Expressions politiques

Dans cette rubrique, vous retrouverez régulièrement les expressions des groupes politiques du conseil municipal publiées dans Saint-Nazaire Magazine. 

Février 2021

Le groupe "Pour Saint-Nazaire" - Majorité

Joël Batteux

Joël Batteux nous a quittés et laisse à notre majorité le goût amer de l’absence. Pour beaucoup d’entre nous, il a été un formateur et souvent un ami. Pour certain·es, plus jeunes, il incarne un héritage dynamique, perceptible dans bon nombre de dossiers, et que nous revendiquons fièrement. Pour quelques-un·es enfin, appartenant à son « opposition » de l’époque, il fut un maire incontestablement mobilisé pour sa ville et ses habitant·es. Ce qu’il nous laisse en commun, c’est une certaine conception de la politique, qui repose sur l’importance de l’idée, de la volonté et de la responsabilité.

Les enjeux de notre temps, qu’ils soient sociaux, économiques, démographiques ou environnementaux, nécessitent des politiques fortes et assumées. Ils obligent à des choix dans des contraintes financières plus dures et des espaces de développement désormais plus restreints. Si notre ville parvient à naviguer par ce gros temps, pour reprendre un vocabulaire marin que Joël Batteux affectionnait, c’est bel et bien le résultat des choix responsables et des anticipations judicieuses qui ont été opérés par ses équipes successives et sous son impulsion.

Joël Batteux, c’est aussi le personnage. Une voix grave qui résonne, un regard qui pénètre, une silhouette reconnaissable entre toutes. Il éveille des sentiments mêlés, comme le font les personnes inclassables, entre l’admiration, la crainte et l’affection. Parce qu’il aura incarné autant que façonné un grand dessein pour notre ville, notre reconnaissance collective doit s’exprimer en donnant son nom à un lieu. Nous ne le connaissons pas encore mais gageons que, depuis cet endroit, nous pourrons ressentir la mer.

Merci Joël.

Innover pour l’industrie

Durant la décennie 2010-2020, notre bassin d’emploi a connu une situation singulière. Singulière par rapport à l’ensemble de la France, car nous étions un des rares secteurs à créer des emplois industriels, loin devant de grandes métropoles. Singulière aussi par rapport à notre histoire, car pour la première fois, nos deux grandes filières — la navale et l’aéronautique — étaient en haut de cycle en même temps.

Ce dynamisme nous a permis d’atteindre un faible niveau de chômage. Il validait une stratégie ancienne de confiance en l’industrie, de diversification et de consolidation, notamment du réseau de sous-traitants illustré par le dynamisme d’un groupement comme Néopolia.

Forts de cet élan, nous avons posé dès 2018 notre candidature au dispositif « Territoires d’industrie ». Grâce à cette action de l’État, nous avons réuni les industriels et tous les acteurs du territoire, sous la conduite de la CARENE et d’Estuaire et Sillon, pour écrire une feuille de route intégrant vision du développement économique, qualification et besoins de main-d’œuvre, et défi de la transition écologique. 31 projets ont émergé et les 2/3 sont lancés à ce jour.

Amorcée alors que tous les voyants étaient au vert, cette feuille de route nous sert désormais de guide pour faire face à des temps incertains, assombris par la pandémie mondiale. De l’amélioration de la logistique à l’émergence d’un chantier naval mutualisé, en passant par l’innovation pour la propulsion vélique ou hydrogène, les projets sont nombreux. Ils écrivent déjà l’avenir de notre territoire, tout en respectant son ADN : la coopération au service de projets ambitieux.

Agir pour l’eau

Pour améliorer la qualité de l’eau et des milieux naturels aquatiques sur le bassin versant Brière Brivet, la CARENE et les 4 autres intercommunalités du territoire s’engagent dans un contrat de 6 ans (2020/2025) doté d’un budget de 15 millions d’euros, cofinancé par l’agence de l’eau Loire Bretagne, le conseil régional des Pays de la Loire et le département de Loire-Atlantique.

C’est un doublement des investissements par rapport au contrat précédent avec en ligne de mire, quatre grands objectifs au bénéfice de l’homme et de la nature : améliorer la qualité des eaux, restaurer les milieux naturels, réduire les inondations, préserver la ressource en eau potable.

Le contrat piloté par le syndicat de bassin versant Brière Brivet, épaulé par de nombreux partenaires comme le parc naturel régional de Brière, va se traduire par un programme très concret de 136 actions, comme illustré ci-dessous :

L’urbanisation, les aménagements, les activités industrielles ou agricoles font que l’eau s’écoule plus vite qu’auparavant du haut du territoire vers le bas. Les nappes d’eau potable, les cours d’eau sont mal réalimentés, la filtration et l’épuration n’ont plus le temps de se faire, les risques d’inondation sont multipliés sur les zones basses. Pour y remédier, il faut ralentir l’eau, restructurer les cours d’eau pour les faire serpenter, favoriser l’infiltration par des zones d’expansion sur les rives, conforter les berges en replantant des haies, c’est-à-dire, au final, rétablir le fonctionnement natu- rel et réguler les débits. C’est ainsi que 85 km de cours d’eau et 90 km de canaux en marais vont faire l’objet de travaux de restructuration et renaturation pour près de 9 millions d’euros.

Nos milieux naturels sont des zones d’habitat pour de nom- breuses espèces dont certaines protégées, comme l’anguille. De nombreuses écluses, barrages, franchissements ont été construits sur nos canaux et cours d’eau, empêchant ce que l’on appelle la continuité écologique. Ce sont plus de 70 fentes piscicoles qui vont être installées sur tout le réseau hydraulique pour restaurer cette continuité écologique au profit des peuple- ments de civelles notamment. Parallèlement, plusieurs réseaux de mares vont être restaurés pour là aussi reconstituer des circu- lations pour les espèces aquatiques

De nombreux secteurs sensibles (sources, têtes de bassin) sont soumis à des rejets, des ruissellements polluants ou à des risques pouvant altérer la biodiversité ou impacter la qualité des eaux. Plus de 2 millions d’euros seront investis pour installer des systèmes de contrôle et d’alerte mais surtout pour accompagner la mise en œuvre de pratiques moins impactantes (réduire l’usage des pesticides, fertilisants et détergents domestiques) et pour investir dans des dispositifs permettant de réduire les risques (mise aux normes des installations, protection des captages d’eau).

Des actions d’information et de sensibilisation, à hauteur de 300 000 euros, seront également conduites pour mobiliser les acteurs et actrices du territoire (industriel·les, agriculteurs, agri- cultrices, habitant·es) dans la reconquête de la qualité de l’eau, avec une attention particulière pour les jeunes générations qui doivent être mobilisées au plus vite pour la préservation de l’eau.

Construire pour loger les habitants

Les derniers chiffres du recensement confirment le fort dynamisme démographique de notre département et de notre ville. Notre population augmente par la force de son économie, la qualité de son cadre de vie et de ses services, la diversité de ses propositions sportives et culturelles... Mais cette augmentation ne repose pas que sur l’arrivée de familles extérieures. Nous générons nous-mêmes une progression soutenue avec davantage de naissances que de décès. Ces familles ont donc besoin de nouveaux logements pour accueillir leurs enfants qui, à leur tour, quitteront le foyer pour créer le leur. Enfin, les couples qui se séparent viennent aussi augmenter le besoin en logement. Face à ce besoin, deux options s’offrent à nous : soit laisser faire le marché avec comme conséquence une rareté des biens qui fera exploser les prix et repoussera les plus modestes loin de la ville ; soit organiser la construction de logements afin de permettre aux jeunes Nazairien·nes de s’installer, avec leur famille, dans leur ville, et tout en continuant d’accueillir les personnes qui souhaitent nous rejoindre. Cette deuxième option, c’est la nôtre et nous l’appelons la ville pour tous !

Il ne s’agit pas de construire n’importe où, ni n’importe comment. Nous savons l’importance de protéger nos campagnes, nos marais, nos forêts, tant pour lutter contre la pollution que pour préserver des terres agricoles et notre biodiversité. Le temps où il était possible d’étaler en nombre des lotissements dans la campagne est derrière nous. Par ailleurs, s’étaler voudrait dire construire des routes, des réseaux nouveaux, augmenter le nombre de camions pour collecter nos ordures ménagères, éloigner les habitations des lieux de travail renforçant le besoin de prendre sa voiture avec des conséquences en termes de pouvoir d’achat pour les familles... Ce n’est pas responsable, ni écologiquement, ni financièrement. C’est pourquoi l’idée de densifier la ville, d’organiser sa reconstruction sur elle-même, est désormais la condition pour produire un habitat respectueux de l’environnement et accessible au plus grand nombre.

La volonté des élu·es du groupe « Pour Saint-Nazaire » est de permettre « la ville pour tous » dans un contexte de croissance démographique et de changement des modes de vie.

L’usine élévatoire illustre l’ambition patrimoniale de la ville

L’usine élévatoire de Saint-Nazaire vient d’obtenir son inscription aux Monuments historiques. Une bonne nouvelle qui est l’aboutissement d’une démarche opiniâtre et conjointe des collectivités locales, de l’État, des collectifs citoyens et du propriétaire (le Grand port maritime de Nantes Saint-Nazaire). Situé dans le quartier du Petit-Maroc, sur le domaine public maritime, ce bâtiment de 1911 est désormais reconnu pour ses caractéristiques uniques en France. Dès sa fermeture en 1993, Joël Batteux veilla à la sanctuariser dans les documents municipaux d'urbanisme.

Cette inscription signe l’ambition de la ville dont les objectifs prioritaires, en lien avec la démarche du label Ville d’art et d’histoire, sont de connaître, conserver, valoriser, transmettre et expliquer le patrimoine nazairien. À l’appui de cette volonté, Saint-Nazaire se dote d’outils opérationnels parmi lesquels les aires de mise en valeur de l'architecture et du patrimoine (AVAP). Elles veillent au respect architectural lors de toute opération de rénovation dans l’espace urbain d’intérêt patrimonial. L’usine élévatoire s’apprête à ouvrir une nouvelle page de son histoire. Le port de Nantes-Saint-Nazaire, conjointement avec la Ville, travaillent à un projet de reconversion dont la finalité est d’ouvrir à toutes et tous ce site témoin d’une page importante de notre épopée industrielle...

Les 39 élu·es du groupe « Pour Saint-Nazaire »

Groupe "Ensemble, solidaires et écologistes" - Opposition

En 2013, Edward Snowden révélait la surveillance de masse mise en place par les services secrets américains. Une révélation sans précédent, montrant que, insensiblement, la protection des indivi- dus par l’État s’est muée en suspicion de chacun·e. Aujourd’hui, les possibilités techniques et la peur généralisée nous amènent à ne plus voir d’inconvénients à se faire surveiller. Il semblerait que cette pratique ait convaincu un certain nombre de dirigeant·es, car la France met progressivement en place ce système.

Depuis décembre, trois décrets autorisent l’enregistrement d’une somme d’informations inédite et inquiétante : opinions politiques, philosophiques, religieuses, appartenances syndicales et données de santé pourront être collectées au nom de la sûreté de L’État.

Pensez vous vraiment ne pas être pas concerné·e ?

Vous pouvez avoir une fiche vous présentant comme « ayant entretenu une relation directe et non fortuite » avec une manifestation sur la voie publique. La loi de sécurité globale permettra la captation d’images de masses par drones ou caméras piétonnes, et les faibles gardes-fous nous protégeant encore de la reconnaissance faciale risquent de tomber dans les années à venir.

Loi après loi, caméra après caméra, renoncement après renonce- ment, en état d’urgence quasi permanent, notre liberté s’effrite inexorablement.

Les caméras de surveillance

Une étude menée à Rennes a montré que les caméras de surveil- lance avaient très peu d’influence sur la prévention des actes de délinquance.

La plupart des auteurs de délits sont sous l’emprise de l’alcool ou de stupéfiants et les caméras n’ont aucun effet sur eux. Les violences physiques quant à elles sont liées à des pulsions sur lesquelles là encore elles jouent peu. Quant au trafic, tout comme une patrouille de police peut le faire, les caméras déplacent dans l’espace ou dans le temps le phénomène, sans le résoudre pour autant.

La vie privée devient suspecte

« On ne craint rien si on n’a rien à cacher » devient la nouvelle formule pour faire accepter le fichage étendu et la surveillance globale des communications numériques.

Il s’agit d’un dangereux glissement : de citoyen·nes qui définissent leurs droits et les délèguent au pouvoir, nous passons à un État de pouvoir qui définit les droits et les accorde aux citoyen·nes.

Mais ce n’est pas à nous, citoyen·nes, de justifier de nos activités. C’est à l’État de prouver qu’une personne est suspecte avant de chercher des informations sur elle. Et c’est à la justice d’accorder cette autorisation de surveillance.


Gwenolé PERONNO, Gaëlle BÉNIZE THUAL, Cédric TURCAS, Hanane REBIHA, Philippe CAILLAUD, Capucine HAURAY, Olivier BLÉCON, Sarah TRICHET-ALLAIRE, François BILLET, Magali FENECH

Janvier 2021

Le groupe "Pour Saint-Nazaire" - Majorité

Nos pensées les plus chaleureuses pour 2021

L’année 2020 a été pour le moins particulière : du jour au lendemain, plus d’accès à l’école, aux lieux de culture, de sport et de convivialité. Nous avons été placé au télétravail ou pire en chômage partiel et pour certaines et certains, leurs contrats ont cessé. Une brève respiration nous a été accordée pendant l’été. Nous avons pu sortir la tête à l’extérieur et revoir du monde. Puis à l’automne, le retour au confinement a eu raison de notre moral pour certain d’entre nous. Aujourd’hui, nous appréhendons la vie, sous tous ses prismes, au gré des décisions gouvernementales. La France et le monde sont plongés dans une crise sanitaire et sociale sans précédent dont on sent déjà les frémissements en termes d’impacts pour 2021.

Au cœur de cette période trouble, nous pouvons pour autant nous réjouir. Malgré le contexte, une indéfectible et spontanée solidarité s’est organisée naturellement autour des plus vulnérables que ce soit en matière de santé ou de précarité. L’urgence a conduit une multitude d’initiatives individuelles, collectives portées pour certaines par des associations ou encore la bonne volonté guidée par le sens des autres. Ces actions ont largement participé au réconfort des femmes et des hommes en difficultés et continuent à y contribuer. Car l’urgence dure...

La crise a également mis en exergue la force des services publics, leurs compétences et leur rôle primordial dans la gestion de crise. Les agent·es (santé, secours, coordination sociale, éducation, sécurité) ont été grandement sollicités pendant ses longs mois. Ces acteurs et actrices qui œuvrent au quotidien pour l’intérêt général ont répondu et répondent toujours présent·es. A l’échelle nationale et locale, ils et elles ont su apporter des solutions à l’urgence, aujourd’hui et demain encore, très certainement. Nous voulons leur rendre hommage et leur témoigner tout notre soutien.

Saint-Nazaire saura une fois encore faire preuve de résilience et dépasser cette crise, collectivement. Notre enjeu pour l’année 2021 : être à l’écoute de toutes et tous et adapter nos actions à la crise sociale à laquelle nous nous préparons en toute conscience.

Ville solidaire, Saint-Nazaire saura être aux côtés de ses habitant·es, de ses partenaires institutionnels et associatifs, également de ses entrepreneurs et entrepreneuses, comme elle l’a toujours fait.

Dès que cela sera possible, vous pouvez compter sur nous pour faire de cette nouvelle année, une année placée sous le signe de la convivialité retrouvée.

Nos pensées les plus chaleureuses et une belle année 2021

La source : accompagner les 15-25 ans

Dans le cadre d’une démarche participative accompagnée par la mission Jeunesse de la ville, des jeunes Nazairien·nes ont exprimé leur besoin d’un espace dédié à leurs problématiques dans la cité. La municipalité a donc réalisé, à leurs côtés, « la Source », un lieu de partage d’expériences, d’échanges, d’informations et d’accès aux droits. Visible et accessible, elle permet à chacun·e de bénéficier d’un accompagnement par une équipe pluridisciplinaire de professionnel·es formé·es pour mener à bien leurs projets, quels qu’ils soient.

Aujourd’hui, cet espace est devenu essentiel au mieux-être des jeunes de 15 à 25 ans : lieu d’écoute par excellence, il est d’autant plus pertinent que la crise sanitaire a mis en lumière de nouvelles difficultés. Le confinement, l’isolement et le manque de contact ont été pernicieux et destructeurs pour nombre d’entre eux à un moment où ils s’émancipent de leur cercle familial, vivent leurs propres expériences et construisent leur vie d’adulte. Consciente de ces difficultés, la municipalité, au travers de cet outil et pendant toute la période, leur apporte une attention particulière et un accompagnement bienveillant.

De manière complémentaire, notre politique en faveur de la citoyenneté s’appuie sur des partenaires tels les Fédérations d’Education Populaire pour accompagner les initiatives des jeunes « La Pépinière de Projets » ou encore l’association Unis- Cité qui propose à 40 jeunes en service civique de s’engager dans des missions d’intérêt général. Quant au Conseil Nazairien de la Jeunesse « Jeunes en Ville », véritable outil de participation citoyenne, il permet aux jeunes d’être acteurs et actrices de leur ville, de porter leur propre projet ou encore de nourrir les réflexions portées par la commission extra municipale « Ambition Maritime et Littorale », à laquelle ils participent.

La ville de Saint-Nazaire est aux côtés des jeunes et œuvre au quotidien à leur émancipation. Facilitatrice de l’exercice de leur citoyenneté, elle prend en compte leurs besoins et leurs attentes de manière transversale dans son action publique.

Total : Interpellation sur l’avenir du site de la raffinerie

Fin novembre 2020, nous apprenions par voie de presse la fermeture de la raffinerie Total de Donges du fait de la baisse de consommation du carburant. Cette décision a mis le site à l’arrêt jusqu’en mars 2021.

Avec les présidents de la Région, du Département et de Nantes Métropole, David Samzun, président de la CARENE, a pris l’initiative d’interpeller directement le PDG de Total sur cette situation.

Sur l’emploi d’abord, car l’humain est au cœur de nos préoccu- pations. Sont très impactés par cette décision, les salarié·es du site, celles et ceux des entreprises sous-traitantes mais aussi du Grand Port Maritime. Dans cette période économique complexe, ils auront du mal à faire face. Il est donc légitime de demander au groupe de prendre en compte ces situations et de trouver des moyens de compensation.

Sur l’aménagement du territoire ensuite, car Saint-Nazaire agglomération et les présidents signataires se sont engagés aux côtés du groupe pétrolier pour moderniser la raffinerie et lui permettre de produire du carburant moins soufré, puis pour réaliser un contournement ferroviaire. Ce dernier est un investissement important, de l’ordre de 150 millions, dont 50 sont à la charge de Total. Il vise à mettre en sécurité les usagers du train et à mieux desservir la commune de Donges.

Il va sans dire que nous attendons avec impatience la réponse du PDG de Total, tant ce site est majeur dans l’équilibre économique du Grand Port Maritime et la bonne santé du bassin d’emploi. Si chacun·e voit bien qu’il nous faut construire un modèle économique décarboné pour répondre aux défis du réchauffement climatique, il nous faut aussi préserver nos outils et penser les équilibres à long terme. Dans ce cadre, la raffinerie est une activité essentielle pour les années à venir.

Effectifs de la police nationale insuffisants

La croissance constante de notre population est une belle reconnaissance de notre attractivité ; elle entraîne néanmoins en parallèle une augmentation des crimes et délits sans que les effectifs des forces de l’ordre en place soient revus à la hausse...

Malgré leur engagement et leur investissement, les policier·es sont confrontés à de réelles difficultés, accrues par un manque de moyens humains et à de nombreux postes non pourvus : en théorie, 250 policiers devraient être présents sur la circonscription de Saint-Nazaire/La Baule, dont 170 sur Saint-Nazaire, comme nous le constatons sur le terrain.

L’été dernier, le Maire interpellait par courrier le ministre de l’Intérieur afin que notre ville soit dotée de policier·es supplémentaires. Sa réponse a sonné comme une provocation : d’après lui, le commissariat de Saint-Nazaire serait sur doté de 15 postes !

Lors du mandat précédent, nous avons créé un service de police municipale en lien avec la police nationale. Pendant ce municipe, nous nous sommes engagés à doubler le nombre d’agents pour atteindre 20 femmes et hommes au service de la tranquillité publique. Mais cet effort des Nazairien·nes n’a pas vocation à pallier les manquements de l’État en matière de forces de sécurité.

Le Maire vient donc d’écrire au président de la République afin que la situation à Saint-Nazaire soit réexaminée.

Rénovation des Halles pour un commerce responsable de proximité

A l’heure où le géant Amazon étend sa puissance en détruisant plus d’emplois qu’il n’en crée, en ne payant pas ses impôts en France, en cassant les prix pour mettre à mal la concurrence, nous soutenons l’idée qu’il faut valoriser les espaces de vie sociale et de consommation responsable tels que nos Halles.

La crise sanitaire et les deux confinements successifs ont mis en avant notre besoin de tisser des liens sociaux comme une absolue nécessité. Notre projet pour les halles a été pensé pour renforcer ce lieu organisé comme un espace d’échanges entre consommateur·rices, commerçant·es et producteur·rices et aussi comme un lieu de mixité sociale, de rencontres amicales et de vivre ensemble.

Cette rénovation sera aussi l’occasion d’améliorer l’accessibilité de toute·s l’équipement, particulièrement aux personnes en situation de handicap, mais aussi à tous les usager·es du vélo, avec la mise à disposition de plus de 50 emplacements d’appui- vélo à différents points d’accès au bâtiment.

Nous sommes convaincus que cette ambitieuse rénovation des Halles, labellisées Patrimoine du XXe siècle, s’inscrit dans une démarche de Développement Durable tant sur le plan environnemental, social qu’économique.

Olivier Vautrain : Bravo champion

Samedi 5 décembre, à la salle Marcel Cerdan de Levallois-Perret, notre boxeur nazairien Olivier Vautrain a décroché le titre de champion de France de la catégorie lourds-légers. Il entre dans la lignée des grand·es champion·nes que Saint-Nazaire a su faire naître dans son histoire singulière avec ce sport. A travers sa victoire, nous saluons tous les sportifs et sportives, leurs entraineur·es et les bénévoles de clubs, qui restent mobilisés malgré les conditions sanitaires. Le boxing est reconnu club de « haut niveau » par la ville et comme beaucoup d’autres, il sait porter loin des sportifs et des sportives parfois arrivés très jeunes en formation. Nous adressons nos remerciements à tous les Nazairien·nes engagé·es pour faire vivre les clubs et porter hautes les couleurs de notre ville par leurs performances. Nous tenons à saluer deux passionnés qui servent la boxe nazairienne depuis des décennies... Roland et Stéphane Cazeaux !

Les 39 élu·es du groupe « Pour Saint-Nazaire »

Groupe "Ensemble, solidaires et écologistes" - Opposition

Il y a 5 ans était adopté l'Accord de Paris par 195 pays, qui donne les objectifs à atteindre pour limiter le réchauffement climatique à 1,5-2°C d'ici 2100, par rapport à l'ère pré-industrielle. Pour atteindre cet objectif, Pascale Hameau a œuvré pour un Plan Climat Air Énergie Territorial, nous donnant les objectifs sur notre territoire pour remplir notre part. Notre groupe d'élu·es sera vigilant pour l'application de ce Plan Climat. Certes, M. le maire a beau répéter qu'il s'agit du travail d'une équipe, mais c'est l’investissement de quelques élu·es et celui des services qui a permis cette adoption ambitieuse : il est parfois bon de rappeler quelles ont été les actions de chacun·e.

Nous serons vigilant·es sur plusieurs points abordés par le plan climat :

  • la qualité de l'air, avec des mesures plus importantes à prendre partout sur notre territoire, et la demande d'étude épidémiologique ;
  • la mise en place de filières de matériaux biosourcés : au vu des constructions faites en béton dans notre ville, il y a urgence à les mettre en place !
  • le soutien aux nouvelles filières industrielles peu ou pas carbonées comme le transport maritime à voile, les micro-algues, ...

Nous pourrions aussi aller plus loin avec la protection de la biodiversité ou des architectures vivantes et non stéréotypées.

Il faudrait multiplier par dix le rythme actuel des rénovations énergétiques : qu'attendons-nous pour augmenter les investis- sements en ce sens, en priorité dans les logements sociaux ? Non seulement nous diminuerions les émissions carbones du territoire, nous soutiendrions l’artisanat local du batiment, mais en plus cela permettrait des économies financières pour les ménages qui en ont le plus besoin.

Il faut également diminuer les transports routiers, mais quelles alternatives sont proposées aux nazairien·nes ? Une augmentation des fréquences de passage de bus est nécessaire. Pour un service de qualité pour tou·tes, il faut un bus toutes les 10 mn et un arrêt à moins de dix minutes à pied.

Le vélo est le mode de déplacement le plus économique après la marche à pied : mais comment s’y mettre lorsque les voies cyclables ne sont pas sécurisées, ni présentes partout ? L'ambition cyclable doit être revue à la hausse et urgemment.

L’Affaire du Siècle, portée par quatre ONG (Notre Affaire à Tous, Fondation pour la Nature et l’Homme (FNH), Greenpeace France et Oxfam France) a rendez-vous au tribunal le 14 janvier pour démontrer l'inaction climatique de notre gouvernement.

Gwenolé PERONNO, Gaëlle BÉNIZE THUAL, Cédric TURCAS, Hanane REBIHA, Philippe CAILLAUD, Capucine HAURAY, Olivier BLÉCON, Sarah TRICHET-ALLAIRE, François BILLET, Magali FENECH

 

Décembre 2020

Le groupe "Pour Saint-Nazaire" - Majorité

Chantiers de l’Atlantique : L’Etat doit renoncer à vendre à l’Italien Fincantieri

Que se cache-t-il derrière la vente des Chantiers de l’Atlantique à l’Italien Fincantieri ? Nos emplois, nos savoir-faire étaient-ils menacés ? Une réponse claire nous a été adressée le 10 novembre dernier : le lancement de la construction d’un paquebot de 2 800 cabines par le constructeur chinois CSSC, en partenariat avec Fincantieri. L’Italien assume de transférer le savoir-faire.

Le projet de vente à Fincantieri apparait donc de jour en jour pour ce qu’il est : un projet de délocalisation au profit d’un conglomérat intégrant la Chine.

Pourtant, la pandémie du Coronavirus a mis en lumière notre dépendance aux importations, dans des domaines de plus en plus stratégiques. Cela a conduit l’Etat à parler enfin réindustrialisation et relocalisation. Mais la première des sagesses dans ce domaine, c’est de ne pas perdre la maîtrise de nos outils. Avant de relocaliser, évitons de délocaliser.

Cette délocalisation larvée est inacceptable tant du point de vue des compétences historiques des Chantiers de l’Atlantique en termes de construction de paquebots, que du point de vue des compétences nouvelles qu’ils développent, avec l’ensemble du tissu industriel régional, autour des énergies marines renouvelables, des nouveaux modes de propulsion, bref autour de tout ce qui est au cœur de la transition écologique et énergétique de notre pays.

Comment accepter un tel cadeau à la Chine alors que l’Union Européenne sort de sa naïveté, en qualifiant désormais la Chine de « rival systémique » et de « concurrent stratégique » ?

En parallèle, que constatons-nous ? Le plan de charge des Chantiers se maintient à bon niveau malgré la crise, preuve de la confiance des clients. L’annonce que la construction du Porte- Avion ne peut se faire qu’à Saint-Nazaire, seul chantier disposant des formes assez grandes, souligne par ailleurs son rôle essentiel en matière d’indépendance nationale.

Toutes ces raisons doivent conduire l’Etat à considérer un plan B !

Art dans l’espace public : interpeller le regard...

Un chantier peu ordinaire se déroule en ce moment sur la petite plage située dans la pince de crabe près de la place du Commando. Le Voyage à Nantes y installe une œuvre monumentale du duo d'artistes Daniel Dewar et Grégory Gicquel. Intitulée « Le Pied, le Pull-over et le Système digestif », 3 pièces gigantesques, à l’image des géants des mers et des airs fabriqués de l’autre côté des bassins, ne manqueront pas d’interpeller le regard des Nazairien.nes.

Inscrit dans la délibération cadre votée en 2017, l’art dans l’espace public offre un interstice à l’imaginaire de chaque habitant.e tout en contribuant au rayonnement de la ville. La création artistique contribue à modifier notre manière de voir l’espace public. La ville devient à la fois un cadre d’exposition de l’art mais aussi un terrain d’expression. Dans ce sens, les artistes sont les révélateur.trices de la ville dans ses dimensions urbaine, architecturale et sociale.

Demain, il s’agira de poursuivre cet élan en impliquant davantage les habitant.es dans les projets. C’est la meilleure manière de se sortir du débat stérile entre le beau et le laid. Tant que le regard est interpellé par l'œuvre, ça signifie soit qu'elle ne vous a pas tout dit d'elle, soit qu'elle a trouvé sa place dans votre intimité.

La République, une et indivisible

La création d’un espace public et laïc, permettant à toutes les religions et toutes les pensées de s’exprimer librement pour garantir la paix sociale et le vivre ensemble, est une invention récente et somme toute fragile de notre République. C’est une invention originale profondément liée à l’histoire de notre pays.

La loi du 9 décembre 1905 rappelle, dans son article premier, que « La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes ». Elle n’en reconnaît donc aucun et pose par cet acte même les bases d’un régime de laïcité qui les accueille tous. Elle permet à toutes les confessions religieuses, à toutes les pensées philosophiques et humanistes de trouver des moments et des lieux d’expression afin de garantir le vivre ensemble et la paix civile. Elle doit aussi permettre d’être intransigeant avec celles et ceux qui mettent en péril cette paix civile.

Contrairement à certaines idées reçues, la loi de 1905 concernant la séparation des Eglises et de l’Etat ne consiste pas à rejeter les religions hors de l’espace et du débat publics. Elle organise la séparation du politique et du religieux pour permettre à toutes les religions de trouver des espaces d’expression et de représentation. Elle dit que les croyances religieuses ne sauraient être les sources du droit. Elle empêche les fonctionnaires de se prévaloir de leurs convictions religieuses ou politiques dans l’exercice de leurs fonctions. Elle récuse l’idée que la vie politique puisse s’organiser autour des communautés religieuses.

C’est ce qui fait que notre République ne reconnaît aucune religion comme religion d’Etat. Mais c’est aussi ce qui permet que la Ville de Saint-Nazaire reçoive occasionnellement les représentant.es des cultes, comme toutes les associations locales qui le souhaitent, pour échanger sur leurs préoccupations et leurs projets.

C’est en assumant la variété des histoires, des parcours, des convictions politiques, religieuses, philosophiques de chacune et de chacun que nous éviterons les dérives intégristes de tous bords et que nous pourrons travailler tous ensemble à l’unité nationale, régulièrement mise à mal par les extrémistes, par les attaques terroristes qui ensanglantent notre pays et sont venus ternir un automne 2020 déjà bien lourd. La solidarité, la fraternité, le soin pris de l’autre, la tolérance sont des valeurs essentielles. Elles ne sont pas seulement des acquis des luttes républicaines, elles sont aussi le socle de notre avenir commun.

Promouvoir les droits des femmes : une priorité

Un long chemin a été parcouru depuis ce 29 avril 1945 qui voyait pour la première fois les femmes voter et être éligibles dans les conseils municipaux. Du chemin reste à faire vers l’égalité. Les injonctions faites aux femmes ne cessent jamais et redoublent parfois même de vigueur. Malgré des avancées incontestables, de nombreuses pratiques inégalitaires, violentes et discriminatoires subsistent dans les différentes sphères de la vie sociale, familiale, professionnelle et économique.

La Ville de Saint-Nazaire porte depuis 2014 une politique en faveur des droits des femmes qui irrigue toutes ses politiques publiques. Elles constituent un levier majeur pour faire progresser l'égalité entre les femmes et les hommes. Notre objectif ? Faire de l’égalité Femme / Homme un sujet à part entière, transversal et transparent.

Plusieurs étapes ont déjà été franchies pour ce faire :

  • La désignation d’un adjoint spécifique à la question de l’égalité.
  • La signature du protocole départemental de mobilisation et de lutte contre les violences.
  • La signature de la Charte Européenne en faveur de l’égalité Femmes / Hommes.
  • La création d’un poste à temps plein de chargé.e de mission à l’égalité.
  • La rédaction d’un rapport annuel pour mesurer l’impact des actions engagées.
  • La signature du Contrat local contre les violences sexistes et sexuelles.
  • Et il y un an, le Conseil Municipal entérinait le plan d’actions Egalité Femme / Homme pour la période 2019-2024. D’autres s’engageront en 2021 :
  • Reconquérirl'espacepublicpourl'égalitéetlamixité:lesfemmes et les hommes ne pratiquent pas de la même manière les rues, les cafés, les espaces culturels et sportifs, dont l’usage répond à des « codes sexués ». L’enjeu est de faire la ville ensemble. Il est prévu de recueillir la parole des femmes de tous âges sur leur rapport à l'espace public (marches exploratoires, porteur de parole, ...) et d’intégrer la dimension “Espace Public et Genre” dans l’aménagement et l’entretien des espaces.
  • Lancer les premières concertations pour la création d’un lieu ressource partenarial, dédié à l’accueil et à la prise en charge des personnes victimes de violences et de discriminations.

Parce qu’il existe aussi des hommes féministes, opposer les femmes aux hommes est un raccourci trop vite emprunté. En témoignent les menaces, récurrentes, sur le droit des femmes à disposer de leur corps et à recourir à l’avortement, où il est moins question du genre que de courants de pensées qui réunissent hommes et femmes. La route vers l’égalité est longue et semée d’embûches. La société n’avance pas assez vite mais les mentalités sont en train d’évoluer favorablement.

Investissement des clubs sportifs malgré le confinement

Depuis le reconfinement, la majorité des clubs sportifs a été contrainte de stopper une nouvelle fois leur activité en direction du public. C’est un nouveau coup dur. Cependant, nous tenons à souligner l’énergie et l’inventivité dont font preuve les entraineur.es et les bénévoles dans le but de maintenir le lien avec leurs adhérent. es. Des entrainements en visio, des défis, des vidéos sont autant d’exemples de l’investissement des associations sportives dans le maintien de la santé physique et psychique des Nazairien.nes. La solidarité est toujours d’actualité et c’est une force que nous devons conserver en cette année si particulière.

Nos commerces de proximité

Bien plus qu’une simple course, l’achat de proximité est un engagement citoyen.

Les acteur.trices économiques locaux, commerçant.es, artisan.es, créateur.trices et producteur.trices, participent à la vie de nos quartiers, permettent d’entretenir le lien social et contribuent à l’animation de l’espace public.

En cette période de confinement, de nombreux commerçant.es ont été contraint.es de restreindre leurs activités voire de fermer leurs portes malgré la responsabilité dont ils ont fait preuve dans le respect des mesures sanitaires pour assurer la sécurité de leurs client.es.

Lorsque nous le pouvons, il est important de privilégier nos achats dans nos commerces locaux. En poussant leur porte, nous manifestons notre attachement à leur présence et à leur engagement quotidien à notre service.

Les 39 élu·es du groupe « Pour Saint-Nazaire »

Groupe "Ensemble, solidaires et écologistes" - Opposition

Depuis le 30 octobre, la France est entrée dans sa 2e phase de confinement. À Saint-Nazaire comme ailleurs, l’urgence serait donc à la distanciation physique, à la prévention et à l’unité nationale comme locale.

À ce jour, c’est plutôt l’omerta et l’incompréhension qui règnent en maître et l’on se demande quelles leçons ont été tirées de la 1e période de confinement.

Faire de la politique

Les déclarations du maire sur le sort des petits commerces et des associations pleuvent. Mais quelles sont les mesures concrètes pour les soutenir ? Certaines municipalités ont pris des arrêtés afin d’autoriser les commerces à ouvrir, mais encore une fois, le maire se cache derrière son sens « républicain » pour ne pas faire de politique. Nous souhaiterions que notre municipalité ne soit pas un simple relais des décisions gouvernementales. C’est parfois une nécessité pour protéger les habitant·es, comme l’ont fait les maires qui ont pris des arrêtés anti-pesticides.

À Saint-Nazaire, le maire qualifie de « démagogique » ces arrêtés, et préfère accorder des permis de construire pour l’agrandissement de zones commerciales. Deux poids, deux mesures.

Il s’agit bien de faire de la politique, au sens de prendre des décisions pour la Cité.

Tout comme, en conseil municipal, le maire annonce refuser de jouer sur la commande publique en laissant les services seuls décider des critères d’appel d’offre, aujourd’hui encore, nous sommes dans une municipalité qui se contente de faire de la gestion, plutôt que de la politique.

Pouvoir solitaire et descendant

Lors de la rentrée de scolaire, la confusion a été absolue. Devant les difficultés rencontrées, la mairie a demandé aux familles de ne pas mettre leurs enfants dans les accueils périscolaires « dans la mesure du possible », ajoutant ainsi la culpabilité aux craintes du moment (sanitaires, sociales, relationnelles, économiques, ...).

Dans le même temps, des lycéen·nes qui revendiquaient de pouvoir poursuivre leur cursus scolaire dans un cadre sécurisant subissaient une violence policière sans précédent sur notre territoire. Là encore, nous n’avons pas entendu le maire, sans doute car ce n’était pas de sa compétence, comme pour les personnes sans abris ?

Faire ensemble

Saint-Nazaire est riche de personnes volontaires, proposantes et innovantes. Plutôt qu’une gestion de crise descendante, notre groupe « Ensemble, solidaires et écologistes » croit à l’utilité de faire ensemble et de partager nos expertises. Nous souhaiterions mettre en place une instance consultative paritaire, comme Grenoble l’a fait avec un « comité de liaison citoyen Covid-19 », pour se sortir au mieux de cette crise avec l’aide de tous les concitoyen·nes et l’ensemble des élu·es.

Pascale HAMEAU, Gwenolé PERONNO, Gaëlle BÉNIZE THUAL, Cédric TURCAS, Hanane REBIHA, Philippe CAILLAUD, Capucine HAURAY, Olivier BLÉCON, Sarah TRICHET-ALLAIRE, François BILLET

Novembre 2020

Le groupe "Pour Saint-Nazaire" - Majorité

Une charte pour la qualité et la transition écologique

Nous avons souhaité élaborer cette charte avec les professionnel·les de la construction : promoteurs, architectes et paysagistes, afin de réaffirmer les priorités de notre projet en matière d’habitat : des logements pour tous les budgets, la mixité dans tous les quartiers, et un cadre de vie de qualité pour chacun·e.

Nous avons un double défi à relever : loger à la fois nos enfants et les nouveaux arrivants. Tous les ans, il faut construire 350 logements pour satisfaire nos propres besoins (décohabitation, démographie croissante...) et il nous faut en plus construire pour accueillir les nouveaux salarié·es ou les retraité·es qui veulent vivre à Saint-Nazaire. Dans ces circonstances, freiner les constructions ou les stopper, c’est organiser la rareté de l’offre donc l’envolée des prix ; c’est contraindre des ménages à s’éloigner pour trouver le bien qu’ils peuvent financer. Nous voulons permettre à chacun·e de choisir là où il veut vivre. A travers la charte, les promoteurs s’engagent à favoriser les propriétaires occupants car, pour nous, le logement est un lieu de vie avant d’être un produit d’optimisation fiscale !

Construire où ? L’étalement urbain n’est pas la solution car il faut préserver la campagne. Il faut donc construire la ville sur la ville en la densifiant tout en gardant un équilibre entre habitat collectif et maisons individuelles. Parfois, il faut monter un ou deux étages de plus, tout en prenant soin des voisins, de l’ensoleillement ; évidemment, l’objectif n’est pas de faire 16 étages partout. Parce que la mixité est le gage d’une ville harmonieuse, nous veillerons à garder une offre importante de logements sociaux.

La charte est également un outil de dialogue avec les constructeurs pour accompagner les nouveaux modes de vie : prévoir les locaux vélos, le confort, les espaces extérieurs végétalisés, le patrimoine arboré qui doit être préservé le plus possible.

La charte porte également sur la dimension écologique : sobriété énergétique, préservation de la biodiversité et des ressources naturelles, santé et bien-être..., et intègre les risques climatiques (inondation, submersion, canicule et îlot de chaleur urbain...).

Construire la ville est un acte politique car cela impose des choix qui produisent des effets sur 30, 40 voire 50 ans. Nous ne construisons pas que pour nous, mais pour les générations futures car elles hériteront du Saint-Nazaire que nous fabriquons. Avec de l’ambition et des convictions chevillées au corps, c’est ainsi que nous voulons avancer avec vous pour faire une ville harmonieuse, moderne et durable.

La santé : un droit fondamental pour tous les habitant·es, citoyen·nes et salarié·es

En septembre 2019, une étude menée par l'observatoire régional de la santé mettait en lumière une surmortalité dans la région de Saint- Nazaire, notamment liée au nombre de cancers. Cette annonce a immédiatement interrogé les habitant·es, les associations environnementales, les organisations syndicales et les élu·es. Le maire de Saint-Nazaire a saisi l'agence régionale de santé afin qu'une étude épidémiologique soit conduite pour tenter d’expliquer cette surmortalité. Le directeur de l'ARS nous indiquait alors avoir saisi Santé publique France pour évaluer la pertinence et la faisabilité d'une telle étude.

Le 24 septembre 2020, réunis à la sous-préfecture, il était porté à notre connaissance que l'État ne souhaitait pas mettre en place une étude de zone à l'échelle du bassin industriel au motif que la compilation de l'ensemble des études liées à chaque site industriel apporterait une vision suffisante.

Le 07 octobre 2020, considérant que cette annonce n'était pas recevable, le maire de Saint-Nazaire et président de la CARENE, avec le soutien des deux parlementaires du secteur, dans un courrier co-signé, réitérait la demande pour que l'État s'engage à réaliser une étude de zone et une étude épidémiologique.

Le 09 octobre, le sous-préfet annonce, lors d'une réunion rassemblant les industriels, les associations environnementales, les organisations syndicales et les élu·es de Saint-Nazaire, Trignac, Montoir et Donges, qu'une étude globale de zone serait engagée pour analyser les corrélations entre les différentes sources de polluants.

Nous avons pris acte avec mesure et satisfaction de l'annonce de cette étude globale de zone qui permettra d’évaluer l'impact des diverses sources de pollution sur l'air, les sols et les eaux et d'analyser les incidences ou non sur notre santé. Nous demandons parallèlement que l'étude épidémiologique soit également conduite.

D'un point de vue de santé environnementale, c'est ce que nous pourrions nommer : agir pour comprendre, comprendre pour agir.

La santé environnementale sera l’un des enjeux du futur contrat local de santé élargi au périmètre intercommunal qui va se construire tout au long de l'année 2021. Les conclusions des études obtenues, tout en donnant aux scientifiques le temps nécessaire de la recherche, en toute quiétude et indépendance, viendront enrichir les orientations que les communes de la CARENE arrêteront en commun... Les élu·es de la majorité municipale considèrent que la santé et la promotion de la santé sont des fondamentaux de toute société de progrès.

Construire les réponses sociales

En décembre 2017, nous adoptions la délibération cadre définissant notre politique sociale. Elle était le résultat d’une très large concerta- tion issue de la « Fabrique des politiques sociales ». Elle est désor- mais la feuille de route de notre centre communal d’action sociale (CCAS) pour construire ensemble les réponses sociales de demain.

Pour la Ville de Saint-Nazaire et son CCAS, il s’agit de s’interroger sur les solutions à apporter aux Nazairien·nes les plus en difficulté, de réfléchir à la manière de rendre ces solutions réalisables, à la façon dont les partenaires peuvent agir collectivement : comment mieux lutter contre la précarité, l’isolement ou le mal-logement ? Que faire face au vieillissement de la population ? Ce document cadre n’a donc pas vocation à rester figé dans le temps. Dès les prochains mois, nous allons le réinterroger au regard de la crise sanitaire et de ses conséquences.

Parce que l’action sociale ne se détermine ni sans les personnes qui en ont besoin, ni sans les partenaires associatifs et institution- nels impliqués dans l’aide aux plus fragiles, la Ville de Saint-Nazaire et son CCAS veulent agir encore davantage en partenariat. Se rencontrer et échanger régulièrement sur les enjeux sociaux font partie des engagements de l’équipe municipale pour adapter son action. Ainsi, chaque année, le forum social offrira l’occasion, sur chaque grand thème de la Fabrique des politiques sociales (grande précarité, vieillissement de la population, isolement social et mal- logement), de réaliser un tour d’horizon des avancées des projets. Ce forum est ouvert à tous, habitant·es, usager·es de l’action so- ciale, professionnel·les et associations. Il se déroulera cette année le 24 novembre (si les conditions sanitaires le permettent).

COVID 19 : civisme, solidarité et vigilance

La COVID 19 met la société en tension et rend difficile nos vies. Si chacun souhaite que les recherches aboutissent pour maîtriser cette pandémie, il nous faut, dans l’attente, faire preuve de vigilance et ne pas s’exposer ou exposer inutilement les autres, tout en maintenant une vie culturelle et sociale.

Mais le virus met aussi sous pression notre économie, à commencer par nos commerces de proximité. Là encore, nous pouvons tou·tes jouer un rôle en les privilégiant par rapport au commerce électronique. Alors que s’annoncent les fêtes de fin d’année, il est plus que jamais important de penser local pour permettre à nos commerçant·es et artisans de passer le cap.

Notre tissu industriel n’est pas non plus épargné. Certaines activités, comme l’aviation, sont au cœur du cyclone, car la demande mondiale est à l’arrêt. Nous sommes vigilants sur ces questions, afin que nos entreprises bénéficient des projets de recherche nationaux pour franchir le cap par l’innovation. C’est tout l’enjeu du Plan de Relance, dont quelques entreprises ont déjà pu bénéficier.

Voies cyclables

Les voies cyclables du front de mer et de la route de la Côte d’Amour ont pris fin. Il s’agissait d’une expérimentation que nous avions souhaité mettre en place à la sortie du confinement.

Ces pistes avaient reçu un bon accueil, mais les conditions de sécurité des cyclistes et les migrations des voitures sur de nouveaux axes doivent nous amener à des réflexions plus globales sur le plan de circulation dans la ville.

Au-delà de notre volonté de développer le plan vélo, il faut aussi repenser un partage des espaces (voitures, scooters, vélos, vélos électriques, trottinettes, skates, piétons, etc.), une étude sera lancée dans quelques semaines et permettra de développer un plan de tous les modes de déplacements où chacun trouvera sa place et respectera la place de l’autre.

Durant cette période, les pistes cyclables existantes feront l’objet d’une remise en état, certaines doivent être sécurisées, d’autres devront être refaites pour ôter les nids de poule et les racines qui les rendent inconfortables.

Aujourd’hui, la volonté de continuer à développer le « plan vélo » est plus que d’actualité et tiendra compte des résultats de la concertation avec les citoyen·nes et les associations.

Saint-Nazaire et les JO Paris 2024

Début octobre, Saint-Nazaire est devenue officiellement centre de préparation aux Jeux Olympiques et Paralympiques Paris 2024 pour les disciplines : boxe, volley-ball, triathlon, cyclisme, rugby à 7, football et handball. C’est la reconnaissance de la qualité de notre accueil et de nos équipements. Au-delà, le label terre de jeux permettra la promotion rythmée de l’activité physique et sportive à travers de nombreux événements populaires et le soutien à notre vie associative locale. Au total, plus de 150 partenaires du mouvement sportif se mettront en mouvement pour faire vivre les valeurs fondamentales de l’olympisme : le respect, l’excellence et l’amitié. Dans les heures difficiles auxquelles notre époque est confrontée, nous sommes attachés à faire que les peuples se rencontrent au profit de la tolérance, de la paix et de la lutte contre les discriminations.

Les 39 élu·es du groupe « Pour Saint-Nazaire »

Groupe "Ensemble, solidaires et écologistes" - Opposition

25 novembre : journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes

Elles peuvent être physiques, psychologiques, économiques, médicales, sexuelles, identitaires. À chacune de ces formes doit correspondre des politiques publiques volontaristes menées avec beaucoup de détermination et une prise en charge rapide.

Dans le parcours judiciaire, la première étape est de prendre en compte correctement la parole des femmes et les dépôts de plainte. Chaque personnel dans les commissariats puis les tribunaux doit être formé à connaître les processus de mémoire traumatique ou d'emprise psychologique afin d'accueillir les femmes et les accompagner dans leurs procédures.

L'exemplarité des pouvoirs publics, dont les municipalités, est nécessaire tant avec les employées qu'avec les concitoyennes. Lutter contre toute forme de sexisme, contre l'invisibilité des femmes et faciliter l'accès à la formation et les évolutions de carrière sont autant de leviers pour plus d'autonomie. Le plan à l’égalité femmes/ homme de Saint-Nazaire doit bénéficier d'un budget dédié, d'une véritable expertise et l'implication des partenaires.

Les associations locales et nationales qui assurent l'accueil de femmes victimes de violence en leur apportant écoute, soutien et protection, parfois mise à disposition d'un logement d'urgence, font un travail remarquable. Nous tenons à les assurer de notre soutien, elles qui assument des missions de service public avec une insuffisance criante de moyens.

Les luttes féministes sont indissociables des luttes émancipatrices contre le conservatisme, le fascisme, le racisme, les LGBTI-phobies. Elles sont tout autant nécessaires que les pouvoirs publics, et permettent de révéler de plus en plus les violences quotidiennes subies par les femmes, d'amplifier les voix des femmes qui s'élèvent chaque jour davantage pour exiger un monde où les violences sexistes n'auront plus place, pour que chacune puisse vivre dans une société égalitaire.

La situation sanitaire de l'année 2020 a montré pourtant que les femmes étaient en première ligne dans les métiers de « première nécessité » (soins et aide aux personnes, grande distribution, etc.), mais dévalorisés. La charge mentale a été décuplée dans de nombreux foyers avec l'arrêt de la scolarisation pendant plusieurs semaines.

Le 25 novembre, journée contre les violences faites aux femmes, nous soutenons les actions nazairiennes et serons présent·es pour ne plus laisser le silence être une violence supplémentaire faite aux femmes.

Pascale HAMEAU, Gwenolé PERONNO, Gaëlle BÉNIZE THUAL, Cédric TURCAS, Hanane REBIHA, Philippe CAILLAUD, Capucine HAURAY, Olivier BLÉCON, Sarah TRICHET-ALLAIRE, François BILLET

Octobre 2020

Le groupe "Pour Saint-Nazaire" - Majorité

Marais de Brière, estuaire de la Loire, façade littorale... un mandat pour agir et pour préparer l’avenir

Quelle chance et quelle responsabilité de vivre au cœur d’un milieu unique, fragile, où se mêlent l’estuaire de la Loire, les marais de Brière, les plages du littoral ! Comme nous nous y étions engagés pendant la campagne électorale, nous serons au rendez-vous de ce formidable défi pour préserver et gérer durablement nos ressources environnementales stratégiques. Sur ces 50000 hectares de milieux sensibles, l’absence de plans de gestion, le laisser-faire sont tout aussi néfastes que l’artificialisation excessive des sols ou la consommation démesurée des ressources naturelles. C’est donc bien dans la recherche d’un équilibre complexe, au bénéfice de l’homme et de la nature, que nous voulons situer notre action, comme l’ont toujours fait les habitant·es de ce territoire.

Les grands enjeux sont identifiés, il s’agit de restaurer et protéger nos grands espaces naturels de zones humides, de bocages de prairies pour sauvegarder leur fonction essentielle de puits à carbone, de reconquérir la qualité de l’eau et des milieux aquatiques, de préserver la ressource en eau potable, la biodiversité faune-flore mais aussi nos lieux de vie des risques liés au changement climatique et à la montée des eaux. Il faut pour cela agir sur le temps court, préparer le temps long, et s’affranchir des frontières administratives trop restreintes.

Dans un esprit de solidarité et d’efficience, le mandat précédent a été l’occasion, sur ces dossiers, de poser les bases d’une coopération territoriale élargie, en prenant toutes nos responsabilités dans la gouvernance de l’eau, du parc naturel régional de Brière ou dans la préfiguration d’un projet alimentaire territorial, par exemple.

Ainsi, dès aujourd’hui, le programme d’actions porté par le Syndicat du bassin versant du Brivet est opérationnel. Ce contrat de six ans permettra de restaurer nos cours d’eau et canaux, de reconquérir la qualité de l’eau et des milieux aquatiques ; il représente un investissement de plus de 15 millions d’euros, financés à hauteur de trois millions par Saint-Nazaire et son agglomération.

Concernant le parc naturel régional de Brière, l’année 2021 permettra d’engager toutes les communes de la CARENE dans la réalisation d’un atlas de biodiversité communal afin de valoriser la richesse de la biodiversité du quotidien. Il sera précieux pour déployer les plans de reboisement programmés sur ce mandat.

Comme nous l’avons fait sur la gouvernance de l’eau, il nous faudra aussi installer, dans les mois qui viennent, une gouvernance structurée pour l’estuaire de la Loire. Les grandes mutations vont profondément modifier nos cadres de vie. L’équipe de la majorité municipale « Pour Saint-Nazaire » prend toutes ses responsabilités pour répondre aux enjeux de notre temps.

Faire vivre la Démocratie

Notre projet municipal est organisé autour d’un triptyque : un cap écologique, une boussole sociale, et une méthode démocratique. Ce début de mandat est l’occasion de parler méthode démocra- tique.

De très nombreux espaces d’information, de concertation, de collaboration, ou de co construction ont été mis en place ces dernières années par la Ville de Saint-Nazaire. Conseils citoyens de quartiers, dispositif d’accompagnement des initiatives citoyennes, soutien aux maisons de quartiers, au monde associatif, aux projets collaboratifs, appels à projets, conseil des aîné·es, Jeunes en ville, droit d’interpellation citoyenne, délibérations-cadres, réunions

publiques, permanences des élu·es de quartiers, les rendez-vous « 1 Mois, 1 Quartier », l’Atelier mobile...Les possibilités à disposition des nazairien·nes sont nombreuses pour s’intéresser, s’impliquer, participer et mener des projets. La participation citoyenne gagne du terrain et notre équipe « Pour Saint-Nazaire » est consciente des enjeux démocratiques, tant pour notre territoire que pour notre pays.

Malgré cette demande de concertation et les nombreux outils mis en œuvre, l’abstention continue de progresser ces dernières années. Ce fait, confirmé encore lors des derniers scrutins, à Saint-Nazaire comme partout ailleurs, doit nous interpeller. Pour nous, l’enjeu est d’améliorer et parfois restaurer la confiance et le respect entre les citoyen·nes et l’institution publique.

Cette volonté de favoriser l’information, la concertation et la co- construction entre les habitant·es et les élu·es, se concrétise par la présentation régulière de « Délibérations-cadrec » au conseil municipal, qui tracent aujourd’hui le cadre de notre action. Le processus d’élaboration de ces délibérations permet de faire participer de nombreux habitant·es et acteurs locaux, recueillir leurs avis et expertises. Ces temps de travail associent élu·es, associations, partenaires institutionnels, représentant·es des maisons de quartiers, professionnel·les... Représentant·es des conseils citoyens de quartier, et habitant·es tiré·es au sort participeront également à la démarche. Pour ce mandat, transition écologique, projet éducatif local, contrat intercommunal de santé, tarifications municipales, plan local de l’habitat et mobilités seront les grands sujets à travailler avec les habitant·es. De la même manière, au travers de la démarche « Ambition maritime et littorale » des réflexions d’ampleur seront engagées autour du projet urbain global de notre ville avec les habitant·es. Pour cela, une commission extra municipale a été mise en place. D’autres outils verront prochainement le jour, tels que les budgets participatifs ou encore les chantiers coopératifs...

Réussite éducative

À Saint-Nazaire, l’éducation est une priorité de toujours. Bien avant nous, des générations d’élu·es se sont mobilisées en faveur de l’école et en soutien à l’éducation populaire. Cette ambition pour l’émancipation des jeunes est intacte. Elle se traduit notamment par nos conventions avec l’État sur le projet éducatif de territoire et le programme de réussite éducative (PRE) qui permet à 220 enfants, chaque année, de bénéficier d’un accompagnement individualisé. Nos dispositifs, qui incluent plusieurs actions innovantes (club coup de pouce, cap collège, aide aux devoirs dans les maisons de quartier...) s’avèrent d’autant plus nécessaires dans la période que nous traversons, et après plusieurs mois qui ont pu accentuer les fragilités de certain·es. En complémentarité de ces actions, nous venons d’obtenir le très sélectif label « cité éducative », qui reconnait la qualité de l’investissement de tous les acteurs éducatifs. Les quartiers ouest, regroupés autour du collège Pierre-Norange, font ainsi partie des 80 labélisations. Au-delà des financements octroyés par ce label (200 000 euros par an pendant trois ans), il s’agit de favoriser les apprentissages et d’accompagner nos enfants à bien grandir dans notre ville, en tissant plus de liens entre tous les acteurs interagissant avec notre jeunesse.

En matière d’éducation, comme dans bon nombre d’autres domaines, notre faculté d’innovation est reconnue, et nous permet ainsi d’être en première ligne pour vivre ensemble la ville de demain.

Liban

Aux côtés des États, parfois défaillants ou autoritaires, les collectivités locales ont un rôle à jouer dans le monde. Lutter pour la démocratie, faire prévaloir les intérêts humains, porter la solidarité, contribuer au dialogue culturel, innover pour la transition écologique... Ces combats sont à mener et nos villes se doivent d’être solidaires, par-delà les frontières, pour les porter.

Forts de cette conviction, nous avons souhaité que la Ville de Saint-Nazaire et son agglomération apportent leur aide aux popu- lations du Liban, fortement touchées par une situation politique inquiétante, comme par l’explosion qui a défiguré Beyrouth. 300000 habitant·es ont perdu leur domicile. Santé et solidarité peinent à s’organiser dans un pays exsangue.

Saint-Nazaire apportera 5000 euros d’aide à un fonds des collectivités françaises pour le Liban. Une mission est en cours au Liban, pour une utilisation optimale des fonds.

SOS Méditerranée

Ville-portuaire, Saint-Nazaire accueille avec fierté le centre de formation de la Société nationale des sauveteurs en mer (SNSM). Grâce à lui, la SNSM forme ceux qui vont porter secours aux naufragé·es et sauvent des vies au large de nos côtes.

Pourtant, en Méditerranée, le cynisme, la défaillance des États et les calculs politiciens font que des milliers de migrant·es meurent noyé·es. On estime que 1 885 personnes sont mortes en Méditerranée en 2019. Plus de cinq morts, chaque jour... Ces femmes, ces hommes, ces enfants, ce sont nos frères, nos sœurs, nos enfants.

L’association SOS Méditerranée s’est donné pour mission de venir au secours des naufragé·es, de manière inconditionnelle, en respectant strictement le droit. Reconnue d’utilité publique, elle a secouru 30 896 personnes depuis sa création, dont 1 373 en 2019.

Avec le conseil départemental de Loire-Atlantique et de nombreuses collectivités en France, nous avons souhaité que Saint-Nazaire apporte son soutien à SOS Méditerranée et rejoigne, à hauteur de 10 000 euros par an, sa plate-forme de financement.

Petit-Maroc : des habitant·es et des commerçant·es gêné·es

Le pont levant, propriété du port autonome Nantes/Saint-Nazaire, permettant l’accès au quartier du Petit Maroc a été percuté par un cargo le 24 juillet. Cet incident a entraîné sa fermeture à toute circulation jusqu’à la mi-novembre, à l’heure à laquelle nous écrivons ces lignes. La gêne occasionnée pour les habitant·es et les commerçant·es a été immédiatement prise en compte par la collectivité.

Le ramassage des ordures ménagères a dû être adapté au tonnage du pont de la forme Joubert pour assurer la continuité du service public. Un itinéraire a été installé pour permettre de dévier les véhicules et les piéton.ne.s vers le pont tournant depuis l’avenue René-Coty. Des feux ont été positionnés pour fluidifier et sécuriser le trafic de la passerelle de l’écluse, même si elle est peu adaptée à un tel trafic.

Les contacts avec les commerçant·es ont permis d’identifier leurs besoins immédiats consistant à indiquer l’ouverture de ces commerces et la déviation pour s’y rendre.

Nous sommes en relation permanente avec le domaine portuaire en veillant aux intérêts des nazairien·nes de ce quartier historique de Saint-Nazaire.

Les 39 élu·es du groupe « Pour Saint-Nazaire »

Groupe "Ensemble, solidaires et écologistes" - Opposition

La connaissance pour lutter contre l’insécurité

« L’insécurité est à la mode, c’est un fait ». Cette phrase ouvrant un article de presse n’a pas été écrite en 2020 mais en 1907. Le problème de l’insécurité n’est donc pas récent et néanmoins il subsiste encore, comme nous l’avons vécu à Saint-Nazaire cet été : une fillette victime d’une balle perdue dans le genou, un homme grièvement blessé par balles, un assaut du raid : c’est ce qui a rythmé la saison estivale des habitant·es de la Bouletterie, la Trébale, le Petit Caporal, la gare, le centre-ville. Ces évènements dramatiques ne font que pointer du doigt une situation déjà fragile, mais aussi des solutions inadaptées. Alors, abordons-nous les choses du bon angle ?

Les collectivités publiques doivent s’attacher à réfléchir à leur mode de connaissance des populations vivant dans et autour des logements dont ils ont la charge, mieux comprendre les habitants afin de développer des propositions pertinentes d’accompagnement et de dynamisation du tissu social.

L’approche de ces milieux populaires est souvent biaisée par l’omniprésence de clichés et de stéréotypes réducteurs, car toujours lus avec la même grille de lecture qui fait appel aux mêmes indicateurs « classiques » qui ne rendent pas compte de « l’épaisseur de la vie quotidienne » vécue par les habitants. Les rapports officiels basent leur connaissance des habitant·es sur des chiffres fournis par des acteurs institutionnels (Insee, CAF, services de police...), mais qui ne répondent pas aux besoins des populations. Les données de la CAF recensent les attributions d’aide sociale, les données de la police enregistrent un taux d’intervention : il n’y a ni les manques, ni les besoins. De plus, elles n’offrent pas de précision à l’échelle d’un quartier et sont donc insuffisantes pour guider l’action micro locale.

Oui, le démantèlement des réseaux de trafic est à la charge de la police nationale, mais là où le maire réclame une augmentation des effectifs de la police et des caméras de vidéosurveillance, nous répondons que les solutions doivent être humaines et construites en concertation avec les quartiers directement impactés par cette problématique d’insécurité. Faire appel aux habitant·es pour mettre en place des « référent·es de vie », accroître la présence des médiateur·trices qui feraient le lien entre les institutions, la municipalité, les travailleur·ses sociaux et les associations, toutes ces mesures permettraient d’inclure tou·tes les acteur·trices et aboutiraient sur de véritables projets.

Pascale HAMEAU, Gwenolé PERONNO, Gaëlle BÉNIZE THUAL, Cédric TURCAS, Hanane REBIHA, Philippe CAILLAUD, Capucine HAURAY, Olivier BLÉCON, Sarah TRICHET-ALLAIRE, François BILLET

 

Septembre 2020

Le groupe "Pour Saint-Nazaire" - Majorité

Des élections municipales inédites

Les élections municipales se sont déroulées dans des circonstances inédites et une importante majorité de Nazairiennes et de Nazairiens a choisi de reconduire David Samzun dans sa fonction avec une équipe renouvelée. Nous remercions l’ensemble des électeurs et électrices, qui se sont déplacé·es malgré les inquiétudes générées par la crise sanitaire. Nous saluons le travail des services municipaux, qui auront fait preuve d’engagement et de réactivité pour garantir des conditions d’accueil sécurisées. Le 3 juillet, moins d’une semaine après le second tour, nous réunissions le nouveau conseil afin de confier les responsabilités aux élu·es. La prise en main rapide des dossiers, la volonté partagée de servir l’intérêt général et le choix renforcé de la proximité par la création de sept adjoint·es de quartier sont nos atouts pour conduire une politique municipale dont la boussole est sociale, le cap écologique et la méthode démocratique.

Soutenir l’emploi

La crise sanitaire nécessite de la prudence, un respect rigoureux des gestes barrières, une solidarité collective pour faire obstacle à une nouvelle propagation d’ampleur du virus. Les milliers de victimes de cette épidémie, qui se poursuit partout dans le monde, sont là pour nous rappeler sa dangerosité. Les conséquences sociales sont elles aussi bien là. Licenciements, non reconduction de contrats, limitations des intentions d’em- bauches font partie du quotidien des salarié·es et des chef·fes d’entreprise. Or, nous le savons, la perte d’emploi et les spirales  qui conduisent à la pauvreté sont tout aussi dangereuses pour les personnes concernées que pour l’ensemble de la société et nos politiques de solidarités. Ce contexte doit nous conduire à amplifier nos actions. Les poli- tiques sociales, les soutiens alimentaires, les dispositifs d’accom- pagnement du service public sont et seront au rendez-vous. Les politiques de soutien aux entreprises, aux chantiers d’insertion, aux formations, à l’innovation et à la recherche le seront tout autant. Depuis des années, nous travaillons, avec les acteurs et actrices économiques, à bâtir ici un modèle de croissance qui réconcilie l’in- dustrie et l’environnement, qui conjugue la puissance industrielle et l’attractivité touristique. Les atouts, nous les avons et nous devons faire vivre ce modèle en renforçant toutes les coopérations et en accueillant toujours mieux les initiatives citoyennes, associatives et entrepreneuriales.

Sécurité industrielle

Notre bassin d’emploi se caractérise par une forte activité industrielle, au cœur de nombreux enjeux économiques et environnementaux. C’est notre fierté de relever ces défis. Pour autant, nous n’ignorons pas les risques que représente l’activité industrielle. Le drame de l’explosion qui a endeuillé Beyrouth vient le souligner crûment. Notre attitude tient en deux mots : vigilance et exigence. Vigilance sur l’activité économique et les signaux pouvant alerter sur la situation de telle ou telle entreprise.  Exigence  vis-à-vis  de  l’État, car il lui appartient de faire respecter la réglementation. Nous souhaitons qu’il agisse promptement pour assurer la sécurité de toutes et tous et le maire l’a déjà fait savoir à plusieurs reprises auprès des autorités préfectorales.

Soutien à la culture et programmation estivale 

L’ambition culturelle de la ville s’est  traduite,  en  premier  lieu,  par un dispositif de soutien exceptionnel pour répondre à l’urgence des  acteurs  et  actrices  des  arts  et  de  la  culture,   touchés   de plein fouet par la crise sanitaire. Par ailleurs, il était impératif de maintenir une programmation estivale pour les habitant·es qui ne partent pas en vacances, mais aussi pour répondre à l’attractivité touristique. Découverte du patrimoine, animations, spectacles, la programmation culturelle s’est adaptée afin de garantir la sécurité sanitaire au public. À défaut de festival, l’équipe des Escales n’a pas hésité à sortir du cadre en programmant sur le toit de la base sous- marine six concerts dans un Club Panorama salué par les médias nationaux. Saint-Nazaire Côté Plages, pour sa part, a repensé ses spectacles de rue et imaginé des sérénades  d’un  nouveau  genre dans les quartiers. Autant de rendez-vous culturels qui ont permis d’accueillir jusqu’à 900 spectateurs et spectatrices par semaine et rappeler, face aux incertitudes, la place centrale de la culture.

La base nautique du skate park

Saint-Nazaire est une ville littorale dont nous souhaitons révéler toutes les ressources. Elles sont nombreuses pour le développement des activités économiques et la filière du tourisme mais elles sont aussi une formidable opportunité pour développer nos activités sportives et de loisirs. Depuis trois ans, sur la grande plage en face du skate park, les catamarans côtoient les planches à voile et les pirogues pour le plaisir des pratiquants et des promeneurs. Cette année, près de 100 % des créneaux pour les cours collectifs ont été utilisés et les inscriptions dès juin via espace famille ont permis un accès privilégié pour les Nazairiennes et les Nazairiens et notamment celles et ceux qui ne peuvent pas partir en vacances.

La rentrée scolaire

L’année écoulée a été très éprouvante pour l’ensemble des adultes qui œuvrent à l’accueil et à l’éducation des enfants. Elle a été difficile pour les familles et naturellement pour les enfants. Elle aura réclamé un engagement de la part de toutes et tous. En juin dernier David Samzun a réuni l’ensemble des acteurs sociaux et éducatifs afin d’échanger sur la situation des enfants particulièrement en difficulté. Une chose est certaine, il y a nécessité de renforcer nos interventions en matière de réussite éducative et d’accompagnement à la scolarité. Selon son habitation, sa situation économique, sociale, familiale, le confinement a été vécu différemment. Pour certains enfants et adolescents, les conséquences psychologiques  sont  importantes et aggravées par l’absence du lien quotidien avec l’école, le collège ou le lycée. Dès l’automne, conformément à notre engagement de campagne, nous lancerons le travail partenarial sur l’actualisation du Projet éducatif local. À Saint-Nazaire, les politiques éducatives et d’éman- cipation sont des priorités ancrées. Nous continuerons à développer les outils et les soutiens pour que les enfants et les jeunes puissent s’épanouir dans leur ville.

Place aux associations

À l’heure où il nous est demandé de rendre ce texte que vous lisez aujourd’hui, nous ne savons pas si « Place aux associations », l’événement associatif de la rentrée, pourra avoir lieu. Nous souhaitons une nouvelle fois souligner l’incroyable richesse créée par les bénévoles des associations. Saint-Nazaire, c’est plus  de 650 associations et une formidable énergie citoyenne. L’action associative est un complément indispensable à l’action publique. Nous l’avons encore constaté du point de vue de l’organisation des solidarités, dans cette période de crise sanitaire, sociale et économique. Cette rentrée est aussi celle des associations sportives dont nous saluons les capacités d’adaptation, discipline par discipline, afin de continuer à proposer des cours. Saint-Nazaire ville sportive se mobi- lise pour que l’activité sportive perdure malgré la circulation du virus.

Faits graves de délinquance

Dès le début de son premier mandat, la majorité municipale a créé un dispositif de vidéo protection et une police municipale pour répondre aux incivilités croissantes et permettre à la Police nationale de se concentrer sur les questions de sécurité publique et de lutte contre les trafics de drogue. Nous nous sommes engagés à augmenter ces moyens  au cours  de ce mandat en doublant les effectifs de la police municipale et en étendant la vidéoprotection à de nouveaux sites. Malgré l’engagement et le travail des différents services de police et des acteurs de la justice, des faits graves telles que des fusillades en pleine rue liées au trafic de drogue et blessant deux personnes, sont venus souligner encore une fois l’importance prise par ces  trafics  dans notre commune. Ces faits ont conduit le maire à interpeller de nouveau le ministre de l’Intérieur mardi 4 août afin que la ville de Saint-Nazaire soit  dotée  des  effectifs  de  police  adaptés  à  sa  taille, à sa fonction de ville centre d’agglomération et à son attractivité croissante. La Ville de Saint-Nazaire prend et prendra toute sa part dans la lutte contre l’insécurité mais c’est à l’État d’assurer la protection des Français·es et des Nazairien·nes.

La méthode : le projet stratégique

Etre élu·e, c’est recevoir un mandat. Celui de tenir les engagements pris et de rester en lien avec les habitantes et les habitants afin de conduire, sous leur regard et avec leur participation, les affaires publiques.  Dès  l’automne  2020,  nous   commencerons   à   croiser les engagements politiques de campagne avec les capacités  humaines et financières de la collectivité afin de définir une programmation  sur  le  mandat.  La  majorité  de  2014  a  adopté  un « projet stratégique », qui court jusqu’en 2024. Nous allons prendre le temps d’en faire le bilan et de croiser les engagements pris en 2O14 avec les nouveaux enjeux, les nouvelles demandes et les besoins nés de la crise sanitaire. Forts de ce travail, qui prendra quelques mois, nous adopterons un nouveau « projet stratégique de mandat». Il constituera notre trame de travail. Nos projets et notre calendrier de mise en œuvre y seront clairement établis afin que le dialogue démocratique se poursuive avec vous toutes et tous.

Le Covid est toujours là

Le respect de la distanciation sociale, le port du masque, le lavage fréquent des mains sont autant de gestes barrières qui  font  désormais partie de notre quotidien. Les efforts constants et le civisme des Nazairien·nes participent à la limitation de la propagation du virus sur notre territoire. Cette crise sanitaire  dure  dans le temps et nous oblige à adapter les offres concernant les événements proposés. Nous sommes conscients qu’il est douloureux d’annuler certaines animations. Toutefois, notre priorité est de protéger l’ensemble des habitant·es en prenant  les précautions  appropriées.  La solidarité est une valeur fortement ancrée à Saint-Nazaire. À chacun·e de maintenir sa vigilance avec le souci de l’intérêt général.

Les 39 élu·es du groupe «Pour Saint-Nazaire»

Groupe "Ensemble, solidaires et écologistes" - Opposition

Le collectif «Ensemble, solidaires et écologistes» créé pour la campagne municipale puise ses sources dans la volonté de proposer un changement pour Saint-Nazaire. Si  nous  n'avons  pas réussi à convaincre suffisamment, nous ne baissons pas les bras, et souhaitons en faire un outil démocratique dont chaque citoyen·ne pourra s’emparer. Avec dix élu·es au  conseil  municipal,  nous  souhaitons  exercer un mandat constructif, tout en étant intransigeant·es avec les exigences qui nous ont porté·es : démocratie, solidarité, écologie.

Ensemble

L’élection municipale a été marquée par une très forte abstention. Celle-ci est depuis quelque temps trop importante pour la démocratie, mais elle a atteint un sommet inégalé en mars et juin derniers. Certes, la pandémie de Covid-19 et les incertitudes qui en découlaient ont joué un rôle, mais ce n'est pas la seule explication. Une défiance s'est installée. C'est pourquoi nous souhaitons, à vos côtés, rapprocher le fonctionnement et les actions municipales des citoyennes et des citoyens, par des actions innovantes et de proximité.

Solidaires

Notre économie qui semblait solide se révèle un colosse aux pieds d'argile avec des décisions prises loin des Nazairien·nes. Déjà, silencieusement, hors des plans de licenciements annoncés, de trop nombreux habitant·es se sont retrouvé·es privé·es d'emploi : CDD, intérimaires, sont les premières personnes à avoir souffert des baisses d'activité. La conversion écologique de l'industrie peut commencer dès aujourd'hui, en mettant autour de la table partenaires et acteurs économiques afin de préserver emplois et savoir-faire local en réorientant les activités. Activités de transformation alimentaire au plus près de la paysannerie locale, soins et services à la personne : les besoins sont importants, mais il faut maintenant mettre les investissements en face.

Écologistes

Encore une fois, après des épisodes estivaux de canicule et de sécheresse viendront les inondations. Le réchauffement climatique a des conséquences très concrètes et n'épargne pas notre territoire. Il est nécessaire dès aujourd'hui de mettre en place une société différente, où l'économie est basée sur les besoins et non le consumérisme, où l'entraide est une valeur centrale et valorisée, où les ressources naturelles sont utilisées sans les épuiser. Nous devons également mettre en place la ville qui nous permet de vivre dans ces conditions modifiées : des logements naturellement frais l'été et isolés l'hiver afin d'économiser chauffage et ventilation, des plans d'inondation protecteurs, une végétation naturelle et rafraîchissante, une biodiversité préservée et protégée.

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