Le Nomad’Café, un café citoyen au cœur d’un quartier

Café Mortel au Nomad'café avec l'association partenaire Plan 9.
Café Mortel au Nomad’café avec l’association partenaire Plan 9. (©Ville de Saint-Nazaire – Christian Robert)

Depuis juin 2025, un café citoyen propose des animations au sein du centre commercial de la Trébale, allée des myosotis. De nombreux rendez-vous sont programmés, comme le café Mortel, en janvier dernier.

Ce mardi après-midi, une quinzaine de personnes se retrouvent au Nomad’Café et prennent place autour de petites tables colorées. Derrière le grand comptoir vert, Jacky Goupil et Mireille Bazire préparent des boissons chaudes. Ils sont coprésidents de l’association Nomad’Café qui émane du conseil citoyen des quartiers ouest (Bouletterie, Chesnaie, Trébale, Pertuischaud).

Installé dans un ancien bar jusqu’en mars 2027, et soutenu par la Ville, ce café est un lieu de rencontres, d’échanges, de débats et de création intergénérationnel et ouvert à tous. Pour ce café Mortel, chaque personne volontaire contribue à sa manière à libérer la parole sur la mort et le deuil. Le rendez-vous est gratuit et animé par une sociologue de l’association nantaise partenaire, Plan 9.

« La mort est une des rares expériences qu’on a tous en commun, affirme Elvire Bormand. Dans nos sociétés, on se censure sur ce sujet, comme si ça n’arrivait pas. Cette invisibilisation n’aide pas à la résilience, ni à la santé mentale des jeunes. »

Le concept de café Mortel a été inventé dans les années 2000 par le sociologue suisse Bernard Crettaz pour remettre des mots sur la mort. Patricia, 73 ans, participe pour la deuxième fois à Saint-Nazaire.

« J’en avais fait un à Méan. J’aime beaucoup apprendre des choses des autres. On passe parfois par l’humour et cela ne rend pas triste, la mort fait partie de la vie. »

Après les témoignages et les questionnements sur la souffrance avant la mort ou sur les services funéraires, Elvire Bormand apporte des réponses d’ordre éthique. Quelques regards humides et beaucoup de sourires parmi les participants. La sociologue bénévole apprécie cette configuration de bar où tout le monde se sent libre de parler.

Les sujets abordés au Nomad’Café peuvent être très divers. Cafés philo, yoga, belote ou mémoire et histoire sont organisés chaque mois. Et des artistes locaux, tels qu’Erikel, sont programmés certains vendredis.

En décembre 2025, le chanteur nazairien Erikel se produisait au Nomad’Café.

Plus d’infos en ligne

Programmation à retrouver sur les pages Facebook et Instagram nomadcafe44600. Origine du projet avec le conseil citoyen de quartier ici.

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