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Instants patrimoine #14. Deux édifices de la ville classés monuments historiques !

Église Sainte-Anne © Yves Guillotin. Inventaire du patrimoine - Région Pays de la Loire - Agrandir l'image, .JPG 413Ko (fenêtre modale)
Église Sainte-Anne © Yves Guillotin. Inventaire du patrimoine - Région Pays de la Loire

L’État vient d'inscrire deux édifices de Saint-Nazaire au titre des monuments historiques. Cette protection vient ainsi reconnaître l’importance et la qualité de la reconstruction de la ville, et lui donne une reconnaissance nationale.

Église Sainte-Anne

Cette église voit le jour à la fin des années 1950, dans le quartier du Soleil Levant, en remplacement d’une chapelle détruite du quartier de la Matte, lieu de transfert de la nouvelle gare. La façade est ornée d’une mosaïque dessinée par Paul Colin, grand affichiste du 20e siècle. Intitulée L’hymne au travail, elle représente des scènes de construction navale. Ce sont les techniques de mise en œuvre du béton qui composent le décor des parois brutes : coffrages visibles en jeu de carrés réguliers ou dessin des planches sur les parois. Le campanile de 39 mètres fait référence aux premiers édifices chrétiens sans clocher.

Les vitraux dessinés par Serge Rezvani et posés par l’atelier Jean Barillet forment un ensemble important. Les dalles de verre varient en forme et en couleur : teintes chaudes pour la nef, bleu et jaune pour la verrière haute, enfilades horizontales avec un bleu azur pour la chapelle nord. Artiste multiforme, Rezvani est surtout connu aujourd’hui en tant que compositeur de chansons célèbres comme Le tourbillon de la vie. 

La Soucoupe Roger Vissuzaine, architecte, Albert Audias paysagiste.

Invitée par le MRU (ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme) à solder ses créances en dommages de guerre avant la fin 1962, la Ville décide en 1960 de créer une grande salle multidisciplinaire. Situé sur les espaces conquis du Grand Marais, l’équipement marque le développement urbain vers l’ouest. Le projet se veut moderne et novateur. Il propose une architecture sous forme de calotte sphérique inclinée, d’une surface de 1 600 m2 . Cela n’est possible que grâce à l’utilisation du béton armé et de la technique dite « en voile de béton » qui permet de répartir le poids de la structure sur la coque autoportante. La Soucoupe repose sur 166 pieux. Son poids est estimé à 9 000 tonnes. À la manière d'un sandwich, la couverture est réalisée à partir de différents matériaux positionnés par couches assurant chacune une fonction déterminée : structure porteuse, isolation thermique, isolation phonique, étanchéité. Architecture avant-gardiste, la Soucoupe de Saint-Nazaire est aujourd’hui un véritable patrimoine.