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Question-réponse

Un avocat peut-il exiger de l’argent si son client a obtenu l’aide juridictionnelle ?

Vérifié le 30/09/2025 – Service Public / Direction de l’information légale et administrative (Premier ministre)

Oui, votre avocat peut demander des honoraires en dehors de la contribution qui lui est versée par l’État dans le cadre de l’aide juridictionnelle totale ou partielle.

Il faut distinguer les honoraires réclamés par l’avocat pour des diligences effectuées avant votre demande d’aide juridictionnelle ou après que l’aide vous a été accordée :

  • L’avocat a le droit de vous demander des honoraires en contrepartie du travail réalisé avant le dépôt de votre demande d’aide juridictionnelle ou avant que l’aide ne vous soit accordée.

    Dans ce cas, les sommes que vous avez déjà versées à votre avocat (honoraires, émoluments ou provisions) sont déduites de la part prise en charge par l’État.

    Ainsi :

    • Si les sommes que vous avez versées sont égales ou supérieures au montant prévu par l’aide juridictionnelle, l’État ne verse rien, car l’avocat ne peut pas être payé 2 fois pour la même mission.
    • Si les sommes que vous avez versées sont inférieures à la contribution prévue par l’État, l’avocat recevra un complément, dans la limite du plafond fixé par l’aide juridictionnelle.
  • Le droit pour l’avocat de percevoir des honoraires e complément de l’aide juridictionnelle varie en fonction de l’aide juridictionnelle partielle ou totale :

    • Honoraires complémentaires

      Si vous avez obtenu l’aide juridictionnelle partielle, la rémunération de l’avocat se compose de 2 éléments :

      • Une part fixe, versée directement par l’État, selon un barème encadré.
      • Une part variable correspondant à l’honoraire complémentaire librement négocié.

      La fixation du montant des honoraires doit néanmoins respecter des principes déontologiques tels que la dignité et la modération.

      L’avocat doit ainsi tenir compte des usages et des éléments suivants dans sa proposition tarifaire :

      • Situation financière du client
      • Nature et difficulté de l’affaire
      • Importance du travail de recherche
      • Importance des intérêts en cause
      • Notoriété de l’avocat
      • Expérience et spécialisation de l’avocat
      • Importance du résultat obtenu pour le client
      • Frais exposés par l’avocat.

      Ces honoraires complémentaires doivent faire l’objet d’une convention écrite préalable à l’intervention de l’avocat. La convention doit rappeler le montant de la part contributive de l’ État et indiquer les voies de recours que vous pouvez exercer en cas de contestation.

        À savoir

      L’avocat doit communiquer la convention dans les 15 jours de sa signature au bâtonnier du barreau dont il relève pour que le bâtonnier contrôle sa régularité ainsi que le montant du complément d’honoraires.

      Honoraires en cas de retrait de l’aide juridictionnelle

      L’aide juridictionnelle peut être retirée si vous obtenez des dommages-intérêts importants. Dans ce cas, l’avocat peut vous demander de régler ses honoraires, en contrepartie du travail effectué sur votre dossier.

      4 conditions doivent néanmoins être réunies, à savoir :

      • La décision de justice est devenue définitive (aucun recours n’a été exercé et le délai de recours a expiré)
      • Cette décision de justice vous a octroyé d’importants dommages-intérêts
      • Ces dommages-intérêts vous font dépasser les plafonds de revenus pris en compte pour l’octroi de l’aide juridictionnelle. En d’autres termes, vos nouvelles ressources sont considérées comme suffisamment élevées pour que, si elles avaient existé lors de la demande, l’aide juridictionnelle ne vous aurait pas été accordée
      • Le bureau d’aide juridictionnelle a officiellement retiré l’aide accordée.

        À savoir

      L’avocat désigné peut, dès le départ, conclure avec son client une convention écrite qui fixe le montant et les modalités de paiement des honoraires qu’il pourra réclamer si le bureau d’aide juridictionnelle ou la juridiction prononce le retrait de l’aide juridictionnelle.

       À noter

      En cas de litige sur les honoraires, vous pouvez saisir le médiateur de la consommation ou le bâtonnier du barreau dont dépend l’avocat.

    • En principe, lorsque vous obtenez l’aide juridictionnelle totale, l’avocat n’a pas le droit de vous réclamer une rémunération complémentaire à la contribution qui lui sera versée par l’Etat.

      La seule exception concerne le rerait de l’aide juridictionnelle.

      L’aide juridictionnelle peut être retirée si vous obtenez des dommages-intérêts importants. Dans ce cas, l’avocat peut vous demander de régler ses honoraires, en contrepartie du travail effectué sur votre dossier.

      4 conditions doivent néanmoins être réunies, à savoir :

      • La décision de justice est devenue définitive (aucun recours n’a été exercé et le délai de recours a expiré)
      • Cette décision de justice vous a octroyé d’importants dommages-intérêts
      • Ces dommages-intérêts vous font dépasser les plafonds de revenus pris en compte pour l’octroi de l’aide juridictionnelle. En d’autres termes, vos nouvelles ressources sont considérées comme suffisamment élevées pour que, si elles avaient existé lors de la demande, l’aide juridictionnelle ne vous aurait pas été accordée
      • Le bureau d’aide juridictionnelle a officiellement retiré l’aide accordée.

        À savoir

      L’avocat désigné peut, dès le départ, conclure avec son client une convention écrite qui fixe le montant et les modalités de paiement des honoraires qu’il pourra réclamer si le bureau d’aide juridictionnelle ou la juridiction prononce le retrait de l’aide juridictionnelle.

       À noter

      En cas de litige sur les honoraires, vous pouvez saisir le médiateur de la consommation ou le bâtonnier du barreau dont dépend l’avocat.

La carte électorale 

La carte électorale est remise :

  • Soit par courrier au plus tard 3 jours avant le scrutin (élection ou référendum)
  • Soit à l’occasion d’une cérémonie de citoyenneté organisée par le maire pour les jeunes inscrits d’office

Si vous n’avez pas reçu votre carte, vous pouvez vous présenter à votre bureau de vote muni de votre seule pièce d’identité.

Tous les 3 à 5 ans a lieu une refonte des listes électorales, une nouvelle carte électorale est alors adressée à l’ensemble des électeurs, qu’ils soient anciennement ou nouvellement inscrits sur la liste électorale. En dehors de cette période, elle n’est envoyée qu’une seule fois suivant votre inscription ou votre déclaration de changement de situation.

Vous constatez une erreur sur votre état-civil ?

  • Si vous êtes né en France métropolitaine, dans les DOM, à Saint-Pierre et Miquelon, Saint-Martin, Wallis et Futuna ou en Polynésie-Française : munissez-vous de votre numéro de sécurité sociale et d’une copie intégrale de votre acte de naissance, datant de moins de trois mois (à demander auprès de votre commune de naissance) et accédez au site internet service-public.fr pour demander sa correction.

    Si vous ne pouvez utiliser ce site, adressez-vous à un organisme qui gère vos droits sociaux (caisse de retraite, mutuelle, sécurité sociale…) ou envoyez votre demande par courrier à l’adresse suivante :

    Insee Pays de la Loire
    Pôle RFD
    105 rue des Français Libres
    BP67401
    44274 Nantes Cedex 2
  • Si vous êtes né à l’étranger ou en Nouvelle-Calédonie : adressez-vous à un organisme de sécurité sociale (caisse nationale d’assurance vieillesse, mutuelle…). Vous pouvez aussi, en cas d’erreur d’état civil sur votre carte électorale, vous adresser à votre commune d’inscription. Vous devrez envoyer votre demande accompagnée d’un acte de naissance ainsi que d’un justificatif d’identité par courrier à l’adresse suivante :

    Insee Pays de la Loire
    Pôle RFD
    105 rue des Français Libres
    BP67401
    44274 Nantes cedex 2

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