Soutenue par quatre structures différentes, la jeune artiste Anne Lebréquer expose pour la première fois en solo, à Saint-Nazaire. Ses deux œuvres sont inspirées par l’histoire du quartier où l’on peut les voir, Méan-Penhoët.
Les deux œuvres d’Anne Lebréquer sont exposées dans l’espace de production et de diffusion MEAN depuis le 22 mars et jusqu’au 23 avril. Il s’agit d’un projet hors les murs du Grand Café.
Le travail de la jeune artiste nantaise a été rendu possible par sa résidence aux Ateliers du Château d’eau, ainsi que par le dispositif Matière Vive du Pôle arts visuels Pays de la Loire.
« J’ai été bien entourée », sourit Anne Lebréquer dont les œuvres sont nées de sa résidence sur le territoire et plus précisément de sa rencontre avec l’équipe des Archives de la Ville.
« Aux Archives, j’ai découvert la photo d’un cheval débarqué dans le port de Saint-Nazaire pendant la Première Guerre mondiale. Cela a résonné avec mes motifs artistiques et m’a rappelé ce quartier portuaire où j’expose, avec ces installations de levage. »

L’artiste s’est alors emparée de ce thème de l’animal marchandisé, de cette présence organique dans un milieu industriel. Pour révéler la fragilité du vivant, à la fois réminiscence d’un temps passé et menace du monde dans lequel on vit, elle a choisi de présenter un corps morcelé, sculpté avec une peau animale, et confronté au système de levage qui le suspend, en métal froid et aux formes précises.
Ces œuvres ont notamment pris vie au sein de la sellerie de Gabriel Boudot à Saint-Nazaire. « Il m’a accueillie dans son atelier pendant un mois et cela m’a beaucoup nourrie. » Pour en savoir plus, Anne Lebréquer sera sur place les 29 mars et 12 avril.
Informations pratiques
- « Entendez-vous leur cataclop se désunir ? »
- À MEAN | Espace de production et de diffusion : 35 rue de Trignac, Saint-Nazaire
- Entrée libre et gratuite
- Exposition ouverte les mercredis et samedis de 14h à 18h