S’inscrire sur la liste électorale

Fiche pratique

Mariage sans contrat : régime de la communauté réduite aux acquêts

Vérifié le 27/04/2026 – Service Public / Direction de l’information légale et administrative (Premier ministre)

Vous souhaitez vous marier sans signer de contrat de mariage ? Dans ce cas, vos biens seront automatiquement soumis au régime légal de la communauté réduite aux acquêts. Les biens que vous possédez avant le mariage restent votre propriété personnelle. Votre patrimoine se compose de biens propres et de biens communs. À la fin du mariage, les biens communs sont partagés. Vous pouvez changer de régime matrimonial sous certaines conditions. Nous vous présentons les informations à connaître.

C’est un régime matrimonial.

Si vous vous mariez sans contrat de mariage, vous êtes automatiquement soumis au régime de la communauté réduite aux acquêts.

On parle aussi de communauté légale.

  À savoir

Vous n’avez aucune formalité à accomplir pour bénéficier de ce régime.

Dans la communauté réduite aux acquêts, l’enrichissement de l’un de vous profite aussi à l’autre.

En contrepartie, les risques pris par l’un de vous (dettes) peuvent peser sur vous 2.

La communauté réduite aux acquêts distingue les biens suivants :

  • Biens vous appartenant à tous les 2, chacun pour moitié : on parle de biens communs
  • Biens appartenant uniquement à l’un de vous 2 : on parle de biens propres.

Tout bien est présumé commun, sauf preuve contraire.

Vos acquêts, c’est-à-dire les biens mobiliers ou immobiliers acquis par vous 2, ensemble ou séparément, moyennant paiement (on dit aussi à titre onéreux) pendant votre mariage, sont des biens communs.

Ces biens communs peuvent être acquis par l’un des moyens suivants :

  • Revenus tirés de votre travail (quelle que soit l’activité exercée)
  • Économies faites sur les revenus des biens appartenant à l’un de vous 2.

Les éléments suivants constituent des biens communs (liste non exhaustive) :

  • Salaires et revenus professionnels (y compris indemnité de licenciement ou de départ en retraite)
  • Pensions de retraite
  • Gains de jeux
  • Revenus d’épargne et de placements.

Vous restez seul propriétaire de certains biens. On parle de biens propres.

Les bien suivants sont des biens propres :

  • Bien mobilier ou immobilier dont l’un de vous 2 est propriétaire avant le mariage
  • Bien reçu par donation ou succession (héritage ou legs par testament) par un seul de vous 2 durant le mariage (sauf volonté contraire du testateur ou du donateur).

D’autres éléments constituent aussi des biens propres, notamment les suivants :

  • Vêtements personnels
  • Certaines créances et pensions, telles que les pensions alimentaires ou d’invalidité
  • Indemnité réparant un préjudice corporel ou moral subi par l’un de vous 2
  • Certains biens professionnels nécessaires à l’activité de l’un de vous.

Le bien que vous achetez, durant le mariage, avec de l’argent provenant d’une succession ou de la vente d’un bien propre, est aussi un bien propre.

Il faut que l’origine de l’argent soit déclarée dans l’acte d’achat notarié.

Biens communs

Pour les biens communs, chacun de vous 2 peut effectuer seul les actes d’administration et les actes de disposition.

Toutefois, votre accord à tous les 2 est nécessaire dans certains cas, notamment les suivants :

  • Vente, donation ou constitution d’une garantie (par exemple, hypothèque) sur un immeuble vous appartenant à tous les 2
  • Bail d’un fonds rural ou d’un immeuble à usage commercial, industriel ou artisanal.

Gains et salaires

Chacun de vous 2 gère et dispose seul de ses gains et salaires.

Cette règle s’applique quel que soit le régime matrimonial des époux, dès lors que chacun acquitte sa part des charges du mariage,

Si vous êtes marié sans contrat, vos gains et salaires sont toutefois considérés comme des biens communs.

Les biens acquis avec des gains et salaires sont communs, de même que l’argent économisé par un époux.

Cette règle peut avoir des conséquences, par exemple en cas de séparation ou si un époux veut donner un bien sans l’accord de l’autre époux.

En cas de difficulté, vous pouvez prendre conseil auprès d’un professionnel, en particulier un notaire.

Où s’adresser ?

Chacun de vous gère et dispose seul de ses biens propres.

Aucun de vous 2 ne peut disposer seul de votre logement familial.

Si votre logement familial est un bien propre, celui qui en est propriétaire ne peut donc pas en disposer seul.

Pour le vendre, il doit obtenir l’accord de l’autre époux.

Cette règle vaut aussi pour les meubles qui garnissent le logement familial.

  À savoir

Cette protection s’applique à votre résidence principale, elle ne joue pas pour une résidence secondaire.

L’obligation de remboursement des dettes varie selon que les biens sont communs ou propres à un seul époux.

Pour préserver certains biens propres face aux exigences des créanciers, il vous appartient de prouver que vous en êtes seul propriétaire.

Les règles dépendent des dettes engagées.

Dettes souscrites pour l’entretien du ménage et l’éducation des enfants

Chacun de vous 2 doit contribuer aux charges du mariage, selon vos facultés respectives.

Toutes les dettes que l’un de vous 2 contracte vous engagent tous les 2 solidairement si elles portent sur l’une des obligations suivantes :

  • Entretien du ménage
  • Éducation des enfants.

On parle aussi de dettes ménagères.

Les dépenses suivantes sont considérées comme des dépenses d’entretien du ménage ou d’éducation des enfants (liste non exhaustive) :

  • Alimentation
  • Loyers et charges du logement familial
  • Factures d’eau et d’électricité
  • Frais de santé
  • Frais vestimentaires et scolaires des enfants
  • Salaire d’un employé de maison
  • Frais de garde des enfants.

Le créancier peut réclamer le paiement de la dette à vous ou à votre époux.

Il peut saisir vos biens communs comme vos biens propres.

 Attention :

Si l’un de vous 2 fait seul des dépenses manifestement excessives par rapport aux revenus de votre ménage, lui seul est engagé. Dans ce cas, le créancier peut saisir les biens communs. Mais il ne peut pas saisir le salaire, ni les biens propres de l’autre époux.

Dettes fiscales

En tant qu’époux, vous formez un seul foyer fiscal et vous êtes soumis à imposition commune.

Vous êtes solidaires au niveau fiscal, c’est une dette commune.

La solidarité s’applique pour les impôts suivants :

Vous devez donc payer ensemble l’impôt dû.

En l’absence de paiement, l’administration fiscale peut réclamer l’impôt indifféremment à l’un ou l’autre de vous 2.

Dettes nées avant le mariage

Les dettes dont l’un de vous était tenu avant le mariage restent des dettes personnelles.

C’est le cas pour le capital dû, mais aussi pour les intérêts.

Emprunt et achat avec paiement échelonné dans le temps

Si vous souscrivez seul un emprunt ou un achat avec paiement échelonné dans le temps, vous engagez uniquement vos biens propres et vos revenus.

Si votre époux donne son consentement exprès, vous engagez aussi vos biens communs. Les biens propres de votre conjoint restent protégés.

 Attention :

L’emprunt que vous souscrivez pour une somme modeste nécessaire aux besoins de la vie courante vous engage tous les 2. C’est aussi le cas pour plusieurs emprunts dont le montant cumulé n’est pas excessif au vu de votre train de vie.

Tout dépend de votre situation :

    • L’engagement en tant que caution vaut pour celui de vous 2 qui le souscrit.

      Si vous vous engagez seul, vous engagez vos biens propres et vos revenus.

      Si votre époux donne son consentement exprès à votre engagement en tant que caution, l’engagement porte aussi sur vos biens communs.

    • L’engagement en tant que caution vaut pour celui de vous 2 qui le souscrit.

      Si vous vous engagez seul, vous engagez uniquement vos biens propres et vos revenus.

  • Si vous vous engagez tous les 2 en tant que caution pour la même dette, tous vos biens, propres et communs, sont engagés.

Les biens communs sont partagés notamment dans les cas suivants :

 À noter

La communauté de biens cesse aussi en cas de changement de régime matrimonial.

On parle de liquidation de la communauté.

En savoir plus sur la liquidation de la communauté

Vous pouvez librement changer ou modifier votre régime matrimonial.

Vous devez respecter les conditions suivantes :

  • Recours à un notaire
  • Respect de l’intérêt de la famille
  • Information des personnes intéressées (notamment vos enfants majeurs, vos créanciers).

Votre changement de régime est soumis à l’homologation d’un tribunal uniquement en cas d’opposition d’une des personnes suivantes :

Vous devez être assisté par un avocat.

L’avocat présente une requête au tribunal judiciaire du lieu de résidence de la famille, à vos 2 noms, à laquelle est jointe une copie de l’acte notarié.

Où s’adresser ?

 À noter

Le changement ou la modification de régime matrimonial est mentionné en marge de l’acte de mariage.

La carte électorale 

La carte électorale est remise :

  • Soit par courrier au plus tard 3 jours avant le scrutin (élection ou référendum)
  • Soit à l’occasion d’une cérémonie de citoyenneté organisée par le maire pour les jeunes inscrits d’office

Si vous n’avez pas reçu votre carte, vous pouvez vous présenter à votre bureau de vote muni de votre seule pièce d’identité.

Tous les 3 à 5 ans a lieu une refonte des listes électorales, une nouvelle carte électorale est alors adressée à l’ensemble des électeurs, qu’ils soient anciennement ou nouvellement inscrits sur la liste électorale. En dehors de cette période, elle n’est envoyée qu’une seule fois suivant votre inscription ou votre déclaration de changement de situation.

Vous constatez une erreur sur votre état-civil ?

  • Si vous êtes né en France métropolitaine, dans les DOM, à Saint-Pierre et Miquelon, Saint-Martin, Wallis et Futuna ou en Polynésie-Française : munissez-vous de votre numéro de sécurité sociale et d’une copie intégrale de votre acte de naissance, datant de moins de trois mois (à demander auprès de votre commune de naissance) et accédez au site internet service-public.fr pour demander sa correction.

    Si vous ne pouvez utiliser ce site, adressez-vous à un organisme qui gère vos droits sociaux (caisse de retraite, mutuelle, sécurité sociale…) ou envoyez votre demande par courrier à l’adresse suivante :

    Insee Pays de la Loire
    Pôle RFD
    105 rue des Français Libres
    BP67401
    44274 Nantes Cedex 2
  • Si vous êtes né à l’étranger ou en Nouvelle-Calédonie : adressez-vous à un organisme de sécurité sociale (caisse nationale d’assurance vieillesse, mutuelle…). Vous pouvez aussi, en cas d’erreur d’état civil sur votre carte électorale, vous adresser à votre commune d’inscription. Vous devrez envoyer votre demande accompagnée d’un acte de naissance ainsi que d’un justificatif d’identité par courrier à l’adresse suivante :

    Insee Pays de la Loire
    Pôle RFD
    105 rue des Français Libres
    BP67401
    44274 Nantes cedex 2

Revenir en haut de page