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Mobilité internationale. Des jeunes Nazairiens solidaires

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Au Cambodge, les jeunes infirmières en herbe ont passé deux jours dans un orphelinat avec 18 enfants de 3 à 14 ans. @ Chloé Jahan

Un projet de solidarité en Europe ou ailleurs dans le monde ? La Ville aide les 16-30 ans dont les voyages ont des retombées locales pour le pays d’accueil. Julie Bébin séjourne actuellement au Népal avec un organisme qui intervient auprès des enfants des rues. Les trois étudiantes Ninon Jestin, Marine Le Brech et Chloé Jahan s’investissent dans un stage infirmier humanitaire au Cambodge.

Julie Bébin : "Beaucoup de choses me touchent chez eux"

«J’ai posé le pied au Népal pour la première fois il y a un mois afin de soutenir une organisation qui vient en aide aux enfants des rues. C'est la première fois que je voyage seule et que je pars en mission solidaire. Autant dire qu'à mon arrivée à Katmandou, je me suis sentie bousculée par toute l'agitation : des visages par milliers, une circulation étouffante et anarchique. 

Le Népal a vécu un grave séisme en 2015. Les traces de cette catastrophe sont encore visibles et le pays connait une très grande pauvreté. Les enfants que j'ai rencontrés ont perdu leur famille ou ont dû la quitter. Malgré leur vécu, ils affichent une grande joie de vivre.  Pour cette mission je suis basée à Godawari, périphérie Sud de la capitale où l'organisme Child Protect Centers and Services (CPCS) dispose de deux centres de socialisation. Ces centres offrent un toit aux enfants, des repas et des soins médicaux tout en encourageant un retour à la maison. Après 3 à 6 mois, si le retour en famille n'est pas possible, un centre de réhabilitation les accompagne et les scolarise. 

Ma mission durant ce mois et demi est de partager le quotidien de ces enfants, de proposer des animations et d’enseigner l’anglais. Les enfants sont très demandeurs d'activités. Les volontaires comme moi s’occupent d’eux ; on joue, on partage nos cultures. Beaucoup de choses me touchent chez eux : leur gentillesse, leur bienveillance envers moi et leur générosité.  J'ai été perturbée par leurs conditions précaires (vêtements abimés, conditions d'hygiène et de couchage...). Je suis heureuse de pouvoir leur apporter mon aide et de vivre cette expérience loin de mes réalités. Je pense qu'on en sort forcément grandi. J'ai autant appris sur le pays et sa culture que sur moi-même.» 

Au Cambodge, un trio pour délivrer des soins infirmiers

«Marine, Chloé et moi Ninon, étudiantes infirmières, souhaitions associer notre future profession à la solidarité internationale. Nous voulions découvrir la prise en charge soignante asiatique où corps et esprit ne font qu'un. Pour concrétiser ce projet et récolter des fonds, nous avons créé l’association Cambodhiam début 2017. Nous sommes parties au Cambodge le 16 mars avec l’Association Mission Stage Asie (AMS).

Nous logeons dans une grande maison avec 17 autres étudiantes dans un village proche de Phnom Penh. Du lundi au jeudi, le chauffeur de l'association nous conduit à l'Hôpital Général Khmer Soviet. Les médecins parlent français et les infirmiers anglais. Mais trois traducteurs nous permettent de communiquer plus facilement. Nous apprenons des mots khmers. Notre prononciation fait beaucoup rire les patients ce qui contribue à établir une relation de confiance.

Nous avons aussi passé deux jours à l'orphelinat créé par l'AMS dans le village Batheay. Il accueille 18 enfants de 3 à 14 ans. Nous avons pu jouer avec eux et leur offrir moustiquaires, matériel scolaire et jouets, un temps très précieux. La journée, nous avons travaillé dans des dispensaires pour accueillir les patients, assister les médecins dans leurs consultations, gérer et préparer les médicaments ce qui fut très enrichissant. Le week-end, nous profitons de notre temps libre pour découvrir la culture khmère, les richesses du pays comme les temples d'Angkor et rencontrer des familles cambodgiennes. 

Le Cambodge est le pays du sourire. C'est un plaisir d’y passer six semaines. Les situations vécues ici nourriront mon mémoire de fin d’études sur les différentes prises en charge soignantes. Ce stage ne fait que confirmer une partie de mon projet professionnel : celui du travail infirmier à l’international. » 

Exposition de photographies du 25 mai au 8 juin à la Maison de quartier de l’Immaculée.

La bourse Jeunes Nazairiens solidaires

La bourse Jeunes nazairiens solidaires accompagne des projets de solidarité et de coopération internationale jusqu’à 1000 € pour les projets individuels et 1500 € pour les collectifs. Menés par des habitants ou des étudiants âgés de 16 à 30 ans, avec ou sans qualification, ces projets doivent apporter des aides concrètes aux populations.

Les séjours peuvent avoir une durée d’une semaine à six mois. Un minimum de ressources propres ou de cofinancement est souhaité. La bourse vient en complément de ces financements et s’inscrit dans un dispositif plus large d’accompagnement avec différentes structures (Fédération des maisons de quartiers, mission Jeunesse de la Ville et associations locales de solidarité internationale).

Pour la demander, il faut déposer un dossier auprès de la Ville de Saint-Nazaire. La demande sera examinée par une commission qui se réunit tous les deux mois. 

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