Depuis la rentrée de septembre 2026, tous les restaurants scolaires et les centres de loisirs de Saint-Nazaire sont passés à l’inox pour remplacer les barquettes en plastique. Cela a nécessité un investissement de plus d’un million trois cent mille euros. On vous explique pourquoi.
La restauration collective de la Ville vit une évolution majeure. Après le remplacement de la vaisselle en plastique réutilisable fin 2018, elle s’équipe aujourd’hui de bacs en inox pour conditionner ses plats et les réchauffer. Objectif : se mettre en conformité avec la loi Egalim, qui favorise notamment une alimentation plus saine et durable en interdisant l’utilisation de contenants en plastique depuis le 1er janvier 2025.
Il aura fallu près de dix ans de réflexion et deux ans d’expérimentation avec six écoles pour trouver des solutions qui remplacent le plastique jetable en réduisant au maximum les impacts sur les conditions de travail des soixante-quinze agents du service de la restauration mutualisée. Un exemple pour les nombreuses communes françaises qui n’ont pas encore changé leurs méthodes.
Impact sur le poids…
Un bac en inox est seize fois plus lourd qu’une barquette en plastique. Mais le choix de ce métal s’est imposé car il est plus résistant que le verre ou la porcelaine, seuls matériaux alternatifs. Son utilisation implique davantage d’étapes pour les agents, comme son lavage, et augmente significativement le nombre de manipulations. Pour intégrer ces changements, la Ville a investi un million trois cent mille euros dans de nombreuses adaptations, et a augmenté le temps de travail des agents.
L’Upam, Unité de production alimentaire mutualisée, a été dotée d’une ligne de conditionnement spécifique, une machine qui ferme les bacs d’un couvercle et les cercle d’un papier kraft où figurent toutes les informations de traçabilité. Des tables ergonomiques et des chariots électriques complètent l’équipement, ainsi qu’un système de dosage automatique des sauces et des purées.
… et améliorations en conséquence
Pour livrer les trente-sept restaurants de Saint-Nazaire, Donges, La Chapelle-des-Marais et Saint-Joachim, il a fallu un camion supplémentaire et un nouveau chauffeur-livreur. Tous ces lieux ont été aménagés avec des rampes ou des quais de réception, sauf l’école Waldeck-Rousseau où il y a un étage. Les lave-vaisselle des offices ont été remplacés, tout comme les armoires réfrigérées, afin d’y introduire les bacs en limitant les efforts liés à leur poids.
Les bacs sont ensuite récupérés par les chauffeurs-livreurs, puis désinfectés avant remise en circulation pour les repas suivants. Cela représente 600 à 800 bacs par jour selon les menus. La collectivité en possède quatre fois plus pour en avoir toujours à disposition lors de la production chaque matin.
Une différence qui pèse lourd
- Barquette en plastique : 80 g
- Bac en inox : 1 300 g
Les chiffres en plus
- 6 200 repas par jour
- 75 agents mobilisés
- 1,3 M€ d’investissements