Véronique Kanor, texte et jeu
Célimène Daudet, piano et composition
Ce projet est le fruit de la rencontre entre l’autrice martiniquaise Véronique Kanor et la pianiste franco-haïtienne Célimène Daudet. Nourri par les circulations culturelles entre la Martinique, Haïti, Saint-Nazaire et la Brière, il explore l’imaginaire et les réalités des mondes imprégnés par le colonial.
Je crois qu’il va pleuvoir raconte l’histoire d’une femme qui erre sur le port de Saint-Nazaire à la recherche des traces, des échos, des fantômes de l’esclavage. Elle ne les trouve nulle part et s’abîme dans cette quête. Ce récit évoque le brouillard dans lequel se trouvent ceux qui ont du mal à recoller les morceaux de leur histoire invisibilisée, et la nécessité des mots réparateurs pour tous les descendants des survivants de la traite.
Dans un aller-retour permanent entre musique et poésie, cette création pleinement caribéenne s’attache à ce qui fait créole, au « lyannaj », cet entrelacement qui permet de résister ensemble, à l’heure où nous fêtons les 25 ans de la loi Taubira.
Dans le cadre du Festival de l’Eau 2026.