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Rodéos urbains. L’action de Saint-Nazaire et des villes de l’Ouest

Christian Brochard, adjoint au maire de Rezé ; Pascale Corre, adjointe au maire de Vannes ; Sylvie Grondin, adjointe au maire de Saint-Brieuc ; Yann Guevel, adjoint au maire de Brest ; Pascal Lefebvre, adjoint au maire de la Roche-sur-Yon ; Xavier Perrin - Agrandir l'image, .JPG 1,79Mo (fenêtre modale)
Christian Brochard, adjoint au maire de Rezé ; Pascale Corre, adjointe au maire de Vannes ; Sylvie Grondin, adjointe au maire de Saint-Brieuc ; Yann Guevel, adjoint au maire de Brest ; Pascal Lefebvre, adjoint au maire de la Roche-sur-Yon ; Xavier Perrin, adjoint au maire de Saint-Nazaire, Dominique Talladec, adjoint au maire de Saint- Herblain et Lionel Edmond de la Direction de la tranquillité publique de la Ville de Nantes (©Ville de Saint-Nazaire)

Source de dangerosité et de nuisances importantes pour la population, les rodéos motorisés en ville concernent de nombreux territoires. Saint-Nazaire n’y échappe pas. Pour lutter contre ce phénomène qui pollue la tranquillité publique et porter le sujet au niveau national, onze villes de l’Ouest ont élaboré un plan d’actions.

Bruits de moteurs continus pendant des heures, courses de vitesse et acrobaties au milieu des quartiers, les rodéos motorisés représentent un enjeu de sécurité et de tranquillité publique. Les élus de Saint-Nazaire et une dizaine de communes de l’Ouest de la France prennent ce problème très au sérieux. Malgré des saisies et des destructions de véhicules par les forces de l’ordre, les élus se reconnaissent vite démunis pour lutter contre les rodéos. C’est pourquoi ils interpellent le ministre de l’intérieur et demandent une évolution du cadre législatif.

Créer un délit de rodéo

"Nous constatons une absence de réponse législative satisfaisante", déplore Xavier Perrin, adjoint au maire de Saint-Nazaire à la tranquillité publique. "Le policier peut sanctionner certaines infractions routières comme un défaut de port de casque", explique Lionel Edmond, directeur de la tranquillité publique de Nantes, "mais cela ne résout pas le problème. Nous demandons la création d’un délit de rodéo." Il s’agit donc de porter ce débat devant le parlement et auprès du ministre de l’Intérieur, notamment pour qu’il soit pris en compte dans le cadre de la police de sécurité du quotidien. 

Des actions complémentaires contre l’insécurité et l’impunité

Depuis plusieurs mois, à l’initiative de Saint-Nazaire, les élus de l’Ouest ont mis en commun leurs solutions pour agir le plus efficacement possible contre cette délinquance. De la prévention à la répression en passant par l’aménagement urbain, le plan recense divers leviers que chaque collectivité pourra utiliser selon ses problématiques. "Il faut associer les habitants dans le recueil d’informations et de nombreux acteurs tels que la police municipale et nationale, les bailleurs sociaux et les urbanistes", souligne l’adjoint au maire de Brest Yann Guevel. "C’est un long travail qui se fait dans le respect d’un Etat de droit." Mieux que des interventions à chaud, c’est ce long travail que les élus veulent mettre en lumière auprès de la population.

Les onze villes de l’Ouest mobilisées

  • Saint-Nazaire
  • Brest
  • La Roche-sur-Yon
  • Le Mans
  • Lorient
  • Nantes
  • Rennes
  • Rezé
  • Saint-Herblain
  • Saint-Brieuc
  • Vannes

Le plan d’actions

  1. Actions éducatives et de prévention (scolaires, centres sociaux)
  2. Mobilisation des bailleurs sociaux pour localisation des véhicules et saisie 
  3. Usage des pouvoirs de police du Maire (rappels à l’ordre, interdiction de la circulation de mini motos)
  4. Aménagements urbains
  5. Participation citoyenne (conseils de quartiers, rencontres)
  6. Mode d'intervention de la Police nationale et de la Justice (cellule d’investigation et d’intervention dédiée aux rodéos dans chaque commissariat, observatoire local de la tranquillité publique)
  7. Mobilisation des outils techniques (caméras, réseaux sociaux)