Dans son studio, Guillaume Perret prépare le concert qui aura lieu au VIP le 24 février. (©Ville de Saint-Nazaire – Christian Robert)

[VIDEO] Le saxophoniste international Guillaume Perret a choisi de s’installer à Saint-Nazaire pour y vivre et y mener de nombreux projets culturels. En concert au VIP le 24 février, il nous a ouvert les portes de son studio, dans le centre-ville.

 

Guillaume Perret, vous êtes né à Annecy et avez vécu à Paris. Pourquoi avoir choisi Saint-Nazaire depuis un an et demi ?

Avant Paris, j’ai passé six ou sept ans en Suisse. J’y ai fait mes jeunes années de musicien. En tant que sideman, je jouais dans plein de groupes avec lesquels on tournait dans le monde entier.
Puis je suis allé à Paris pour monter mes projets personnels en tant que leader et ça s’est plutôt bien passé. Mais je voulais changer d’environnement parce que j’ai besoin de nature. Toute une partie de ma famille s’était installée à Nantes, Saint-Nazaire et Saint-Brévin, je suis donc venu la rejoindre et j’ai eu un coup de foudre pour Saint-Nazaire.

 

Rencontre avec Guillaume Perret chez lui à Saint-Nazaire

Est-ce une ville inspirante et un territoire qui vous permet de vous connecter aux paysages ?

Chaque élément naturel est inspirant en général, que ce soit le cosmos, un arbre ou les montagnes. Qu’on soit musicien ou non, je crois qu’on a une sorte d’introspection, on se resitue par rapport aux êtres vivants.
Pourquoi Saint-Nazaire particulièrement ? Je m’y sens super bien, j’aime bien l’état d’esprit. Et pourtant, il n’y a pas de vieille ville, personne n’a encore trouvé le centre-ville, on le cherche. Mais il y a un état d’esprit que je trouve vraiment fabuleux.
En tout cas, je connais un maximum de voisins. Des gens m’arrêtent dans la rue alors que je suis davantage connu dans un réseau de musique instrumentale que du grand public. J’ai senti que c’était une bonne chose d’être là.

Depuis votre arrivée, vous développez de nombreux projets ?

Oui, j’adore transmettre et il s’est passé plein de choses au niveau pédagogique, notamment avec l’école de Saint-Brévin. On met en place des ateliers avec le conservatoire, j’ai fait travailler le lycée Aristide Briand, tout cela est arrivé très vite.
Je suis aussi en résidence au VIP assez régulièrement, j’ai été pris en résidence pour deux ans par le CRDJ, le comité régional des salles de jazz des Pays de la Loire, et j’étais invité parmi les artistes des Pays de la Loire au concert des 30 ans des Escales. Je ne peux pas demander mieux, c’est très motivant.

Comment envisagez-vous le concert du 24 février au VIP ?

J’y présente mon nouveau projet qui s’appelle Simplify. J’ai eu envie d’un projet assez festif, d’aller chercher les jeunes générations, plutôt dans des salles debout pour que ça danse, et de simplifier l’accès à cette musique.
On est deux sur scène avec le batteur Tao Ehrlich. J’ai différentes machines pour générer des sons, un peu comme un orchestre. L’album sera enregistré dans la foulée, donc c’est une date de pré-tournée. Ce qui est sûr, c’est que ça va être une belle fête et le fait que ce soit à Saint-Nazaire, qui est maintenant ma ville, cela me donne un trac de fou !

Infos et réservations sur le site du VIP.

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