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Question-réponse

Qu’est-ce que la médiation familiale ?

Vérifié le 01/10/2025 – Service Public / Direction de l’information légale et administrative (Premier ministre)

Si vous êtes en conflit avec un ou plusieurs membres de votre famille (lors d’un divorce, d’une séparation, d’une succession par exemple), la médiation familiale peut vous aider à trouver une solution amiable à la résolution de votre litige. Nous vous présentons les informations à connaître.

La médiation familiale est une alternative au recours au juge. Elle vous permet de rencontrer votre adversaire dans un espace neutre et en présence d’un professionnel indépendant, impartial et qualifié nommé le médiateur familial.

Le médiateur est là pour vous aider à restaurer le lien familial en favorisant l’écoute et le dialogue. La discussion doit vous permettre de trouver, par vous même, un accord avec votre adversaire.

En général, la solution que vous pouvez trouver dans une médiation familiale est mieux adaptée à vos besoins que celle que pourrait rendre le juge, puisqu’elle est le résultat de vos discussions.

Vous pouvez tenter une médiation familiale avant de saisir le juge ou en cours de procédure judiciaire.

Séparation d’un couple

Vous pouvez demander une médiation familiale si vous êtes en cours de séparation, déjà séparé, divorcé ou en cours de divorce.

La médiation familiale peut vous permettre de trouver une solution dans les domaines suivants :

  À savoir

La médiation familiale n’est pas possible si des violences ont été commises par l’un des parents sur l’autre parent ou sur l’enfant.

Rupture des liens entre grands-parents et petits-enfants

Vous pouvez demander une médiation afin de garantir le maintien de vos relations avec vos petits-enfants.

Succession conflictuelle

Vous pouvez solliciter une médiation familiale si vous êtes en conflit avec les autres héritiers lors du règlement d’une succession.

Le médiateur familial est un professionnel qualifié qui exerce soit dans une association, soit en tant que professionnel libéral.

Vous trouverez la liste des médiateurs familiaux (personnes physiques ou associations) sur le site internet de chaque Cour d’appel dans l’onglet Partenaires de justice.

Où s’adresser ?

Vous pouvez contacter une association de médiation familiale.

Si vous voulez bénéficier d’un médiateur au tarif conventionné, vous devez prendre contact avec la Caf de votre département.

La médiation familiale peut se faire à votre initiative (médiation conventionnelle) ou à l’initiative d’un juge (médiation judiciaire).

Quel que soit la façon dont la médiation a été initiée, le médiateur ne juge pas. Il n’a pas de pouvoir de décision, ni de pouvoir d’enquête.

Toutefois, il peut, avec votre accord et pour les besoins de la médiation, entendre des personnes extérieures au conflit, par exemple, des voisins ou des amis qui en sont d’accord.

Dans l’exercice de sa mission, le médiateur familial doit respecter les principes de confidentialité, d’impartialité et de neutralité.

  À savoir

Le principe de confidentialité ne s’applique pas en cas de motif impérieux (par exemple, protection de l’enfant) ou si la révélation de l’accord est nécessaire à sa mise en œuvre.

La médiation familiale se déroule en 3 étapes :

  • L’entretien d’information au cours duquel le médiateur familial vous présente les objectifs, le contenu et les thèmes que vous pouvez aborder. Vous pouvez accepter ou refuser de vous engager dans une médiation familiale. Cet entretien est sans engagement.
  • Les entretiens de médiation familiale se déroulent de la manière suivante :
  • En cas d’accord, vous pouvez rédiger un accord de médiation et saisir le juge pour demander son homologation. L’accord de médiation homologué a la même force exécutoire qu’un jugement.

 À noter

Si vous ne trouvez pas d’accord à la fin de la médiation, vous pouvez saisir le juge pour faire trancher votre litige.

Décision de médiation

Le juge peut proposer une médiation familiale, même s’il n’a pas recueilli votre accord et celui de votre adversaire.

Le juge peut même vous ordonner de rencontrer, dans un délai déterminé, un médiateur qui doit vous informer sur l’objet et le déroulement de la médiation. Si vous ne respectez pas cette obligation, vous pouvez être condamné au paiement d’une amende civile d’un montant maximum de 10 000 €.

Lorsque le juge ordonne une médiation familiale, il rend une décision.

Le greffe de la juridiction vous notifie la décision ordonnant la médiation par tout moyen (courrier, remise en mains propres).

Cette décision mentionne l’identité du médiateur désigné, sa mission et la durée de la mesure.

La décision contient également les éléments suivants ;

  • Montant de la provision à verser pour la rémunération du médiateur
  • Délai dans lequel la provision doit être versée
  • Éventuelle répartition de la provision entre les parties.

La médiation ne peut pas avoir lieu si la provision n’est pas versée dans le délai fixé.

Si vous bénéficiez de l’aide juridictionnelle, vous êtes dispensé de versement d’une provision.

Séances de médiation

Le médiateur commence par vous convoquer à une date et un horaire qu’il se charge de déterminer.

La médiation familiale se déroule ensuite en 3 étapes :

  • L’entretien d’information au cours duquel le médiateur familial vous présente les objectifs, le contenu et les thèmes que vous pouvez aborder.
  • Les entretiens de médiation familiale, d’une durée de 1 heure 30 à 2 heures environ, se déroulent sur la période fixée par le juge (5 mois maximum, renouvelable une fois pour 3 mois sur décision). Le nombre d’entretiens varie selon chaque situation.
  • À la fin de la médiation, vous pouvez acter votre accord dans un écrit signé par vous et l’autre partie à la médiation.

Le juge peut homologuer l’accord issu de la médiation, c’est-à-dire le valider. L’accord homologué à la même force exécutoire qu’un jugement.

  À savoir

À tout moment, le juge peut mettre fin à la médiation sur demande d’une partie ou du médiateur familial.

La médiation familiale est payante. Seul l’entretien d’information est gratuit.

Le médiateur fixe librement sa rémunération.

Vous pouvez convenir, avec l’autre participant à la médiation, de la répartition des frais de médiation. En l’absence d’accord, les frais sont partagés par moitié entre vous.

Si vous faites appel à une association de médiation familiale conventionnée par la Caf, la rémunération est calculée à partir d’un barème proportionnel à vos revenus.

L’entretien d’information est gratuit.

À l’issue de la médiation, la rémunération est fixée par le médiateur en concertation avec les parties. Si vous n’êtes pas d’accord avec le médiateur, c’est au juge de fixer le montant de la rémunération.

Vous devez répartir entre vous le règlement de la rémunération. En cas de désaccord, les frais sont répartis à parts égales entre vous sauf si le juge décide qu’une telle répartition est inéquitable au regard de la situation économique des parties.

La provision versée avant la médiation familiale vient en déduction des sommes à régler au médiateur. Si besoin, le médiateur vous restitue la différence entre le montant de la provision et le montant de sa rémunération.

  À savoir

Si vous êtes bénéficiaire de l’aide juridictionnelle, vos frais de médiation familiale sont à la charge de l’État. La répartition des frais entre vous et l’autre partie à la médiation se fait toujours à parts égales sauf si le juge qu’une telle répartition est inéquitable.

La carte électorale 

La carte électorale est remise :

  • Soit par courrier au plus tard 3 jours avant le scrutin (élection ou référendum)
  • Soit à l’occasion d’une cérémonie de citoyenneté organisée par le maire pour les jeunes inscrits d’office

Si vous n’avez pas reçu votre carte, vous pouvez vous présenter à votre bureau de vote muni de votre seule pièce d’identité.

Tous les 3 à 5 ans a lieu une refonte des listes électorales, une nouvelle carte électorale est alors adressée à l’ensemble des électeurs, qu’ils soient anciennement ou nouvellement inscrits sur la liste électorale. En dehors de cette période, elle n’est envoyée qu’une seule fois suivant votre inscription ou votre déclaration de changement de situation.

Vous constatez une erreur sur votre état-civil ?

  • Si vous êtes né en France métropolitaine, dans les DOM, à Saint-Pierre et Miquelon, Saint-Martin, Wallis et Futuna ou en Polynésie-Française : munissez-vous de votre numéro de sécurité sociale et d’une copie intégrale de votre acte de naissance, datant de moins de trois mois (à demander auprès de votre commune de naissance) et accédez au site internet service-public.fr pour demander sa correction.

    Si vous ne pouvez utiliser ce site, adressez-vous à un organisme qui gère vos droits sociaux (caisse de retraite, mutuelle, sécurité sociale…) ou envoyez votre demande par courrier à l’adresse suivante :

    Insee Pays de la Loire
    Pôle RFD
    105 rue des Français Libres
    BP67401
    44274 Nantes Cedex 2
  • Si vous êtes né à l’étranger ou en Nouvelle-Calédonie : adressez-vous à un organisme de sécurité sociale (caisse nationale d’assurance vieillesse, mutuelle…). Vous pouvez aussi, en cas d’erreur d’état civil sur votre carte électorale, vous adresser à votre commune d’inscription. Vous devrez envoyer votre demande accompagnée d’un acte de naissance ainsi que d’un justificatif d’identité par courrier à l’adresse suivante :

    Insee Pays de la Loire
    Pôle RFD
    105 rue des Français Libres
    BP67401
    44274 Nantes cedex 2

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