L’École de la 2e chance, un chemin sur-mesure

Promotion de l'E2C en atelier avec la formatrice Elodie Guillard.
Promotion de l’E2C en atelier avec la formatrice Elodie Guillard. (©Bruno Bouvry)

Chaque année depuis 2019, l’École de la 2e chance (E2C) accompagne des stagiaires de 16 à 30 ans. Ni en emploi ni en formation, ces jeunes avancent ici vers une insertion sociale et professionnelle qui leur conviendra.

Seize jeunes forment depuis le 1er décembre 2025 la promotion de l’École de la 2e chance ou E2C. D’ici fin juillet, ils auront effectué cinq stages de trois semaines, en alternance avec des ateliers à l’école. Confiance en soi, posture, lettre de motivation, curriculum vitae et citoyenneté sont autant d’enjeux à travailler pour trouver sa voie.

« Il s’agit de lever les freins périphériques majeurs pour sécuriser les parcours, explique le responsable de site Kader Merniz. Par exemple, il faut parfois répondre à des problématiques de logement. »

La moitié des stagiaires sont issus des quartiers prioritaires de la Ville.

Contact : 02 51 16 20 95

Sam, 30 ans, stagiaire en 2024

En 2013, j’ai quitté mon pays, la Syrie, à cause de la guerre. J’ai passé dix ans en Turquie où j’ai travaillé comme caméraman et monteur à la télévision. Mais je n’y ai pas vu d’avenir en tant que Syrien et j’ai rejoint mes parents en France. L’E2C m’a permis de rencontrer des gens et de communiquer en français, langue que j’apprenais tout seul avec Youtube. Je ne trouvais pas de travail et j’ai toujours aimé cuisiné. J’ai donc créé mon entreprise de cuisine syrienne, la Maison de Palmyre, en octobre 2025.

Chloé, 23 ans, stagiaire en 2025

Mes emplois dans la vente, debout, ne me convenaient plus depuis une opération du dos. Il fallait que je trouve un nouveau projet, mais j’avais perdu confiance en moi. Après un contrat d’engagement jeune (CEJ), j’ai trouvé l’E2C. L’école m’a intéressée pour son cadre structurant. Elle m’a permis de faire des rencontres, reprendre confiance en moi et valider mon projet professionnel. Je recherche une alternance pour préparer un BTS en développement informatique.

Sylvain, 27 ans, stagiaire

J’étais en service civique à France Travail l’année dernière. Ma conseillère m’a recommandé d’intégrer l’E2C pour construire un projet adapté à mes soucis de santé. J’ai un diabète neuropathique. Attiré par le secteur médical, ancien aide-soignant, je me suis rendu compte que certains postes étaient trop compliqué pour moi en raison de la station debout. J’ai donc décidé de m’orienter vers le secrétariat médical et de suivre une formation à l’Afpa à partir de septembre.

Chloé, 18 ans, stagiaire

Atteinte d’une maladie osseuse, j’ai dû arrêter le lycée après une fracture de la colonne vertébrale. Je fatigue très vite et j’ai besoin de soins un mercredi sur deux. Avec l’E2C, je continue à construire mon projet dans la petite enfance et je fais des stages. Cela me permet d’acquérir des compétences et d’envisager un CAP ou un Bafa à la rentrée.

Financement de l’E2C
1,4 millions d’euros de budget, dont 95 % de subventions publiques de Saint-Nazaire Agglomération, Nantes Métropole, l’État, le Département et la taxe d’apprentissage (versée à l’école sur décision des chef·fes d’entreprises).

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