salon du livre figé. Parce que la littérature est vivante, tables rondes, débats et projections de films s’enchaîneront autour thème retenu cette année : « Vers l’Avenir ». Les lecteurs aiment parler aux auteurs. Meeting offre le temps nécessaire à des ren- contres de qualité et valorise ainsi la dimension humaine. Les auteurs invités le sont d’ailleurs plutôt pour la richesse de leurs contributions que pour leur actualité éditoriale. Saint-Nazaire, la littéraire 

Pour célébrer l’anniversaire de la Meet, l’édition d’un livre de textes bilingues et de photographies, intitulé « Saint-Nazaire est littéraire », complètera l’événement. Proposant un ensemble de textes écrits pour ou à Saint-Nazaire depuis une tren- taine d’années, on y retrouvera, entre autres, Gustave Flaubert, Blaise Cendras et Jules Verne. Pour Patrick Deville, directeur de la Meet, qui signe la préface : « les ports de mer attirent les écrivains comme le phare appelle à lui la tempête ». 

Patrick Deville, l’Estuaire et le reste du monde

Patrick Deville a déjà écrit de nombreux romans. Pour Peste et Choléra, il a reçu en 2012 le prestigieux Prix Femina. Son dernier opus, Taba-Taba a marqué la rentrée littéraire. Ce roman monumental est le pivot d’un projet littéraire, à travers l’Histoire et les continents, qui comptera au final 12 livres. Nourri d’archives familiales et de recherches documentaires, Taba-Taba mûrit depuis son enfance brévinoise.

 Jamais, je n’aurais pu m’embarquer dans un tel projet avant, je l’aurais raté ,

explique Patrick Deville. Il fallait avoir acquis la maîtrise absolue des espaces et des temps, de 1860 à nos jours et d’un continent à l’autre. Patrick Deville est maintenant prêt «à repartir pour un tour du monde dans l’autre sens ». 

Taba-Taba, Editions du Seuil, 17 août 2017, 432 pages