La coordinatrice et conseillère à Saint-Nazaire Marion Franqui et la directrice du planning familial 44 Bérengère Tessé
La coordinatrice et conseillère à Saint-Nazaire Marion Franqui et la directrice du planning familial 44 Bérengère Tessé (©Ville de Saint-Nazaire – Martin Launay)

Plus spacieux et plus accessible, le nouveau local du planning familial 44 à Saint-Nazaire sera inauguré le 19 septembre. Agréé centre de santé sexuelle, il reçoit tout le monde sans distinction de genre ou d’âge, gratuitement et en toute confidentialité.

Autrefois située dans la Maison des ados, l’antenne nazairienne du planning familial 44 s’est installée à proximité de la gare, au 124 avenue de la République.

« Cela nous rend plus accessibles, justifie la coordonnatrice Marion Franqui. Et le local dispose d’une salle de consultation médicale et d’une salle d’entretien en plus de l’accueil. »

Issue, il y a plus de soixante ans, d’un mouvement féministe d’éducation populaire, l’association lutte contre les discriminations et s’engage en particulier pour l’égalité femme-homme, l’égalité des genres et l’accès à une vie affective relationnelle et sexuelle avec des informations fiables. Elle reste fidèle à ses valeurs fondatrices tout en suivant l’évolution de la société. Sa priorité : répondre aux questions en matière de santé sexuelle et de sexualités, informer sur les droits et accompagner selon les choix de chacun.

« L’accès à l’IVG, interruption volontaire de grossesse, et l’accès à la contraception sont toujours des thématiques qui traversent le planning familial, précise la directrice Bérengère Tessé, mais on s’engage aujourd’hui pour la santé affective, sexuelle et relationnelle pour toutes et tous, avec notamment l’accueil du public LGBTQIA+ (ndlr : voir encadré) et l’accueil de personnes éloignées des droits à la sécurité sociale. »

Le planning familial a aussi une mission de prévention avec des séances d’éducation à la vie affective, sexuelle et relationnelle (Evars) dans des établissements scolaires ou spécialisés (IME, Itep, centre éducatif fermé, etc.) et assure des formations professionnelles.

Accueil le mercredi

Marion Franqui coordonne ces actions à Saint-Nazaire et ses environs. Elle est également conseillère et reçoit les personnes le mercredi.

« On les accueille dans un contexte global. Généralement, une demande de contraception veut dire qu’il y a une relation. On n’oblige pas du tout à en parler, mais parfois, les personnes ont besoin d’un espace pour discuter du contexte dans lequel elles viennent faire une demande purement médicale. »

Une sage-femme est présente les mercredis après-midis et une gynécologue intervient un lundi soir par mois. Il n’est pas toujours nécessaire de les rencontrer.

« On va avoir des questions relationnelles, d’éducation au consentement ou d’anatomie qui sont peu abordées dans l’enseignement sur l’anatomie et la reproduction », explique Marion Franqui. Bérengère Tessé insiste : « il n’y a pas de question bête en matière de sexualité et de vie affective. »

Le numéro vert (national) du Planning familial
0800 08 11 11

Deux centres de santé sexuelle à Saint-Nazaire

Les centres de santé sexuelle (anciennement appelés « centres d’éducation et de planification familiale »), sont des lieux d’information, d’écoute et de consultation ouverts à tous. Ils proposent des entretiens et des consultations sur le couple, la contraception, l’interruption volontaire de grossesse, les infections sexuellement transmissibles (IST), la parentalité, les violences, etc.

Le Planning familial 44 gère un centre de santé sexuelle qui a une antenne nantaise et une antenne nazairienne (124 avenue de la République 02 40 20 41 51). Le centre permet de rencontrer gratuitement et en toute confidentialité des conseillères conjugales et familiales, ainsi que des soignantes.

Le centre hospitalier de Saint-Nazaire dispose aussi d’un centre de santé sexuelle sur le site d’Heinlex (bâtiment Les Alizés, 1er étage au 57 rue Michel-Ange 02 40 90 52 30).

LGBTQIA+, qu’est-ce que ça veut dire exactement ?

  • L comme lesbienne. Une femme qui a des relations sexuelles avec une femme.
  • G comme gay. Un homme qui a des relations sexuelles avec un homme.
  • B comme bi. Une personne qui a des relations sexuelles avec un homme ou avec une femme.
  • T comme trans. Une personne née homme ou née femme et qui ne se sent pas appartenir à ce genre.
  • Q comme queer. Une personne qui ne se reconnaît pas dans la sexualité hétérosexuelle ou ne se sent pas appartenir à un genre défini.
  • I comme intersexe. Les personnes intersexes ne sont nées ni homme ni femme, par exemple avec un micropénis ou un vagin rudimentaire. Environ 200 enfants seraient concernés sur les 800 000 naissances annuelles en France.
  • A comme asexuel. Ces personnes peuvent avoir des relations amoureuses mais revendiquent le droit à ne pas ressentir d’attirance physique.
  • + pour tous les autres. Comme les personnes qui se questionnent notamment.
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