Déclarer une naissance

Les déclarations de naissance et les reconnaissances se font au bureau de l’état civil de la Cité sanitaire aux horaires suivants :

  • les lundi, mardi, mercredi et vendredi de 09h à 12h30 et de 13h30 à 17h,
  • les jeudis de 13h30 à 17h.
  • Le bureau est fermé les jours fériés.

Vous pouvez déclarer la naissance de votre enfant le samedi matin de 9h à 12h, une permanence est assurée à l’hôtel de ville.

Un officier de l’état civil est présent durant ces plages d’ouverture pour recueillir :

  • Les déclarations de naissance faites par les pères et mères,
  • Les reconnaissances faites individuellement ou conjointement avant et après naissance,
  • Les déclarations conjointes relatives au nom de famille,
  • Les demandes d’information sur le droit de la famille, la dévolution du nom de famille et l’autorité parentale.

 Si la déclaration n’est pas faite dans les 5 jours réglementaires, celle-ci ne pourra plus être acceptée par l’officier de l’état civil, et sera transmise au procureur de la république qui après enquête se chargera du jugement déclaratif de naissance.

Attention : dès l’instant ou l’acte de naissance est dressé, aucune modification n’est possible.

Fiche pratique

Litige avec l’administration : référé-instruction (ou référé-expertise)

Vérifié le 26/06/2025 – Service Public / Direction de l’information légale et administrative (Premier ministre)

Votre immeuble risque d’être impacté par la réalisation de travaux publics ? C’est un des cas de figure pour lequel vous pouvez demander au juge administratif d’ordonner une mesure d’instruction ou une expertise, avant même que l’administration ne prenne une décision. Pour cela, vous devez utiliser la procédure du référé-instruction, encore appelée référé-expertise. Nous vous présentons la procédure à suivre.

Le référé-instruction vous permet de demander au juge des référés d’ordonner une expertise ou toute autre mesure d’instruction, même si l’administration n’a pas encore pris de décision.

Ce référé permet de recueillir des éléments de preuve, d’évaluer des dommages ou de clarifier des situations.

Exemple

Vous pouvez demander une expertise pour évaluer l’état d’un immeuble qui risque de subir des dommages lors de la réalisation de travaux publics planifiés. Cela permettra, après les travaux, d’apporter plus facilement la preuve du lien entre les travaux et les dommages subis par l’immeuble.

Pour faire un référé-instruction, vous devez remplir les 2 conditions suivantes :

  • La mesure que vous demandez doit être utile pour la résolution d’un litige actuel ou à venir
  • Le litige relève de la compétence du juge administratif.

  À savoir

La demande de référé-instruction ne nécessite pas qu’une décision administrative soit prise en amont.

Il n’est pas obligatoire de prendre un avocat pour faire une demande de référé-instruction.

Mais, si vous le souhaitez, vous pouvez vous faire conseiller par un avocat. Dans ce cas, il est conseillé de choisir un avocat spécialisé en droit public.

Où s’adresser ?

En fonction de vos revenus et de la valeur de votre patrimoine, vous pouvez demander à bénéficier de l’aide juridictionnelle.

Pour faire un référé-instruction, vous devez envoyer une requête au juge des référés du tribunal administratif.

La requête doit porter la mention « référé » et doit comporter les éléments suivants :

  • Vos nom, prénoms et adresse
  • L’objet de la demande (précision de la mesure d’expertise ou d’instruction demandée)
  • L’exposé précis des faits
  • Les arguments démontrant le bien-fondé de votre demande (utilité de la mesure).

La manière de déposer un référé-instruction varie selon que vous faites la demande vous-même ou par un avocat :

  • Vous pouvez faire la demande en ligne, sur place ou par courrier.

  • Votre avocat doit transmettre votre requête via le téléservice Télérecours.

    Mais si l’avocat n’est pas encore inscrit dans le téléservice Télérecours, il peut envoyer la demande par tous moyens.

La procédure est gratuite.

Mais, si vous prenez un avocat, vous devez payer ses honoraires.

En fonction de vos revenus et de la valeur de votre patrimoine, vous pouvez demander à bénéficier de l’aide juridictionnelle.

La requête est instruite de façon accélérée selon une procédure contradictoire écrite ou orale.

Le juge doit transmettre immédiatement une copie de la requête à l’administration concernée et lui donner un délai de réponse.

Le juge des référés prend ensuite sa décision après avoir examiné les arguments des parties.

 Attention :

Lorsque la demande concerne l’état d’immeubles risquant d’être endommagés par des travaux publics, le juge des référés peut prendre sa décision sans transmettre la requête à l’administration concernée.

Si le juge des référés dispose d’une certaine liberté pour prescrire une mesure d’instruction ou une expertise, il ne peut pas :

  • Confier à un expert une mission qui porte sur une question de droit
  • Se prononcer sur les critiques formulées par le demandeur sur les conditions dans lesquelles la première expertise s’est déroulée
  • Ordonner une mesure qui dépasse ses pouvoirs.

Décision du juge administratif

Le juge des référés rend une ordonnance qui indique la liste des mesures d’instruction ou d’expertise qu’il a décidé de prescrire, ainsi que les personnes chargées de les réaliser.

L’ordonnance vous est notifiée ainsi qu’à l’administration concernée et à toute autre partie intéressée.

Déroulement de l’expertise

Un expert est chargé par ordonnance du juge administratif de constater, lors de l’exécution des travaux, l’état des immeubles pouvant être affectés par des dommages.

Tout au long de l’expertise, le juge peut organiser une ou plusieurs séances pour veiller au bon déroulement des opérations.

Dans un délai de 2 mois suivant la première réunion, le juge peut modifier la liste des personnes intervenant dans l’expertise. Il peut y ajouter ou y exclure des personnes à la demande d’une des parties ou de l’expert lui-même.

Le juge a également la possibilité de :

  • Étendre la mission de l’expert à l’examen de questions techniques qui se révélerait utile à la bonne exécution de cette mission
  • Réduire l’étendue de la mission si certaines des recherches envisagées apparaissent inutiles.

À l’issue de la phase de constat, l’expert remet un premier rapport, accompagné d’un récapitulatif du temps consacré, des frais et débours engagés.

Le président de la juridiction (ou le président de la section du contentieux au Conseil d’État) fixe ensuite, par ordonnance, le montant des honoraires, des frais et débours dû à l’expert.

Si l’ordonnance le prévoit, l’expert peut poursuivre sa mission pour chercher les causes et l’ampleur des dommages qui surviendraient pendant la durée des travaux. Cette seconde phase peut être demandée par :

  • La personne qui a saisi le juge des référés (le demandeur)
  • Les personnes dont les immeubles peuvent être affectés par les travaux (par exemple, propriétaire, locataire)
  • Les autres parties intéressées selon le dossier (par exemple, assureur, syndicat de copropriété).

Lorsque l’expertise est définitivement terminée, l’expert est rémunéré pour l’ensemble de son travail. Cette rémunération est faite sous le contrôle du président de la juridiction.

Si votre requête de référé-instruction est rejetée, vous pouvez faire appel devant la cour administrative d’appel dans les 15 jours suivant la notification de la décision de rejet. Le juge d’appel statue lui-même en référé.

Devant la cour administrative d’appel, il est obligatoire de se faire assister par un avocat.

Où s’adresser ?

En cas de décision défavorable de la cour administrative d’appel, vous pouvez faire un recours en cassation devant le Conseil d’État dans les 15 jours suivant la notification.

Devant le Conseil d’État, il est obligatoire de se faire assister par un avocat au Conseil (aussi appelé avocat au Conseil d’État et à la Cour de cassation).

Et aussi

Pour en savoir plus

Nom de l’enfant

Les parents choisissent librement le nom de famille dévolu à leur premier enfant commun né à partir du 2 janvier 2005, soit le nom du père seul ou le nom de la mère seule ou les deux accolés dans l’ordre choisi par eux, dans la limite d’un nom de famille pour chacun d’eux (séparés par un espace). Exemple : Dupont Durand, Durand Dupont, Dupont, Durand.

Le choix de nom ne peut se faire qu’une seule fois et est applicable à tous les enfants d’une même fratrie (même père, même mère).

Pour les enfants de couples non mariés, ce choix n’est possible que si la filiation est établie à l’égard des deux parents au plus tard à la déclaration de naissance.

Le choix de nom se fait par la remise à l’officier de l’état civil au moment de la naissance d’une déclaration conjointe de choix de nom signée par les deux parents. En l’absence de cette déclaration c’est la loi actuelle qui s’applique c’est-à-dire :

  • Pour l’enfant légitime : le nom du père
  • Pour l’enfant naturel : le nom du père s’il a été reconnu conjointement par ses deux parents ou le nom du parent qui reconnaît l’enfant en premier.
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