- Social

Bénévolat. Transmettre l’alphabétisation et le français par goût des autres

Les ateliers ont lieu en tout petit groupes qui changent pour chaque séance d’alphabétisation. "On se présente et on parle de la vie quotidienne, les dates, prendre le bus ou acheter des légumes", explique Dominique Bommé, bénévole depuis plus d’un an. (©Ville de Saint-Nazaire - Christian Robert) - Agrandir l'image, .JPG 176Ko (fenêtre modale)
Les ateliers ont lieu en tout petit groupes qui changent pour chaque séance d’alphabétisation. "On se présente et on parle de la vie quotidienne, prendre le bus ou acheter des légumes", explique Dominique Bommé, bénévole depuis plus d’un an. (©Ville de Saint-Nazaire - Christian Robert)

A la maison de quartier de la Chesnaie Trébale, une douzaine de bénévoles assure des cours d’alphabétisation et de français langue étrangère (FLE) aux personnes qui débutent dans cette langue ou souhaitent progresser selon leur niveau.

Annick Even a participé au lancement des ateliers d'alphabétisation et de français langue étrangère (FLE) à la maison de quartier de la Chesnaie Trébale voilà vingt ans. Dominique Hamon y est bénévole depuis septembre. Portraits.

Annick Even, 83 ans

Professeur de lettres de métier, Annick Even aime transmettre et rencontrer des personnes d’horizons divers. "Je prends toujours énormément de plaisir à ces moments d'échange !"

Tout juste retraitée de l’Education nationale, Annick Even part enseigner en Géorgie, en Moldavie et au Mali. Puis en 2001, avec Marie-Pierre Sou, alors directrice de la maison de quartier de la Chesnaie Trébale, elle se dit qu’il faut apprendre aux habitantes à lire et à écrire pour qu’elles puissent sortir de chez elles. Ainsi sont nés les premiers ateliers d’alphabétisation.

Cinq ans plus tard sera proposé un cours de français langue étrangère, puis de nouveaux groupes seront créés pour répondre aux différents besoins d’apprentissage, mais aussi de socialisation. "Il faut savoir sans cesse s’adapter à la diversité des situations," souligne Annick Even. Est-elle fière ? "Oui, parce qu’on aide des personnes, mais il y a encore tellement à faire."

Dominique Hamon, 67 ans

Retraité de la santé, Dominique Hamon était auparavant engagé dans le sport comme président du club de volley (SNVBA). Depuis septembre, il a choisi une autre forme d’engagement. "Un copain intervenait dans les ateliers d’alphabétisation et cette démarche m’intéressait. La langue peut contribuer à l’intégration."

Avec d’autres bénévoles, Dominique Hamon a suivi une formation. Il a recours à différents supports pour pouvoir se mettre à la portée des apprenants. Alphabets en bois, cartes plastifiées ou même légumes du marché, chacun a ses astuces pour permettre les échanges.

Mais l’essentiel pour tous, "c’est de rester proche des apprenants, d’avoir le goût du collectif et de faire preuve d’humilité". Dominique Hamon enseigne les jours de la semaine à deux jeunes femmes, dont l’une est venue avec sa petite fille. "Ces ateliers m’apportent beaucoup," confie Dominique Hamon.

En cours d'alphabétisation et de FLE