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Musique. Paul Colomb, violoncelliste rêveur

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Crédit photo : lusankarproductions

Musicien accompli et violoncelliste de talent, Paul Colomb a fait ses premières armes au Conservatoire de Saint-Nazaire. Il vient d’enregistrer son premier clip "Mirage", où l’esthétique se mêle au fantastique dans des lieux emblématiques de la cité portuaire. Interview.


Quel est votre parcours ?

J’ai commencé le violoncelle à l’école de musique de Guérande puis j’ai poursuivi au Conservatoire de Saint-Nazaire jusqu’à mon bac. Le conservatoire, c’était un peu la maison. J’y restais des journées entières, je connaissais beaucoup de monde. J’avais des professeurs bienveillants, en particulier ma professeure Cécile Grizard. C’est important d’avoir ce cadre positif.

J’ai fait une troisième CHAM collège Jean Moulin de Saint-Nazaire, ainsi qu’un bac option musique « lourde » au Lycée Aristide Briand. J’ai ensuite fait deux ans au Conservatoire de Nantes avant d’intégrer la Haute Ecole de Musique de Lausanne, dans la classe de François Salque. J’ai également pris de nombreux cours avec Frédéric Deville, violoncelliste tout terrain.

Comment en êtes-vous arrivé à la carrière de violoncelliste professionnel ?

J’avais une vie musicale très remplie au lycée. L’envie de poursuivre dans cette voie se faisait sentir. Nous étions plusieurs du même âge à nous poser la question de savoir si nous souhaitions poursuivre professionnellement dans la musique. certain.es ont ouverts la voie avant nous, ça m’a motivé pour tenter l’aventure.

Quel est votre univers musical, quelles sont vos inspirations ?

J’adore bien sûr le répertoire classique et également la musique contemporaine, sa recherche sonore, son audace. J’ai écouté beaucoup de musique électronique, de trip-hop, un peu de rock, et également de nombreuses musiques du monde. J’essaie d’imiter ces sonorités, ces rythmiques, ces climats, au violoncelle. Le violoncelle est un instrument qui peut faire énormément de sons différents.

Quels sont vos liens avec Saint-Nazaire, que ressentez-vous pour cette ville ?

J’adore cette ville, j’y ai déambulé des journées entières au collège et lycée. Habitant à Guérande, je ne pouvais pas rentrer facilement chez moi, donc je me promenais entre mes cours, mes répétitions… Je la trouve belle, les quartiers du Petit Maroc et de la base sous-marine sont incroyables. C’est une ville « mal-aimée » (de moins en moins d’ailleurs), qui mérite d’être découverte.

La vie culturelle de Saint-Nazaire a toujours été très riche, entre le théâtre, le VIP, le LiFE, à l’époque, le festival Consonances, Les Escales…

Où en êtes-vous aujourd’hui, quels sont vos projets à venir ?

Je vais sortir un EP, « Bleue », fin 2020 dans lequel mon clip « Mirage » s’inscrit. Cet EP a été réalisé par Grégoire Vaillant, ancien lycéen d’Aristide Briand, aujourd’hui compositeur nantais. Le réalisateur du clip, Benjamin Petit, est un nazairien d’origine. Nous nous sommes rencontrés à Jean Moulin et avons à l’époque monté un groupe ensemble.

Je collabore par ailleurs avec de nombreux artistes. Je devais au printemps accompagner le comédien Jean-Louis Trintignant aux côtés de Daniel Mille, accompagner la chanteuse Nathalie Dessay sur son projet « Nougaro » ainsi que Sandra Nkake dans son trio acoustique.

J’ai également créé, avec la violoncelliste Michèle Pierre, le Duo Brady, avec lequel nous venons d’enregistrer notre premier disque, qui sortira après l’été.

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