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Instants patrimoine #4. Deux halles, deux histoires…

Les Halles de Saint-Nazaire - Agrandir l'image, .JPG 251Ko (fenêtre modale)

Saint-Nazaire possède deux halles couvertes. Elles sont des patrimoines du quotidien, fréquentées par des milliers de personnes chaque année.

Les halles centrales

Les halles et les deux immeubles qui les entourent forment un des ensembles les plus caractéristiques de la Reconstruction. En mai 1948, l'architecte Claude Dommée est chargé de la réalisation du nouveau marché. Les auvents nervurés de plus de 7 mètres de portée et la couverture constituée par des voutes de béton créent un effet puissant. 4 000m² sont couverts d’une seule volée sans supports intermédiaires. L’ouvrage est conçu de telle manière que dans un sens, l’œil découvre une voute pleine et dans l’autre, une verrière.

Tour de passe-passe ? Habileté d’une recherche architecturale, très maitrisée, qui permet de gérer l’éclairage naturel selon les nécessités du lieu. La lumière des halles ne vient que du nord évitant au soleil de réchauffer les étals, garantissant ainsi une meilleure conservation des denrées alimentaires. L’architecture bio climatique avant l’heure…

Les halles de Méan-Penhoët

Ces halles sont en fait les anciennes halles du centre-ville. Construites en 1877, elles s'élevaient vers l’actuel lycée Notre Dame. Vaste armature métallique, le bâtiment est caractéristique du style dit "Baltard" du nom du concepteur des immenses halles parisiennes. Au début des années 1930, la municipalité songe à reconstruire des halles centrales plus vastes. Les anciennes sont alors démontées et installées à Méan-Penhoët.

Les deux halles nazairiennes sont de beaux témoignages de l’histoire des marchés. Les produits souvent locaux qu’elles abritent sont aussi d’autres formes de patrimoine --- gustatifs cette fois-ci. Gourmands ? non amateurs de patrimoine. nous voilà tout excusés…