Tarik Telailia, autodidacte passionné d’histoire, de culture et d’images, signe son premier documentaire, La dernière forteresse d’Hitler. Il raconte l’histoire singulière de Saint-Nazaire pendant la seconde guerre mondiale, devenue l’un des points stratégiques du « Mur de l’Atlantique » pour l’armée allemande.
« Je suis fasciné par l’histoire, les images, les langues et les cultures. Quand j’ai découvert Saint-Nazaire, j’ai été stupéfié par son passé et son patrimoine atypiques, » raconte le réalisateur. Autodidacte,Tarik Telailia souhaite allier métier et passion. « J’ai voulu faire quelque chose où je peux tester mes compétences et construire mon projet professionnel, » poursuit-il. Pendant le confinement, Tarik Telailia perd son emploi et décide de se lancer dans son projet de court-métrage.
Le jeune réalisateur mène alors un grand travail de recherche. Il visionne des témoignages, étudie de nombreux ouvrages, notamment les mémoires de soldats britanniques pour aboutir à La dernière forteresse d’Hitler, un documentaire de 23 minutes, traduit en trois langues, sur un pan majeur de l’histoire de la cité portuaire.
« Avant de me lancer dans ce premier projet, je n’avais aucune expérience. Ce projet que j’ai réalisé de A à Z – recherche documentaire, narration, préparation de scènes, montage, gestion du son – a constitué une véritable formation pour moi, » se rejouit Tarik Telailia.