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Politiques sociales. Des ateliers pour les fabriquer

Au Carrefour des solidarités, David Samzun, maire de Saint-Nazaire, Régine Le Bail, adjointe en charge de la Cohésion sociale, Saïd Merniz, conseiller municipal aux Politiques intergénérationnelles et personnes âgées, lancent la Fabrique des Polit - Agrandir l'image, .JPG 174Ko (fenêtre modale)
Au Carrefour des solidarités, David Samzun, maire de Saint-Nazaire, Régine Le Bail, adjointe en charge de la Cohésion sociale, et Saïd Merniz, conseiller municipal aux Politiques intergénérationnelles et personnes âgées, lancent la Fabrique des Politiques sociales. (©Ville de Saint-Nazaire - Martin Launay)

Quelles politiques socialesà Saint-Nazaire ? Quels leviers ? Pour quelles actions ?Et comment les mettre en ?uvre ?

Telles sont les questions posées par la Ville et son CCAS, Centre Communal d'Action Sociale, dans le cadre de la Fabrique des politiques sociales, un rendez-vous innovant ouvert aux divers acteurs et personnes accompagnées.

Poser un diagnostic partagé et faire émerger des solutions en matière sociale, tel est l'objet de la Fabrique. Lancée par la Ville de Saint-Nazaire au Carrefour des solidarités, cette dynamique invite à la réflexion à la fois les acteurs sociaux, partenaires institutionnels et associations, mais aussi les habitants eux-mêmes. Un prestataire accompagnera la Ville pour animer des ateliers. L'idée est d'être pragmatique.

Pour ouvrir les débats, une grande réunion aura lieu en février prochain : elle présentera le portrait des réalités sociales du territoire nazairien, mais aussi l'évaluation du schéma communal d'action sociale. À partir de ces éléments (Quels sont les besoins sociaux ? Comment y a-t-on répondu jusqu'à présent ?), chacun pourra participer à des ateliers de mars à mai 2017, autour de cinq thèmes apparus comme majeurs.

Parmi ces thèmes : le vieillissement. La population âgée a augmenté de 18 % entre 2008 et 2013 et 55 % des plus de 80 ans vivent seuls. Ces chiffres, bien supérieurs aux moyennes nationales et aux villes comparables, posent notamment la question du maintien à domicile et du logement. « Des pistes comme des repas ouverts à la fois à des enfants inscrits en crèche et à des personnes âgées peuvent être étudiées, ou encore la perspective de création de foyers intergénérationnels », suggère l'élue à la Cohésion sociale Régine Le Bail.

Il s'agira également de mieux répondre aux besoins des publics en grande précarité et de ré échir à l'accueil des demandeurs d'asile et des réfugiés. Ajustement des aides ? Cours d'alphabétisation ? Aide à la gestion de son budget ? Les idées constructives sont les bienvenues. Autres enjeux forts : ceux du mal-logement et des solidarités.

« Comment aller au-devant des personnes fragiles ? Comment répondre à leurs besoins sociaux ? Le CCAS a toute sa place pour aider les personnes et impulser des solutions concrètes avec les autres acteurs sociaux sur Saint- Nazaire. »





Trois questions à Régine Le Bail, adjointe en charge de la Cohésion sociale, des solidarités en faveur des familles, des personnes fragilisées et des personnes âgées.

En quoi la Fabrique des politiques sociales est-elle innovante ?

Pour cette équipe municipale, nos politiques publiques ne se limitent pas à des investissements lourds. Notre ambition est de lancer ces rendez- vous avec la volonté, sur le champ social, d'aller vers les publics, de définir ensemble ce que nous allons faire demain. Avec la Fabrique, on s'inscrit dans une continuité de laboratoire social à Saint- Nazaire. Claude Évin y avait par exemple expérimenté le RMI, Revenu Minimum d'Insertion, dans les années quatre-vingt.

Qu'attendez-vous de ces ateliers ?

L'idée, c'est qu'il en ressorte des préconisations, des actions à mettre en ?uvre. Nous voulons partager une vision commune avec les partenaires institutionnels et notamment le Département, chef de file de l'action sociale, les acteurs associatifs et les bénéficiaires eux-mêmes pour pouvoir répondre à la demande sociale et placer la personne accompagnée au centre des préoccupations. Nous serons peut-être amenés à réorienter un certain nombre de nos politiques.
Nous ne nous interdisons rien tant qu'on avance ensemble.

Quels sont les axes prioritaires ?

Nous avons identifié des grandes thématiques. Les trois prioritaires sont la participation des usagers, le vieillissement de la population et les solidarités. Il s'agit par exemple de se poser la question d'aller au-delà des distributions alimentaires avec la création d'une épicerie sociale et solidaire. Ce projet, inscrit dans notre plan stratégique, y sera abordé pour en vérifier la pertinence et voir comment on peut le réaliser.