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Transition écologique. Préserver le patrimoine arboré

Un arboretum a pris place sur le site de l’étang de Turbé. - Agrandir l'image, .JPG 233Ko (fenêtre modale)
Un arboretum a pris place sur le site de l’étang de Turbé.

Avec plus de 250 essences recensées sur son territoire, la ville de Saint-Nazaire jouit d’un patrimoine arboré riche et diversifié. Son objectif : préserver cette nature urbaine et garantir aux habitant∙es un cadre de vie de qualité.

« La nature en ville est au cœur des enjeux contemporains. En assurant des services écologiques majeurs tels que la constitution d’îlots de fraîcheur ou la captation de carbone, les arbres contribuent à l’amélioration de la qualité de vie en zone urbaine. Privés ou publics, ils sont un bien commun » indique Christophe Cotta, adjoint au maire chargé de l’urbanisme.

Réussir la transition écologique

Labellisée Cit’ergie en janvier 2020, la collectivité est engagée dans une dynamique de développement équilibré qui vise à aménager et construire durablement à Saint-Nazaire. En octobre dernier, elle a signé la Charte de la qualité et de la transition écologique avec l’ensemble des acteurs privés et institutionnels intervenant dans la fabrique de la ville. « Nous nous sommes fixé des objectifs ambitieux en termes de production de logements confortables et performants, qui répondent aux exigences de la transition écologique telles que la préservation de la biodiversité et des ressources naturelles » rappelle l’élu.

Un principe de compensation

Afin de préserver le patrimoine arboré du territoire, la municipalité a mis en place des outils, notamment dans le cas d’opérations immobilières. Par voie de convention, signée entre la Ville et le promoteur, un principe de compensation devra s’appliquer lorsqu’un ou plusieurs arbres ne pourront être préservés pour les besoins du projet. Il s’agit en effet de ne pas opposer renouvellement urbain et préservation des arbres mais bien de concilier les deux objectifs.

Cette compensation ne repose pas sur un principe quantitatif – on abat un arbre, on replante un arbre – mais sur une valorisation financière des arbres basée sur l’âge, l’essence ou encore l’importance dans le paysage. Le porteur de projet doit verser la somme estimée à la collectivité qui s’engage en retour à planter des arbres sur un terrain adjacent, ou sur un site qui présente un intérêt environnemental. La collectivité peut aussi utiliser cette somme pour entretenir la biodiversité existante qui, en zone urbaine, nécessite davantage d’entretien.

Vers une évolution du PLUI

A l’horizon 2022, une modification du plan local d’urbanisme intercommunal (PLUI) permettra de renforcer le classement de certains arbres à préserver sur l’ensemble du territoire, sur le foncier public comme sur les terrains privés.

La charte de la qualité et de la transition écologique est consultable en ligne