Les équipes d’Escalado et de la Maison des jeunes de Réjiche mènent un projet d’échange de huit jeunes entre Mahdia et Saint-Nazaire.

Du 8 au 21 mai derniers, la Maison de quartier de Méan-Penhoët et plusieurs associations nazairiennes se sont rendues à Mahdia en Tunisie. Retour sur un séjour riche d’actions et de rencontres.

 

Une première semaine était consacrée aux associations qui étaient déjà parties en octobre dernier.  Leur objectif, concrétiser les projets engagés lors de ce précédent séjour. Pour Escalado, l’heure était à la mise en place d’un programme d’échanges. Huit jeunes mahdois seront en effet accueillis à Saint-Nazaire en novembre 2022, et huit nazairiens partiront à Mahdia en juillet 2023. L’association Alterlud et la société JOK’cœur ont quant eux proposé une formation autour du jeu et de l’écoute émotionnelle à douze professionnels mahdois.

Solidarité estuaire, déjà en relation avec l’association La Voix de la Femme, a poursuivi son travail sur le terrain. Elle est allée à la rencontre d’autres associations, qui ont toutes la femme au cœur de leur projet : l’UNFT (union nationale des femmes tunisiennes), le CCAB (club culturel Ali Belhouane) et l’association Wafa – association rurale exerçant dans le domaine de l’économie sociale et solidaire au bénéfice des femmes. « L’objectif est de créer un réseau d’associations en lien avec les droits des femmes afin de leur donner une plus grande visibilité et d’élargir leur champ d’action, » précise Pascal Le Toullec, fondateur de l’AIPSP – association pour l’inclusion des personnes en souffrance psychique – et initiateur de cette coopération internationale.

 

La Maison de quartier de Méan-Penhoët à Mahdia

Pour Klervi Dogan et Claire Montenol, de la Maison de quartier de Méan-Penhoët (MQMP), cette expérience était une première. L’équipe de la MQPM souhaitait en effet rejoindre cette aventure afin de développer des actions autour de l’intergénérationnel, du bénévolat et des jardins partagés. Elle travaille également sur la création d’une maison de quartier à Mahdia.

« Intégrer la jeunesse dans cette coopération est essentiel. Nous devons transmettre cette énergie collective à la nouvelle génération car c’est elle qui poursuivra le travail engagé aujourd’hui, » affirme Pascal Le Toullec. « Nous avons d’ailleurs en projet de travailler avec différentes structures dédiées à la jeunesse – Céméa, Parcours le monde, France volontaire – notamment pour développer les missions de service civique entre nos deux villes. »

Découverte de La Maison des Jeunes de Réjiche par Klervi Dogan, salariée de la Maison de quartier de Méan-Penhoët, et Claire Montenol, bénévole.

L’AIPSP, chef d’orchestre de cette coopération

L’AIPSP, chef d’orchestre de cette coopération multi partenariale, coordonne l’ensemble des actions mises en place entre les deux villes. « Nous apportons notre regard à la fois ici et là-bas, sans oublier notre mission première, l’inclusion des personnes isolées, » indique Pascal Le Toullec. « Nous plaçons nos adhérents au cœur de cette coopération avec Mahdia. Ils apportent leur regard sur les actions que nous mettons en place. Nous avançons ensemble dans la construction de ces projets. »

Pascal Le Toullec et son association ont d’ailleurs pour projet de créer l’AIPM – association pour l’inclusion des personnes de Mahdia. « En se structurant, les acteurs mahdois auront plus de facilité pour agir, pour obtenir des subventions et pour mettre en place des actions efficaces sur le terrain. »

L’AIPSP mène également un travail autour de l’addictologie, avec Walid Bouali, psychiatre addictologue au CHU Tahar Sfar de Mahdia. « Il s’agit d’un volet très important de cette coopération. Les addictions – au cannabis, à l’alcool… – sont une véritable problématique et il n’existe aujourd’hui aucune structure pour accueillir ces gens. Ça serait pour nous, une grande fierté de participer à la création du premier service d’addictologie en Tunisie. »

Accueil par les équipes de l'association SELIM (adolescents autistes). Retour en images

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