La MJEP, berceau de l’éducation populaire à Saint-Nazaire 

De gauche à droite : Marcel Hervot, premier directeur de la MJEP, Patrice Bulting, directeur de la MJEP(1976-1986) Marie-Françoise Durupt, directrice après Marcel Hervot et David Samzun, maire de Saint-Nazaire. © Martin Launay / Ville de Saint-Nazaire.

La Ville de Saint-Nazaire rend hommage à l’ancienne Maison des jeunes et de l’éducation permanente (MJEP) avec le dévoilement mardi 25 mars d’une plaque-totem sur son site historique, devenu un ensemble de logements. Inauguré en 1970, ce lieu emblématique de l’émancipation intellectuelle, sociale et culturelle a joué un rôle essentiel dans la vie locale nazairienne.

Berceau de l’éducation populaire, elle était un espace de rencontres et de création avec des ateliers, débats, concerts et résidences artistiques, attirant des figures comme Léo Ferré et Brigitte Fontaine.

Pour Patrice Bulting, ancien directeur de la structure puis des Escales et adjoint à la Ville, « La MJEP fût un lieu de vie d’une vitalité immense, elle a démocratisé la culture à Saint-Nazaire. Merci de rendre vivante cette mémoire ». La MJEP est devenue un centre culturel en 1986, abritant une Scène nationale et un cinéma d’art et essai.

La MJEP accueille « Canard sauvage » en 1976

L’un des moments marquants de l’histoire de la MJEP a été l’accueil de la résidence artistique « Canard Sauvage », dirigée par Armand Gatti et sa troupe « La Tribu » en 1976, traitant de l’internement psychiatrique des opposants politiques en URSS, notamment Vladimir Boukovski. Le projet mêlant théâtre, écriture et débats a réuni à la fois étudiants, paysans, ouvriers, immigrés… En 1974, Boukovski, libéré, arrive à Saint-Nazaire, où des tensions apparaissent avec le PCF local mais malgré le contexte politique local tendu, le Maire Étienne-Caux, soutiendra jusqu’au bout le travail collectif de la résidence. Cet événement marquera durablement la ville.

Revenir en haut de page