Exposition de Paul Heintz au Grand Café à Saint-Nazaire.
Exposition de Paul Heintz au Grand Café à Saint-Nazaire. (©Bruno Bouvry)

Jusqu’au 10 mai, le Grand Café – centre d’art contemporain- consacre une exposition aux œuvres de Paul Heintz, des installations visuelles et cinématographiques entre documentaire et fiction.

Avec « Night shift », première grande exposition personnelle de Paul Heintz, le Grand café plonge le public dans une ambiance nocturne. Les trois films projetés ont été tournés de nuit dans des pays différents, donnant à voir des personnages au cœur de questions sociétales sur le travail et l’émancipation. 

L’artiste poursuit les questionnements sur la liberté en jouant avec les mots, les lumières et les objets contemporains qui jalonnent l’exposition.

Dans « Shanzhai Screens », Paul Heintz s’intéresse au travail de peintres copistes chinois qui produisent des tableaux célèbres pour le monde entier. L’écran de téléphone y tient une place importante dans le rapport à la parole, à la confession, mais aussi à la solitude.

Le film « Nafura » révèle le quotidien et ses violences de trois jeunes Saoudiennes. Leur expression est rendue possible avec le remplacement de mots tabou par le nom d’une fontaine célèbre. Les dialogues se tiennent surtout en voiture, lieu de vie privé et privilégié pour la jeunesse depuis que l’Arabie Saoudite a autorisé les femmes à conduire en 2018.

A l’étage deux écrans présentent « Sleep work ». Cette installation nous emmène aux Etats-Unis dans la vie des « streamers de sommeil », ces personnes qui se filment en train de dormir et monétisent ces vidéos en direct sur des plateformes web. « C’est un portrait de la face B du rêve américain », commente la directrice du centre d’art contemporain et commissaire de l’exposition Sophie Legrandjacques.

A travers toutes les œuvres, Paul Heintz pose une question essentielle : « Le rêve est-il le dernier rempart à ce monde capitaliste ou bien est-on dépossédé de ses rêves ? » Il se garde de tout jugement, mais dessine des chemins de dissidence entre imaginaire et réalité.

Son prochain projet, le long-métrage « la Fabrique des fantômes » sera dans la même veine, explorant l’histoire de ce fonctionnaire espagnol absent de son bureau pendant six ans pour lire Spinoza.

  • Entrée libre et gratuite du samedi 14 mars au dimanche 10 mai.
  • Des visites commentées d’une heure sont proposées tous les samedis à 16h (sauf les 14 et 28 mars).
  • Une rencontre avec l’artiste et la commissaire d’exposition Margaux Gillet aura lieu samedi 28 mars à 16h.
  • Une lecture et un ciné-concert sont programmés avec Paul Heintz et M’Hand Abadou Djezairi vendredi 17 avril à 19h.
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