Rentrée scolaire 2026-2027 : Saint-Nazaire prépare les écoles de demain

La nouvelle cour végétalisée de l’école Jean-Jaurès. ©Christian Robert – Ville de Saint-Nazaire

Pour la rentrée 2026-2027, la Ville de Saint-Nazaire accueille 5 209 élèves au sein de ses 20 groupes scolaires publics. À travers sa démarche « Écoles en transition », la municipalité accélère l’adaptation de ses bâtiments face au changement climatique, tout en favorisant le bien-être et la réussite des enfants.

Les 20 groupes scolaires publics nazairiens qui représentent 25 % du patrimoine bâti communal sont au cœur de la stratégie de transition écologique et sociétale portée par la municipalité. Lancée en 2024, la démarche « Écoles en transition » poursuit sa feuille de route jusqu’en 2030 pour offrir des espaces durables et adaptés.

Comme le souligne Stéphanie Lipreau, adjointe à l’enfance et l’éducation : « La démarche « Écoles en transition » poursuit son cap : rénover les bâtiments, végétaliser les cours, développer les mobilités durables, faire évoluer les pratiques pédagogiques et renforcer la qualité de vie des élèves comme des équipes éducatives. »

Trois niveaux d’action

À la suite d’un diagnostic global des bâtiments et de la végétalisation des cours, un plan d’actions fixe les priorités d’intervention :

  • Des actions communes. Chaque groupe scolaire intègre progressivement des potagers, des abris vélos et des récupérateurs d’eau de pluie. Dans les assiettes, la cantine privilégie déjà 70 % de produits frais, 35 à 45 % de bio et près de 50 % de produits locaux. Côté apprentissage, la mobilité douce s’intensifie : la Ville vise 100 % d’élèves formés au « Savoir rouler à vélo » d’ici 2030 (contre un sur deux aujourd’hui). La « classe en extérieur » et les permis piétons complètent cet apprentissage de l’autonomie.
  • Des projets sur mesure. Selon les caractéristiques des sites, des installations photovoltaïques sont déployées (Brossolette, Gambetta, Jules Simon, Victor Hugo, Jean Jaurès) et plusieurs écoles seront progressivement raccordées au réseau de chaleur urbain (Paul Bert-Lemonnier, Michelet, Sadi-Carnot).
  • Des rénovations globales. Les chantiers d’ampleur menés à Pierre-Brossolette, Jean-Jaurès et à la maternelle Jules-Simon (isolation par l’extérieur, matériaux biosourcés) visent 40 % de gain énergétique. À la maternelle Jules-Simon, où des salles sont équipées de ventilateur de plafond, la température n’a pas dépassé 29 °C cet été malgré des pics à 40 °C à l’extérieur.

S’adapter au réchauffement 

La lutte contre les fortes chaleurs constitue un axe prioritaire. « Nos services travaillent sur un plan d’adaptation au changement climatique afin d’accélérer les réponses à apporter face aux épisodes de chaleur, de fixer les priorités d’intervention et d’orienter les investissements là où les besoins sont les plus importants», annonce Céline Paillard, adjointe à la transition écologique et au patrimoine immobilier.

Durant l’été 2026, la collectivité a testé divers dispositifs : pose de brise-soleil et de films solaires, application de Blanc de Meudon sur les vitres exposées, 250 ventilateurs et 280 vaporisateurs d’eau distribués, 7 climatiseurs mobiles installés dans des espaces sensibles. Un retour d’expérience permettra de planifier le déploiement de ces équipements au printemps 2027.

En parallèle, la Ville transforme les espaces extérieurs. L’objectif est de désimperméabiliser 25 % de la surface des cours rénovées pour créer des îlots de fraîcheur plus verts, plus inclusifs et adaptés aux usages actuels des enfants. 

L’illustration représente une école et son quartier, dans un style dessiné et coloré, en bord de mer avec les grues portuaires et un phare visibles à l’horizon. Cinq bulles roses détaillent les axes de la transition écologique dans les écoles.

Les déplacements
Bulle : « Des aménagements adaptés pour venir à l’école à pied ou à vélo. »
Dans la rue devant l’école, un adulte accompagne des enfants sur un passage piéton, un bus hélYce passe, des enfants circulent à vélo et en trottinette. Le trottoir est élargi, avec des jardinières fleuries, une place de stationnement pour vélos et un panneau piéton.

Les bâtiments
Bulle : « Des bâtiments qui consomment moins d’eau et d’énergie, et qui en produisent aussi ! »
Le toit de l’école est couvert de panneaux solaires. Une gouttière alimente un récupérateur d’eau de pluie. Dans les sanitaires, un enfant se lave les mains avec un sablier pour limiter la consommation d’eau. Dans la salle de classe, une enseignante fait cours à des élèves devant un tableau où sont écrits les mots « fleur » et « feuille » ; des poubelles de tri sont installées.

La cour
Bulle : « Une cour plus verte où les enfants (et les petites bêtes) se sentent bien. »
La cour est plantée de grands arbres et de pelouse. Les enfants jouent, grimpent, se reposent sur des troncs ou discutent autour d’une table. On aperçoit une cabane dans un arbre, un hôtel à insectes, ainsi que des oiseaux, un écureuil, un hérisson, des papillons et un chat.

La découverte de la nature
Bulle : « Des activités pour découvrir la nature et apprendre à la protéger. »
Des enfants jardinent dans des bacs potagers et observent les plantes et les insectes avec un adulte. Un bac à compost est installé dans un coin de la cour.

La cantine
Bulle : « Une cantine où l’on mange mieux tout en respectant l’environnement. »
Dans le restaurant scolaire, une cuisinière sert les enfants installés à table ; un chariot propose deux formats d’assiette, « petites faims » et « grandes faims », pour limiter le gaspillage. Une affiche « Bio & local » est apposée sur la façade et les fenêtres sont décorées de fruits et légumes.

En bas à droite figure le logo de la Ville de Saint-Nazaire.

Les repères de la rentrée 2026

  • Évolution des effectifs. 5 209 élèves font leur rentrée (1 854 en maternelle et 3 345 en élémentaire), soit une baisse de 166 élèves (-3,09 %) par rapport à l’année scolaire 2025-2026 qui comptait 5 375 élèves : 1 952 en maternelle et 3 423 en élémentaire.
  • Ajustements de classes. Cinq fermetures de classes primaires : écoles Jules Simon, Pierre Brossolette, Lamartine, Chateaubriand et Jean-Jaurès).
  • Sécurité. Au moins un abord d’école sera sécurisé chaque année d’ici 2030.