Les femmes face aux violences accompagnées au 24

Hervé Gransart, président de SFLA (Solidarités femmes Loire-Atlantique), Myriam Bigeard, conseillère départementale, Éric Wispelaere, sous-préfet de Saint-Nazaire, Catherine Vignaud, directrice de SFLA, David Samzun, maire de Saint-Nazaire, Lydie Mahé, adjointe au maire, Thierry Delemotte, directeur de la CAF 44, devant le lieu d’accueil et de ressources pour les femmes au 24, rue d’Anjou.
Hervé Gransart, président de SFLA (Solidarités femmes Loire-Atlantique), Myriam Bigeard, conseillère départementale, Éric Wispelaere, sous-préfet de Saint-Nazaire, Catherine Vignaud, directrice de SFLA, David Samzun, maire de Saint-Nazaire, Lydie Mahé, adjointe au maire, Thierry Delemotte, directeur de la CAF 44, devant le lieu d’accueil et de ressources pour les femmes au 24, rue d’Anjou. (©Ville de Saint-Nazaire – Martin Launay)

Un espace d’accueil, d’orientation et de ressources pour les femmes victimes de violences et leurs enfants a ouvre en septembre au 24, rue d’Anjou à Saint-Nazaire.

Cet été, l’association Solidarité Femmes Loire-Atlantique (SFLA) soignait ses derniers aménagements au “24”, espace d’accueil pour les femmes victimes de violences, nouveau lieu en centre-ville situé au 24, rue d’Anjou.

Couleurs pastels aux murs, meubles sobres, salles de détente pour les enfants et pour leurs mamans, tout a été choisi par l’équipe pour faire du lieu d’accueil et de ressources pour les femmes victimes de violences et leurs enfants un espace cocon où l’on se sent bien.

La Ville de Saint-Nazaire a créé cet espace pour répondre à un besoin du territoire et poursuivre sa politique d’accompagnement des femmes les plus en difficulté. Elle en a confié la gestion à Solidarité Femmes Loire-Atlantique pour accueillir et accompagner dans les démarches et le lien parental les femmes victimes de violences conjugales, prostitutionnelles ou d’agressions au travail ou ailleurs.

« On est partis d’une page blanche avec ce constat simple que c’est aux femmes victimes d’aller vers des structures pour recevoir de l’aide, explique l’adjointe au maire Lydie Mahé. Il nous semblait important que les femmes soient accueillies dans un lieu où leur parole soit entendue et leurs démarches facilitées. »

« L’objectif était d’ouvrir un lieu où des professionnelles formées à l’accueil des femmes victimes de violences sont à leur écoute, prennent soin d’elles et de leurs enfants en urgence, et leur proposent un parcours de sortie de la violence pour faciliter leur reconstruction. »

Accueil en journée

Dans ces 590 m2 répartis sur trois étages entièrement rénovés, une équipe de sept personnes – une directrice, une assistante de direction, quatre travailleuses sociales et une animatrice jeunesse – accueille sur place les femmes les lundis, mardis, mercredis et vendredis de 9h30 à 17h30.

« Notre conseil d’administration remarque que les victimes se sentent plus en confiance avec des femmes, d’où cette non-mixité dans l’équipe », précise la directrice de SFLA, Catherine Vignaud.

L’accès au bâtiment, en centre-ville, est sécurisé et des partenaires tels que le centre hospitalier ou la Caisse d’allocations familiales (Caf) assurent des permanences sur place. Ainsi, une femme accueillie pourra recevoir ici toutes les aides dont elle a besoin. Si elle a des enfants, un soin particulier leur sera également accordé. Salles d’accueil, d’écoute, de consultation, grande salle de jeux, tisanerie ou salle de répit doivent lui permettre de construire un nouveau parcours, loin des violences.

Retrouvez le 24 en ligne ici

Bon à savoir

La ligne d’écoute du « 24 » est ouverte de 9h30 à 17h30 les lundis, mardis, mercredis et vendredis au 02 21 82 00 24 depuis le 1er septembre.

Et le 3919 est la ligne d’écoute nationale de la fédération nationale Solidarité femmes pour soutenir les femmes et leurs enfants victimes de violence.

L’accueil du public est prévu le 9 septembre . Deux journées portes ouvertes sont organisées les 2 et 3 octobre prochains.

Des chiffres alarmants

Selon l’observatoire départemental des violences faites aux femmes, en 2023 :

  • 6 000 femmes sont victimes de violences de la part d’un (ex-) partenaire
  • 3 500 de violences sexuelles par un non-partenaire.

Les co-financeurs

    • le Département de Loire-Atlantique

    • la Caisse d’allocations familiales (CAF 44)

    • l’Etat (dotation de soutien à l’investissement local)

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