Roger Jourliac avec Dominique Godin, Mathieu Lecadre et Joël Moulère du Saint-Nazaire Ovalie.
Roger Jourliac avec Dominique Godin, Mathieu Lecadre et Joël Moulère du Saint-Nazaire Ovalie. (©Ville de Saint-Nazaire - Christian Robert)

Deux habitants ont fêté leurs cent ans cette semaine à Saint-Nazaire et ont reçu la conseillère municipale Anne-Sophie Perrais qui leur a remis des fleurs.

Entouré du dirigeant, du co-président et d’un supporter du Saint-Nazaire Ovalie, Roger Jourliac est entré lundi 31 août dans sa 101e année en incarnant toujours la passion pour le rugby.

Sportif dès le plus jeune âge, il s’était tourné vers le ballon ovale à l’âge de 15 ans, avant de devenir professeur de gymnastique. Il rencontre sa femme, Yvette, qui s’entraîne au sein de l’équipe de France.

Roger Jourliac enseigne au lycée Clémenceau de Nantes, puis rejoint Saint-Nazaire où les grands-parents d’Yvette sont gardiens de phare. Il y devient conseiller technique de rugby.

Joueur, capitaine, puis entraîneur de l’équipe fanion du Sporting, il devient une figure incontournable du rugby, transmettant des valeurs de travail, de solidarité, de respect et de collectif. Il aura d’ailleurs créé l’École de rugby du club nazairien et bâti une culture sportive. Il était aussi maître d’armes au fleuret, sabre et épée.

Jacqueline Cochy fête ses 100 ans

Jacqueline Cochy, quant à elle, est née le 1er septembre 1926 à Tharon-Plage de parents originaires de la région de Valenciennes. Comme ses frères et sœurs, elle travailla aux « Galettes Saint-Michel » dès l’âge de 14 ans, puis intégra l’entreprise en tant que secrétaire-comptable le 10 février 1941, pendant « la Poche ».

Entre 1948 et 1959, elle exerça la même fonction dans la faïencerie de Pornic. Pendant les vacances, elle voyageait en Europe avec sa sœur Arlette. À 33 ans, elle entreprit des études d’infirmière à Nantes, puis s’installa en 1962 comme infirmière libérale à Saint-Nazaire. Sur son Solex pour remplir sa mission, elle était baptisée la « dame au kabig » (manteau breton en drap de laine).

Retraitée à 65 ans, elle a alors consacré son temps à la randonnée, à la généalogie et à la réalisation d’une centaine de recueils sur l’histoire, la géographie, la peinture ou la musique.