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Question-réponse

Procès civil : comment agir rapidement (en référé) devant le tribunal ?

Vérifié le 01/03/2026 – Service Public / Direction de l’information légale et administrative (Premier ministre), Ministère chargé de la justice

Pour agir rapidement devant le tribunal, vous pouvez utiliser le référé. C’est une procédure judiciaire d’urgence qui permet au juge de prononcer rapidement des mesures provisoires, dans le respect du débat contradictoire. Nous vous présentons les informations à connaître.

Le référé est une procédure d’urgence qui permet au juge de prendre des mesures provisoires.

Le référé ne permet pas de régler définitivement le litige.

Le procès qui permet de régler le litige, qu’on appelle procès au fond, peut avoir lieu plus tard. Le procès au fond peut porter sur la totalité des problèmes à résoudre. Les mesures prises dans l’ordonnance de référé peuvent être revues lors de ce procès.

  À savoir

Il est possible, lorsque la loi le prévoit, en cas d’urgence, d’obtenir une décision pour le procès principal selon une procédure appelée procédure accélérée au fond. À la différence du référé qui est provisoire, elle permet au juge de prendre une décision rapide et définitive. Par exemple, pour forcer un copropriétaire à verser une somme d’argent pour la réalisation de travaux urgents.

Dans certains cas très urgents, il est possible de saisir un juge en quelques heures, avec un référé qu’on l’appelle référé d’heure à heure. Le juge peut être saisi très rapidement y compris les week-ends et les jours fériés. Il peut par exemple, en référé, interdire la diffusion d’une image ou d’un contenu illicite sur internet.

En référé, les mesures suivantes peuvent être demandées :

  • Mesures d’instruction (enquête), qui ne pourront plus être réalisées ultérieurement ou qui perdront de leur intérêt si elles étaient tardives. Par exemple, faire expertiser un véhicule pour établir des vices cachés, dans l’attente du procès.
  • Mesures qui ne peuvent pas être contestées par votre adversaire, car vous êtes dans votre droit (par exemple, expulsion du locataire)
  • Mesures, même contestées par votre adversaire, qui sont nécessaires pour éviter un dommage qui va se produire ou pour faire cesser un trouble évident de la loi. Cela peut être par exemple une demande pour sécuriser un immeuble qui menace de s’effondrer ou limiter le niveau sonore d’un bar.
  • Versement d’une provision (somme d’argent) ou l’exécution d’une obligation (par exemple, livrer le bien). Dans ce cas, la dette ou l’obligation doit être incontestable (existence d’un contrat par exemple).
  • Fixation d’une astreinte pour contraindre l’adversaire à respecter ses obligations.

  À savoir

En cas d’appel d’une décision, vous devez saisir le premier président de la cour d’appel.

Saisir le tribunal

Pour introduire une action en référé, vous devez adresser une assignation à votre adversaire.

Cette assignation doit être délivrée par un commissaire de justice.

  À savoir

Pour saisir le conseil de prud’hommes en référé, il est possible de faire une requête.

En savoir plus sur l’audience de règlement amiable (ARA)

Représentation par avocat

Pour les litiges d’un montant supérieur ou égal à 10 000 €, vous devez faire appel à un avocat.

La représentation par un avocat n’est toutefois pas obligatoire dans les litiges suivants :

  • Autorité parentale
  • Protection des majeurs (tutelle, curatelle,…)
  • Expulsion
  • Bail d’habitation
  • Crédit à la consommation
  • Surendettement des particuliers
  • Contentieux électoral ou de désignation de divers représentants (par exemple, délégué syndical au comité social et économique d’entreprise)
  • Litiges d’un montant inférieur ou égal à 10 000 €
  • Litiges d’un montant indéterminé ayant pour origine l’exécution d’une obligation inférieure à 10 000 €.

Où s’adresser ?

Si vous n’avez pas suffisamment de revenus pour payer les frais d’avocat et du commissaire de justice, vous pouvez demander à bénéficier de l‘aide juridictionnelle.

Décision du tribunal

Lors de l’audience, le tribunal s’assure que votre adversaire a eu suffisamment de temps entre l’assignation et la tenue de l’audience pour préparer sa défense.

 À noter

La procédure peut se dérouler sans audience. Dans ce cas, toutes les parties doivent donner leur accord.

Le juge rend une ordonnance. Elle peut être rendue directement après l’audience ou à une date ultérieure fixée par le tribunal.

Si la décision ne vous convient pas, vous pouvez faire appel dans un délai de 15 jours après la notification ou la signification de l’ordonnance. Votre adversaire peut aussi faire appel.

Si la décision a été rendue en dernier ressort par défaut et qu’elle ne vous convient pas, vous pouvez faire opposition.

Si la décision a été rendue en dernier ressort, vous pouvez faire un pourvoi en cassation dans les 2 mois de la notification ou de la signification de l’ordonnance.

Cependant, la décision est appliquée immédiatement, même en cas d’appel. On dit qu’elle est appliquée à titre provisoire, dans l’attente de la décision d’appel ou du jugement principal.

En cas de nécessité, le juge peut ordonner que l’exécution de l’ordonnance de référé a lieu au seul vu de la décision, c’est-à-dire sans attendre la notification ou la signification.

  À savoir

La décision rendue par le premier président de la cour d’appel ne peut pas faire l’objet d’un appel. De même, celle rendue en dernier ressort en raison du montant ou de l’objet du litige. Seul le pourvoi en cassation est possible.

Vous devez régler un timbre fiscal de 50 € pour introduire votre demande en référé devant le tribunal judiciaire, le tribunal de proximité, le tribunal paritaire des baux ruraux et le conseil de prud’hommes.

Vous devez payer le commissaire de justice, qui délivre l’assignation et qui signifie la décision, et les honoraires de l’avocat.

Si vous n’avez pas suffisamment de revenus pour payer le timbre fiscal, les frais du commissaire de justice et de l’avocat, vous pouvez demander à bénéficier de l’aide juridictionnelle.

La procédure de référé devant le tribunal de commerce est soumise au versement d’une provision. Dans ce cas, vous devez vous renseigner auprès du greffe compétent, car les tarifs ne sont pas identiques pour tous les tribunaux de commerce.

Et aussi

La carte électorale 

La carte électorale est remise :

  • Soit par courrier au plus tard 3 jours avant le scrutin (élection ou référendum)
  • Soit à l’occasion d’une cérémonie de citoyenneté organisée par le maire pour les jeunes inscrits d’office

Si vous n’avez pas reçu votre carte, vous pouvez vous présenter à votre bureau de vote muni de votre seule pièce d’identité.

Tous les 3 à 5 ans a lieu une refonte des listes électorales, une nouvelle carte électorale est alors adressée à l’ensemble des électeurs, qu’ils soient anciennement ou nouvellement inscrits sur la liste électorale. En dehors de cette période, elle n’est envoyée qu’une seule fois suivant votre inscription ou votre déclaration de changement de situation.

Vous constatez une erreur sur votre état-civil ?

  • Si vous êtes né en France métropolitaine, dans les DOM, à Saint-Pierre et Miquelon, Saint-Martin, Wallis et Futuna ou en Polynésie-Française : munissez-vous de votre numéro de sécurité sociale et d’une copie intégrale de votre acte de naissance, datant de moins de trois mois (à demander auprès de votre commune de naissance) et accédez au site internet service-public.fr pour demander sa correction.

    Si vous ne pouvez utiliser ce site, adressez-vous à un organisme qui gère vos droits sociaux (caisse de retraite, mutuelle, sécurité sociale…) ou envoyez votre demande par courrier à l’adresse suivante :

    Insee Pays de la Loire
    Pôle RFD
    105 rue des Français Libres
    BP67401
    44274 Nantes Cedex 2
  • Si vous êtes né à l’étranger ou en Nouvelle-Calédonie : adressez-vous à un organisme de sécurité sociale (caisse nationale d’assurance vieillesse, mutuelle…). Vous pouvez aussi, en cas d’erreur d’état civil sur votre carte électorale, vous adresser à votre commune d’inscription. Vous devrez envoyer votre demande accompagnée d’un acte de naissance ainsi que d’un justificatif d’identité par courrier à l’adresse suivante :

    Insee Pays de la Loire
    Pôle RFD
    105 rue des Français Libres
    BP67401
    44274 Nantes cedex 2

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