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Trois Nazairiennes solidaires sur trois continents différents

La Nazairienne Camille Cheval, atteinte de sclérose en plaques, parcourt la Nouvelle-Calédonie, le Vanuatu et la Thaïlande pendant six mois et délivre un message d'espoir. - Agrandir l'image, .JPG 1,02Mo (fenêtre modale)
La Nazairienne Camille Cheval, atteinte de sclérose en plaques, parcourt la Nouvelle-Calédonie, le Vanuatu et la Thaïlande pendant six mois et délivre un message d'espoir.

Camille Cheval, Maïlys Viaud et Léa Chaptel ont obtenu la bourse jeunes Nazairiens solidaires de la Ville de Saint-Nazaire pour concrétiser des projets à l’international. Zoom sur leurs expériences en Océanie, en Afrique et en Asie.

Camille Cheval, road trip sur le thème de la sclérose en plaques

A 20 ans, Camille Cheval s’est lancée dans une mission de sensibilisation à la sclérose en plaques, dite SEP. Elle-même porteuse de la maladie, elle voyage à l’autre bout du monde depuis le mois de décembre pour délivrer un message d’espoir : "C’est possible de voyager avec la sclérose en plaque", affirme-t-elle, "et bien plus : en parler et en échanger via les réseaux sociaux."

La jeune femme a découvert sa maladie à l’âge de 19 ans ce qui l’a empêchée de poursuivre son orientation vers le métier de gendarme. Elle a donc décidé de réaliser son rêve de road trip en partenariat avec l’association Arsep, une fondation pour l’aide et la recherche sur la sclérose en plaque.

Aujourd’hui en Nouvelle-Calédonie, elle dit se sentir bien : "J’oublie même de temps en temps que j’ai la SEP. Etre loin nous oblige à devoir être fort et à aller bien." Pourtant Camille Cheval a connu quelques aléas. Après un premier séjour en Nouvelle-Calédonie en décembre et janvier, puis une semaine au Vanuatu sur l’île d’Efate, elle s’est sentie fatiguée en Thaïlande, notamment à cause de la sclérose en plaque et d’un petit séjour à la clinique pour une infection de l’estomac.

De retour en Nouvelle-Calédonie, la Nazairienne reste très enthousiaste sur son périple : "Je rencontre des personnes formidables, j’apprends et découvre beaucoup de nouvelles choses."

Retrouvez son parcours ici : https://linktr.ee/camcvl

Maïlys Viaud, de retour du Sénégal et du Togo

Titulaire d’un BTS Gestion et protection de la nature, Maïlys Viaud revient d’un projet solidaire en Afrique. Elle a passé un mois et demi au Sénégal avec l’association Espoir Enfants Diofor, puis deux mois et demi au Togo avec l’association Zion’Gaïa. Des voyages riches de nouveaux visages, paysages et saveurs...

La mission au Sénégal consistait à proposer des activités avec des enfants de 3 à 5 ans, dans un centre communautaire, équivalent des écoles maternelles françaises. Une expérience à la fois riche et difficile : "Il a fallu que nous mettions en place des rituels avec les enfants. C’était compliqué de leur expliquer les consignes car ils parlaient uniquement sérère*." Le choc des cultures fut brutal pour l’étudiante nazairienne : "Pour se faire respecter, les adultes effraient les enfants, une forme de violence compliquée à gérer pour moi."

Le séjour togolais, dans une ferme en permaculture, a beaucoup plu à la jeune femme. "Nous avons participé à la construction d’une cabane sur pilotis, aux récoltes de maïs ou d’igname, ainsi qu’à la préparation d’un nouveau potager." Vivre sans électricité, ni eau potable, a permis à la bénévole de se "concentrer sur l’essentiel". Elle garde en mémoire de belles rencontres : "La population locale m’a appris à relativiser et à garder le sourire." Autant de découvertes qui donnent envie à Maïlys Viaud de reprendre des études dans l’animation socioculturelle et socio-éducative et de continuer à voyager.

*Le sérère est la langue des Sérères, 3e ethnie du Sénégal

Léa Chaptel, en stage infirmier au Vietnam

Léa Chaptel a choisi le Vietnam pour effectuer son stage de 2ed’année en études d’infirmière, un projet qu’elle a construit pendant six mois avec quatre étudiantes de sa promotion. Depuis fin mars, ces "Blouses Trotteuses" logent dans un orphelinat de Long Thanh et découvrent plusieurs services de l’hôpital local situé à une heure de route de Ho Chi Min Ville.

"Il y a eu une courte période d’observation, puis nous avons rapidement pu exercer selon les méthodes vietnamiennes dans les services de chirurgie, d’urgences, de stérilisation, de maternité et au sein du laboratoire. Nous terminons notre stage à la crèche de l’orphelinat." L’infirmière adapte sa pratique aux savoir-faire locaux, en particulier une prise en charge des patients et une gestion de la douleur différentes. "Le bouddhisme est très présent ce qui explique certaines actions dans le cadre des soins".

La jeune femme se réjouit de pouvoir partager les cultures avec les habitants. Elle a d’ores et déjà visité le Delta du Mékong et les villes de Da Lat et Mui Né. "C’est un pays magnifique, riche de nombreux paysages. Les gens sont très accueillants et serviables." Léa Chaptel souhaite consacrer sa dernière semaine sur place à la découverte du nord du pays. Elle rêve déjà d’expériences humanitaires une fois diplômée.